Du ciel et de la terre

31.3.2008

Le disque d’or de Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:00

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Pendant que l’ATV Jules Verne (voir dernière note sur le sujet du 09 mars 2008) poursuit avec succès ses exercices de qualifications, avant de s’amarrer jeudi à la Station Spatiale Internationale, cette nuit, je nous propose d’admirer le disque de Saturne.

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Janus, Pandore et Pan dans les anneaux de Saturne ; Crédit image NASA, JPL, Space Science Institute

Crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 019 x 1 019 pixels

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La sonde Cassini se trouvait le 7 février 2008 à environ 1,1 million de kilomètres de Saturne. Ce cliché réalisé aux travers de filtres, reconstitue ce que pourrait voir un oeil humain, placé dans de telles conditions. Cassini regarde le côté non illuminé des anneaux.

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Trois des lunes de Saturne sont identifiables. Janus (181 km de diamètre) est la plus visible, tout en haut de l’image, tandis que Pandore (84 km de diamètre) longe le bord extérieur du fin anneau F.

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Entre l’anneau F et le bord extérieur de l’anneau A, le point lumineux est une étoile de fond.

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Beaucoup plus difficile à discerner, Pan (26 km de diamètre) est un

petit point dans la division de Encke, la bande noire près du bord extérieur de l’anneau A. Il est repérable, dans la partie gauche de la division de Encke, juste en dessous et légèrement à droite de l’étoile de fond.

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Un disque d’or valsant en compagnie de ses lunes bergères tout autour de Saturne, laissons-nous emporter par cette petite musique de nuit.

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Source : CICLOPS

 

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30.3.2008

Bicycle solaire

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

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Dans la note du 6 janvier 2008 était annoncée l’apparition d’un nouveau cycle solaire : le cycle 24.

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Mais le cycle 23 (un cycle solaire dure approximativement 11 ans), n’est pas terminé pour autant. Cette semaine, explique David Hathaway, physicien de la NASA, spécialiste du Soleil, trois taches solaires sont apparues. D’après leur polarité, elles font encore partie du cycle 23, celles du cycle suivant ont leur polarité inversée.

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Taches solaires enregistrées par le magnétogramme de SOHO, le 27 mars 2008 ; source SOHO

Taches solaires enregistrées par le magnétogramme de SOHO, le 27 mars 2008 ; source SOHO

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Même si cela peut paraître surprenant, la coexistance de deux cycles est habituelle dans l’activité solaire. Peu à peu un cycle se termine, pendant que le suivant prend de l’ampleur.

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La plus petite des trois taches sur l’image ci-dessus a été la source le 25 mars d’une éruption solaire d’importance moyenne dans l’espace. C’est ce type d’éruption qui entraîne l’apparition, la nuit, de magnifiques aurores aux latitudes polaires.

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Aurore, 28 mars 2008, crédit image Sylvain Serre, SpaceWeather . Com

Aurore, 28 mars 2008, crédit image Sylvain Serre, SpaceWeather . Com

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A témoin cette photo prise par Sylvain Serre de Salluit, Nunavik, Québec, le 28 mars 2008, qui prouve l’enthousiasme du photographe et de ses amis !

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Pour Hathaway, il faut s’attendre à d’autres éruptions solaires pendant sept à 10 jours.

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Cycles solaires 23 et 24 ; crédit image : NASA, MSFC, Hathaway

 

Cycles solaires 23 et 24 ; crédit image : NASA, MSFC, Hathaway

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Plan large : 1 024 x 768 pixels

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Le physicien estime qu’il faudra attendre 2012 pour que le cycle solaire 24 atteigne son maximum d’activité.

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Sources :

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NASA

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SOHO

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SpaceWeather.com

 

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29.3.2008

Nébuleuse de la fourrure de renard

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

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Cette nuit, dirigeons nos regards vers la constellation de la Licorne, à environ 2 700 années lumière de nous, près du bras gauche d’Orion

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Voici une capture d’image réalisée au foyer du Canada-France Hawaï Telescope (CFHT). Elle sert d’illustration pour le mois de janvier du calendrier du CFHT.

