Du ciel et de la terre

30.4.2008

La double vie d’ombre et de lumière des anneaux jupitériens

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La double vie d’ombre et de lumière des anneaux jupitériens

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Crédit image : Johns Hopkins University-APL

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Crédit image : Johns Hopkins University-APL

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Plan large : 853 x 626 pixels

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Voici les anneaux de Jupiter vus, lors de son passage en 2007 près de la géante gazeuse, par la sonde New Horizon en route vers Pluton. Les anneaux de Jupiter n’ont été découverts qu’en 1979 lors de la visite du monde jupitérien par les deux sondes Voyager.

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Ils résultent des chocs de météorites sur quatre des lunes proches de Jupiter : Adrastée, Métis, Amalthée et Thébé. Très ténus, il faut un millier de leurs particules mises à bout pour atteindre la longueur d’un millimètre.

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Crédit image : NASA, JPL, Cornell University

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Crédit image : NASA, JPL, Cornell University

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Plan large : 1 024 x 768 pixels

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Deux astronomes, Douglas Hamilton de l’Université du Maryland et Harald Krüger du Max Planck Institut en Allemagne, voient le résultat de leurs travaux publié dans l’édition du premier mai de Nature.

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Ils ont analysé les archives recueillies par la sonde Galileo de la NASA pour en déduire d’étonnants comportements aux anneaux jupitériens. Arrivée en 1995 autour de Jupiter, Galileo a travaillé pendant plus de sept ans avant de finir son existence en chutant sur Jupiter. En 2002-2003, elle a traversé le plan des anneaux et a enregistré sur son chemin le choc des milliers d’impacts de leurs particules.

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Si en général un système d’anneau ne s’écarte guère de plus d’un degré par rapport au plan de l’équateur de sa planète, les chercheurs ont découvert avec stupéfaction que les anneaux de Jupiter pouvaient s’écarter jusqu’à 20° du plan équatorial de la planète

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Après avoir effectués des simulations informatiques, les scientifiques annoncent que la structure des anneaux est tributaire de l’ombre de Jupiter. Les particules de poussières, assez semblables à celles d’une fumée de cigarette, lorsqu’elles sont éclairées par la lumière solaire sont électrisées, elle perdent des électrons et ont une charge positive. A la tombée de la nuit, l’inverse se produit et elles prennent une charge négative.

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S’en suit une interaction complexe avec le champs magnétique de Jupiter qui influe sur leur position et leur inclinaison par rapport à l’axe équatorial de la planète.

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Une autre découverte des scientifiques concerne la distance des anneaux par rapport à Jupiter. Ils s’étendent beaucoup plus loin que prévu : jusqu’à 64 000 kilomètres de leur planète.

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Les auteurs font remarquer, pour conclure, que le système d’anneau jupitérien est un laboratoire idéal pour mieux comprendre ce qui a pu se passer dans les premiers temps du système solaire : lorsqu’à partir du disque de poussières initial orbitant autour de notre jeune Soleil, s’est formé notre système solaire actuel. L’étude des petites particules spatiales permet de mieux appréhender les mécanismes conduisant à la formation des très grands objets de l’espace comme les planètes.

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Sources principales :

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NASA, Jet Propulsion Laboratory

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University of Maryland

 

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29.4.2008

Tempête saturnienne

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Tempête saturnienne

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Tempête saturnienne 1 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 016 x 1 021 pixels

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En général, les tempêtes sur Saturne durent moins d’un mois. Mais celle visible en bas à droite sur le cliché ci-dessus perdure maintenant depuis plus de deux ans. Ce cliché enregistré le 6 décembre 2007, d’une distance de 1 700 000 km avec une résolution au niveau de Saturne de 97 km par pixel, reconstitue ce que pourrait voir un œil humain situé dans les mêmes conditions que la sonde Cassini.

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La tâche blanche, à gauche, n’est autre que Tethys (1 071 km de diamètre) dont l’ombre se profile au niveau du pôle nord de Saturne.

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Le cliché suivant à été pris le 4 mars 2008 d’une distance de 1 300 000 km par Cassini avec une résolution de 74 km par pixel.

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Tempête saturnienne 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 466 pixels

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Plan très large : 1 925 x 876 pixels

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Le petit point visible au centre droit juste sous le plan des anneaux est Janus (181 km de diamètre). Le cliché de gauche restitue la lumière visible par l’œil humain; celui de droite, dans les longueurs d’ondes infrarouge, rend la tempête plus discernable.

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Les scientifiques estiment l’origine de la tempête à une remontée gazeuse des profondeurs de Saturne jusqu’à sa haute atmosphère. Dans ces profondeurs, la tempête déclenche de nombreux éclairs, non visibles directement, mais détectables dans les ondes radio. En cliquant ici, vous aurez la possibilité de télécharger en Quick Time, les crépitements de la tempête sur la page dédiée du site public du CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de la sonde Cassini. Les deux heures d’enregistrements radio ont été condensées en 28 secondes.

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Crédit images : NASA, JPL, Space Science Institute

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Source : CICLOPS

 

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28.4.2008

Rayon X : où des vieillards se révèlent juvéniles

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Rayon X : où des vieillards se révèlent juvéniles

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En préliminaire, voici un magnifique cliché réalisé par le télescope spatial Hubble de l’amas globulaire NGC 6397. Il est situé à 7 200 années lumière de nous dans la constellation australe de l’autel.

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amas globulaire NGC 6397 vu par Hubble ; Crédit image : NASA, STScI/AURA

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Crédit image : NASA, STScI/AURA

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 399 x 2 999 pixels

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Voici maintenant un autre cliché pris par Hubble, en 1995, de l’amas globulaire M4 ou NGC 6121, situé à 7 200 années lumière de nous dans la constellation du Scorpion.

