.
Attention les images suivantes sont exceptionnelles !
.
Mis à part les dust-devils, les tourbillons de poussières, il est difficile pour les sondes en orbite autour de Mars de pouvoir filmer tout mouvement sur la surface de la planète rouge. Mais la technique évolue, Mars Reconnaissance Orbiter avec sa caméra haute définition HiRISE, et une résolution de 27 cm/pixel, peut voir, lors des meilleures conditions, des détails de l’ordre de 75 cm au sol ! Ici les objets d’un diamètre de 95 cm sont entièrement résolus.
.

Mars falaise au pôle nord, noir et blanc
.
Plan large : 1 024 x 436 pixels
.
Plan très large : 2 048 x 871 pixels
.
Voici tout d’abord, l’image originale en noir et blanc. MRO se trouvait le 19 février 2008 par 83,7° latitude nord et 253,8° longitude est, au-dessus du pôle nord martien.La grande falaise recouverte d’une couche blanche de glace de dioxyde de carbone atteint 700 mètres de hauteur avec des pentes allant jusqu’à 60% ! Elle est constituée de couches alternant glaces et poussières.
.

Mars falaise au pôle nord, quatre avalanches, fausses couleurs
.
Plan large : 1 024 x 677 pixels
.
Plan très large : 2 390 x 1 581 pixels
.
Les scientifiques, lorsqu’ils ont analysé l’image ont eu la surprise de découvrir au moins quatre avalanches en pleine progression. C’est la première fois qu’un tel phénomène a pu être photographié en direct ! Tous les clichés sont en fausses couleurs pour mieux faire apparaître les différences de textures des matériaux en action.
.
Pour le plaisir, voici une de ces avalanches, vue très en détail.
.

Mars avalanche au pôle nord, détail, fausses couleurs
.
Plan large : 1 024 x 768 pixels
.
Plan très large : 2 048 x 1 536 pixels
.
Le printemps progresse sur le pôle nord martien. Le bord supérieur de la falaise montre des traces de failles. Bien que cela soit peu visible, nous pouvons deviner sa structure en couches alternées tout au long de l’escarpement.
.
Le nuage a environ 180 mètres de large et s’étend sur 190 mètres à partir de la base de la falaise. Au vu de l’ombre qu’il projette sur le sol, il est encore en suspension dans l’air. L’avalanche a pris probablement sa source au niveau du bord supérieur de la falaise sans qu’on en connaisse la raison exacte : dilatation de la glace due aux différences de température, tremblement de Mars ou chute d’un météorite dans les environs.
.
Ces documents sont très précieux pour les astronomes. Le matériau dont est composé l’avalanche est encore inconnu, mélange de glaces et de poussières. Toutefois, des mesures précises de la quantité de matériel déplacé, l’analyse de la zone de départ de l’avalanche et des angles de la pente, peut aider à en apprécier la composition. Par extension, les astronomes pensent ainsi mieux pouvoir comprendre les processus et les taux d’érosion sur le pôle nord, son évolution au cours des saisons et, au-delà, la circulation des glaces d’eau et de gaz carbonique tout autour de la planète rouge.
.
Crédit images : NASA, JPL, University of Arizona.
.
Source : HiRISE, The University of Arizona
.