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Cette nébuleuse a été surnommée, vu sa forme et sa couleur, la nébuleuse de la fourrure de renard. Le nuage de gaz et de poussières est sculpté et illuminé par la lumière provenant d’un amas de jeunes étoiles de la nébuleuse d’Orion : NGC 2264 (voir note du 27 mai 2006).

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Nébuleuse de la fourrure de renard Crédit image : CFHT, Coelum

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Crédit image : CFHT, Coelum

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Plan large : 740 x 880 pixels

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Source : CFHT

 

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28.3.2008

Mars : Hebes Chasma

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:40

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Bonne surprise en ce début de fin de semaine : Gerhardt Neukum, le responsable de la caméra haute définition de la sonde de l’ESA Mars Express, et son équipe de la Freie Universität Berlin, nous invitent à une nouvelle promenade sur Mars.

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Voici tout d’abord la carte locale. Hebes Chasma est l’un des canyons proches de Valles Marineris. Il se situe par 1° latitude sud et 282° longitude est.

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Carte locale Hebes Chasma ; crédit : FU Berlin, MOLA

Carte locale Hebes Chasma ; crédit : FU Berlin, MOLA

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Plan large : 897 x 1 024 pixels

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Plan original : 1 653 x 1 887 pixels

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Le but de notre visite, Hebes Chasma, a été filmé ici par la caméra haute résolution de Mars Express, le 16 septembre 2005, avec une résolution de 15 mètres environ par pixels.

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Hebes Chasma ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Hebes Chasma ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 1 024 x 966 pixels

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Plan original : 2 650 x 2 500 pixels

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Pour le plaisir des yeux, admirons ces trois vues en perspectives réalisées à partir des données enregistrées sur les différents canaux de la caméra.

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Hebes Chasma, perspective 1 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Hebes Chasma, perspective 1 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan original : 3 125 x 2 500 pixels

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Les flancs du graben central et des bords du canyon sont profondément entaillés par des ravines provenant probablement de ruissellements et de glissements de terrain.

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Hebes Chasma, perspective 2 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Hebes Chasma, perspective 2 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan original : 3 125 x 2 500 pixels

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Le dénivelé entre surface et fond du canyon est de plus de 8 000 mètres !

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Hebes Chasma, perspective 3 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Hebes Chasma, perspective 3 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan original : 3 125 x 2 500 pixels

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Les flancs du canyon sont composés de nombreuses couches de roches empilées les unes sur les autres et exposées à l’érosion. Elles sont peut-être les restes d’un ancien plateau, de sédiments d’un lac ou provenant des dépots de cendres volcaniques apportées par le vent.

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Lors de passages ultérieurs de la sonde Mars Express au-dessus de Hebes Chasma, son spectromètre OMEGA a identifié en de nombreux endroits l’existence de minéraux, intrinséquement liés à la présence d’eau, comme le gypse.

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Source : ESA Space Science

 

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27.3.2008

Mercure survol du 14 janvier 2008 par Messenger, épisode VI

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:20

 

Cette nuit, Ariaga sera contente, retrouvons la sonde Messenger dans un nouvel épisode (voir dernière note sur le sujet du premier mars 2008).

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Le 18 mars, les moteurs de la sonde ont été allumés comme prévu pour la première correction de la trajectoire avant son second survol de Mercure, le 06 octobre prochain.

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Pendant qu’elle navigue dans l’espace, les astronomes continuent d’étudier les clichés enregistrés lors de son premier survol, le 14 janvier dernier.

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Voici tout d’abord une image prise d’un des plus grands et des plus jeunes bassins d’impact du système solaire : le bassin Caloris.

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Mercure : bassin Caloris ; Crédit image NASA, John Hopkins University-APL, Carnegie Institution

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Plan original : 1 018 x 1 024 pixels

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La zone couverte représente environ une portion de 280 kilomètres du plancher du bassin. Le jeune cratère situé en haut à droite de l’image se situe approximativement à gauche du centre du bassin. Il est auréolé par toute une série de traits lumineux.

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Au premier plan nous observons une grand nombre de fractures en partie recouvertes par des cratères plus récents. Elles sont disposées sur des grandes plaines au bord du bassin. Des failles similaires ont été repérées lors du passage de Mariner 10 sur le versant oriental de Caloris. Les scientifiques estiment qu’elles sont apparues lorsque l’ensemble du plancher s’est surélevé, provoquant l’étirement horizontal et des cassures dans le matériau remplissant le bassin.

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La deuxième vue nous présente le cratère Mozart. Lors du passage de Mariner 10, il avait été photographié près de la ligne séparant le jour de la nuit, et se trouvait alors dans l’obscurité. Dénommé en l’honneur du célèbre compositeur, le voici maintenant en pleine lumière, au centre de l’image.

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Mercure : cratère Mozart ; Crédit image NASA, John Hopkins University-APL, Carnegie Institution

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Plan original : 1 018 x 1 024 pixels

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D’un diamètre de 225 kilomètres, nous pouvons maintenant en observer les détails. Les collines sombres sur le plancher du cratère sont probablement les résidus de l’ancien pic central. L’exament des détails a permis aux astronomes de découvrir de nombreux cratères secondaires dus aux retombées des éjectas du premier impact.

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Le cratère Mozart se situe juste au sud du bassin Caloris.

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Crédit images : NASA, Johns Hopkins University-APL, Carnegie Institution

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Source : site Messenger

 

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26.3.2008

Les chaleurs d’Encelade

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

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Cette nuit, Carolyn Porco, la responsable de l’équipe gérant la sonde Cassini en orbite autour de Saturne, vient de publier un article enthousiaste relatant les nouvelles découvertes réalisées par la sonde lors de son survol d’Encelade le 12 mars dernier. (Voir dernière note à ce sujet du 13 mars 2008).

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Depuis que Cassini a détecté de puissants geysers s’élevant d’une zone appelée les « Griffes du Tigre » dans la région du pôle sud d’Encelade, l’attention des astronomes est extrême.

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Les chaleurs d'Encelade ; crédit image : NASA, JPL, GSFC, SwRI, SSI

Sur cette région des Griffes du Tigre photographiée lors du survol de 2005 ont été juxtaposés les données recueillies par le spectromètre infrarouge le 12 mars 2008.

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Crédit image : NASA, JPL, GSFC, SwRI, SSI

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Plan large : 1 019 x 1 024 pixels

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Plan original : 2 240 x 2 252 pixels

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Première surprise, lorsque le spectromètre infrarouge a enregistré les chaleurs au niveau des griffes, la température s’est révélée plus élevée de 17 degrés Celsius par rapports aux données précédentes pour atteindre – 93° Celsius, soit 93° plus chaud que la température moyenne au sol de la lune. Cette « chaleur » s’étend tout au long des fissures dépassant les points plus précis déjà repérés lors des survols antérieurs d’où s’échappent les geysers. D’autres points chauds ont aussi été repérés à l’extérieur des griffes.

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Cette chaleur tend à renforcer l’idée, sans la prouver définitivement, de la présence d’eau liquide sous la croûte glacée.

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L’autre surprise provient de l’analyse de la composition chimique des geysers traversés lors du survol. Pour le spectromètre de masse, ils « sentent » comme une comète. Pourtant à l’inverse d’une comète l’activité d’Encelade n’est pas due à l’action du rayonnement solaire, mais bien à des mécanismes internes.

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Outre de la vapeur d’eau, les geysers dégagent du dioxyde et du monoxyde de carbone et des matières organiques vingt fois plus importantes que prévues. Ne manque plus que l’eau liquide (probablement présente à quelques kilomètres sous la surface), pour que toutes les briques élémentaires de la vie soient en place.

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Les scientifiques sont particulièrement impatients d’attendre le prochain survol de la sonde d’Encelade prévu en août, d’autant qu’une panne informatique a empêché l’enregistrement de vues en haute résolution de la surface d’Encelade lors de son survol au plus près. Ils espèrent bien pourvoir photographier alors directement et en détail la zone des fissures ,déjà repérées précisément, d’où sortent les geysers glacés.

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Sources :

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Cassini-Huygens, site NASA

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CICLOPS

 

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25.3.2008

Des CAIs comme témoins

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

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Un article a paraître dans la revue Science Express s’intéresse à la recherche des plus anciens astéroïdes de notre système solaire. L’étude a été menée sous la direction de Jessica Sunshine (University of Maryland) et est co-signée par H.C. Connolly Jr (City University of New York), T.J. McCoy (Smithsonian Institute), S.J. Bus (University of Hawaï) et L.M. Lacroix (Smithsonian Institute).

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Tout d’abord petit rappel théorique : au tout début de l’histoire de notre système solaire, notre jeune Soleil est entouré d’un disque de gaz chaud. Lorsque celui-ci commence à se refroidir, les tout premiers matériaux à se condenser en particules solides sont des éléments riches en calcium et en aluminium. Au fur et à mesure du refroidissement les autres éléments vont à leur tour se condenser pour former la matière première des futurs planétisimaux puis des planètes.

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Météorite Allende CV3 avec inclusions calcium-aluminium ; crédit image : University of Maryland

Météorite Allende CV3 avec inclusions calcium-aluminium ; crédit image : University of Maryland

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Plan large : 1 024 x 589 pixels

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Plan original : 2 988 x 1748 pixels

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Des traces de cette genèse ont été retrouvées dans les météorites. Un bel exemple en est Allende CV3, tombée sur Terre en 1969. L’image ci-dessus nous la présente découpée en tranches. Le petit cube d’un centimètre de côté permet de visualiser la taille réelle de l’objet. Ont été entourées en rouge des inclusions calcium-aluminium (CAI) importantes.

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Pendant longtemps les scientifiques se sont basés sur les CAIs pour dater l’origine du système solaire et l’ancienneté des météorites.

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L’équipe d’astronomes a repris cette théorie pour observer des astéroïdes dans le visible et l’infrarouge à partir du télescope IRTF (InfraRed Telescope Facility) de la NASA, installé à Hawaï. L’étude de leurs spectres a permis d’établir que trois d’entre-eux possédaient des quantités deux à trois fois plus importantes de CAIs qu’à l’accoutumée.

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Pour les chercheurs, ils sont pratiquement inchangés depuis la naissance du système solaire, il y a 4,55 milliards d’années. Maintenant nous savons où ils sont, commente Jessica Sunshine. Ces astéroïdes seront une cible privilégiée pour les futures missions spatiales qui pourront prélever et ramener des échantillons sur Terre. Ces échantillons seront le précieux témoin des premiers millions d’années de l’existence de notre système solaire.

 

Sources :

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University of Maryland

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Science

 

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24.3.2008

Des cirrus martiens

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:40

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Les occasions d’apercevoir le ciel martien depuis la surface ne sont pas si fréquentes. Le petit robot Opportunity le fait pour nous : il a dirigé sa caméra vers le ciel de la planète rouge pour photographier ces nuages. Voici une animation réalisée à partir des enregistrements.

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Ces nuages, rappelons que l’atmosphère martienne est très tenue, ressemblent beaucoup aux cirrus terriens. Ils contiennent principalement de la glace d’eau.

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Ces prises de vues du ciel sont répétées très régulièrement par les deux robots Spirit et Opportunity. Les scientifiques sont très intéressés par les changements météorologiques saisonniers. En particulier, Mars étant très froide, la glace réchauffée par le Soleil, se sublime en vapeur d’eau qui monte dans l’atmosphère pour former des nuages de glace. Les robots enregistrent aussi la direction et la vitesse des vents.

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Crédit : NASA, JPL-Caltech, Cornell, ASU, Texas A&M, Navigation Caméra

Crédit : NASA, JPL-Caltech, Cornell, ASU, Texas A&M, Navigation Caméra

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Source : Mars Exploration Rover Mission, site NASA

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Note de l’auteur : Si cet article semble à première vue destiné simplement à commenter ces enregistrements de passages de cirrus dans l’atmosphère martienne, il ouvre le champs à bien des discussions :

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Vu les conditions de température et de pression sur Mars, il est communément admis que l’eau ne peut exister sous forme liquide. Si l’eau circule d’un pôle à l’autre en fonction des saisons par quel processus se redépose-t-elle en glace au sol ? Par cristallisation de la vapeur d’eau au contact du sol ? Des rumeurs insistantes évoquent la possibilité de pluies, mais pour l’instant aucun communiqué officiel n’est venu en apporter la preuve.

 

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23.3.2008

Dépôts salins sur Sirenum Terra

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:00

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La note du 28 octobre 2007 était déjà consacrée à un sujet similaire : la mise en évidence par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de possibles anciens dépôts salins sur la surface de la planète Mars.

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Cette fois-ci, un article est paru dans la revue Science sur le même sujet. L’équipe d’astronomes dirigée par Mikki Osterloo, University of Hawaï, a utilisé les enregistrements réalisés par la caméra thermique THEMIS, installée sur la sonde Mars Odyssey pour observer dans le visible et l’infrarouge la surface martienne.

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Ils ont repéré près de 200 sites marqués par la présence de chlorures en surface, tous situés sur les hautes terres de l’hémisphère sud martien. Les chlorures représentent une grande famille de sels dont le chlorure de sodium, notre sel de table.

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Dépôts de chlorures sur Mars ; Crédit image : NASA, JPL-Caltech, Arizona State University, University of Hawaï

Dépôts de chlorures sur Mars ; Crédit image : NASA, JPL-Caltech, Arizona State University, University of Hawaï

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Plan large : 1 024 x 744 pixels

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Sur cette carte en fausses couleurs ont été reportées en bleu vif les zones où les chlorures ont été découvertes. Mars Odyssey a enregistré ce cliché le 11 décembre 2003, par 221° de longitude est et 38,8° latitude sud, à l’aplomb de Terra Sirenum, une région accidentée de l’hémisphère sud martien.

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Dépôts de chlorures sur Mars ; Crédit image : NASA, JPL-Caltech, University of Arizona, Arizona State University, University of Hawaï.

Dépôts de chlorures sur Mars ; Crédit image : NASA, JPL-Caltech, University of Arizona, Arizona State University, University of Hawaï.

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Plan large : 1 024 x 1 164 pixels

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Voici la zone annotée par un encadré noir sur l’image précédente. Elle a été prise par la caméra haute résolution HiRISE, installée sur MRO, le 30 mars 2007. Les deux vues détaillées à droite, en fausses couleurs, montrent des craquelures ressemblant fort à la physionomie des dépôts salins asséchés sur notre Terre.

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Les gisements découverts se situent généralement au fond de dépressions topographiques. Ces terrains font partie des plus anciens de la planète Mars. Les scientifiques estiment que les dépots de sel se sont formés entre 3,5 et 3,9 milliards d’années. On sait déjà que Mars a connu dans le passé des périodes au climat plus chaud et plus humide que maintenant.

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Les scientifiques, à la recherche d’éventuelles traces de vie sur Mars, se sont intéressés au terrains martiens riches en argiles et en sulfates (Voir note du 21 avril 2006). Les auteurs de l’article proposent de nouvelles pistes pour la quête de la vie martienne.

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Par nature, souligne Philipp Christensen, membre de l’équipe et chercheur en titre de la caméra THEMIS de Mars Odyssey, les dépôts salins impliquent la présence de beaucoup d’eau, sur une période assez longue. Or la vie a besoin de longues périodes pour se développer. De plus sur Terre les dépôts salins se sont révélés d’excellents conservateurs de matière organique. Des bactéries emprisonnées pendant des millions d’années dans de telles conditions se sont «réveillées» normalement en laboratoire.

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Cette découverte, commente Jeffrey Plaut, du JPL et responsable scientifique de Mars Odyssey, témoigne de la pérennité de la sonde qui est maintenant dans sa septième année d’existence. Plus nous étudions Mars, plus la planète devient fascinante.

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Le résultat est important pour l’avenir de la sonde. Il n’est pas passé inaperçu aux yeux d’Alan Stern, directeur scientifique de la NASA. Il confirme la continuation de la mission scientifique de Mars Odyssey, pour un coût relativement faible, et l’annonce de découvertes à venir tout à fait excitantes.

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Source principale : NASA, Jet Propulsion Laboratory

 

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22.3.2008

Un sursaut gamma visible à l’oeil nu !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

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Au fil du temps, nous avons eu ici plusieurs fois l’occasion d’évoquer les sursauts gamma. Il s’agit de rayonnements de très haute énergie. Associés à l’explosion d’une supernova, à la formation ou à la collision de trous noirs, ce sont les événements les plus lumineux existants depuis le Big Bang.

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Les sursauts gamma sont particulièrement destructeurs. Généralement très brefs, leur émission entraine un phénomène de post-luminescence lorsque leur rayonnement, qui se déplace à des vitesses proches de celle de la lumière, rencontre les nuages de gaz interstellaires voisins par exemple.

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Le 19 mars 2008, le satellite spatial de la NASA, Swift, détecte un sursaut gamma. Il est dénommé GRB 080319B, car c’est le deuxième de la journée. Dès sa localisation faite dans la Constellation du Bouvier, d’autres télescopes au sol et dans l’espace sont mobilisés pour observer sa post-luminescence.

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GRB 080319B ; crédit image : NASA, Swift, Stephan Immler et autres

GRB 080319B ; crédit image : NASA, Swift, Stephan Immler et autres

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Plan large : 1 082 x 542 pixels

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Voici la post-luminescence du sursaut gamma observée par deux des instruments du télescope spatial Swift : à gauche dans la gamme des rayons X, à droite dans celle des ultraviolets.

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Les données reçues par les télescopes au sol et dans l’espace concordent. Les chiffres sont époustouflants ! La magnitude visuelle était comprise entre 5 et 6. Autrement dit, le sursaut gamma aurait été visible, certes faiblement, par un observateur regardant dans la bonne direction et sous un ciel dépourvu de toute pollution lumineuse, à l’œil nu !

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Le VLT de l’ESA au Chili, a enregistré un décalage vers le rouge de 0,94. Ce qui signifie que l’événement était éloigné de 7,5 milliards d’années lumière ! Donc l’explosion a eu lieu lorsque l’Univers avait moins de la moitié de son âge actuel. Notre système solaire n’existait pas encore !

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Aucun événement ni explosion n’a encore jamais pu être observé à une telle distance ! L’objet le plus lointain discernable à l’oeil nu, dans de bonnes conditions, est la galaxie voisine du Triangle (M33), située à 2,9 millions d’années lumière de nous. La post-luminescence de GRB 080319B a été 2,5 millions de fois plus lumineuse que celle de la supernova la plus brillante enregistrée à ce jour. Ce sursaut gamma est donc, intrinsèquement, l’objet le plus lumineux jamais observé par l’homme dans l’Univers.

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Les scientifiques essaient bien sur de comprendre pourquoi ce sursaut gamma a été si puissant. Il est possible que, par hasard, la Terre se soit trouvée exactement dans l’axe d’émission du jet des particules à haute énergie.

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Le 19 mars 2008 mourrait l’écrivain Arthur C. Clarke. Ce même jour, Swift a enregistré quatre sursauts gamma. D’où le commentaire d’un des scientifiques du télescope spatial : «par coïncidence, le départ de Clarke semble avoir mis l’univers en feu avec les explosions de rayons gamma».

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Source : Goddard Space Flight Center, site NASA

 

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