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amas globulaire M4 ou NGC 6121 vu par Hubble ;  Crédit image :  NASA, STScI/AURA

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Crédit image : NASA, STScI/AURA

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Plan large : 1 000 x 1 000 pixels

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Et pour illustrer le coeur de l’article, voici ces deux amas globulaires vus par le télescope spatial Chandra de la NASA dans la gamme des rayons X

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Amas globulaires NGC 6397 et NGC 6121 vus par Chandra ; crédit image : NASA, CXC, Northwestern University, J Fregeau

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Crédit image : NASA, CXC, Northwestern University, J. Fergeau

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Plan large : 792 x 397 pixels

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Un nouvel article signé par John Fregeau, (Northwestern University), vient de paraître dans The Astrophysical JournaL. L’astronome, et son équipe, continuent leurs travaux précédents en analysant 13 amas globulaires, situés dans notre Voie Lactée, dans la gamme des rayons X grâce au télescope spatial Chandra.

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Traditionnellement, les amas globulaires, qui sont des groupes denses d’étoiles pouvant contenir plus d’un million de membres, sont considérés être parmi les plus vieux objets de l’Univers, âgés entre 9 et 12 milliards d’années. Contenant les plus vieilles étoiles des galaxies, la compréhension de leur évolution aide, par ricochet, à mieux connaître celle de leurs galaxies hôtes.

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Les amas globulaires sont censés connaître trois âges symboliques dans leur évolution :

-l’adolescence de l’amas est marquée par l’effondrement, vers l’intérieur de l’amas, des étoiles situées près de son centre.

-dans son âge de maturité, l’interaction de ses étoiles doubles, situées près de son centre, stoppe l’effondrement vers l’intérieur.

-enfin dans sa vieillesse, lorsque les étoiles doubles du centre sont perturbées ou éjectées, l’amas reprend l’effondrement vers son centre.

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Traditionnellement, la plupart des amas globulaires étaient jugés être dans leur maturité et quelques uns d’entre eux avoir atteint la vieillesse. Mais les observations réalisées grâce à Chandra par l’équipe de Fergeau et, d’autre part, des théories récentes, remettent en cause cette conception classique de la vie des amas globulaires.

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Le principe de l’observation est simple, les étoiles doubles d’un amas interagissent entre-elles par transfert de matière de l’une à l’autre ainsi qu’avec leur environnement en émettant des rayonnement X détectables par Chandra.

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L’étude de Fergeau démontre que trois des amas globulaires présentent des rayonnements X intenses. Ils sont donc en pleine maturité alors que jusqu’à présent ils étaient considérés comme très âgés car possédant une très grande densité d’étoiles dans leur centre, autre façon de déduire l’âge d’un amas. De même, l’activité X des dix autres amas globulaires les fait être rangés dans l’adolescence alors que jusqu’à maintenant ils étaient classifiés dans la maturité.

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« Il est à noter que ces objets, qui sont probablement les plus âgés de l’Univers, se révèlent tout à fait immatures dans leur développement. Cela représente un changement majeur dans la réflexion sur le statut actuel de l’évolution des amas globulaires » commente Fergeau.

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S’il est confirmé, le travail des astronomes vient créditer les théories les plus récentes concernant l’évolution des amas globulaires. Elles affirment : l’interaction des étoiles dans un amas globulaire entraîne un « vieillissement » plus lent de celui-ci que pour le reste de l’Univers. En outre, les observations obtenues par Chandra permettent d’évacuer des théories, tendant à expliquer cette évolution surprenante des amas globulaires, les scénarios exotiques impliquant la présence nécessaire de trou noir en leur centre.

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Sources :

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Chandra X-ray Observatory

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Hubblesite, NASA

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27.4.2008

Glissement de terrain sur le cratère Montevallo

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:20

Glissement de terrain sur le cratère Montevallo

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Cette nuit, retour vers la planète Mars, avec cette image prise tout récemment, le 25 avril 2008, par la caméra THEMIS, installée sur la sonde Mars Odyssey de la NASA.

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Pour mieux situer la scène, voici tout d’abord les deux images de contexte. Le cliché reporté de Mars Odyssey sur les cartes correspond au rectangle rouge, les nuances de couleurs aux différences d’altitudes des terrains.

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Montevallo cratère, image contexte 2 : crédit NASA, JPL, MOLA

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Montevallo cratère, image contexte 2 : crédit NASA, JPL, MOLA

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Montevallo cratère, image contexte 1 : crédit NASA, JPL, MOLA

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Montevallo cratère, image contexte 1 : crédit NASA, JPL, MOLA

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L’image est centrée par 15,7° longitude nord et 305,7° latitude est. Elle couvre une surface au sol de 18,9 km x 66,7 km, avec une résolution au sol de 18 m.

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Sur cette partie de la lèvre nord du cratère Montevallo, nous pouvons voir très distinctement une région en forme de langue. Il s’agit bien-là d’un glissement de terrain.

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Montevallo cratère ; crédit image : Mars Odyssey, Themis, NASA, JPL, Arizona State University

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Montevallo cratère ; crédit image : Mars Odyssey, Themis, NASA, JPL, Arizona State University

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Plan large : 1 367 x 2 916 pixels

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Source : Mars Odyssey Mission THEMIS

 

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26.4.2008

Vision d’artiste et réflexions autour du monde saturnien

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Vision d’artiste et réflexions autour du monde saturnien

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Pour accompagner cette fin de semaine, et continuer notre voyage de rêve dans le système solaire, cette nuit, admirons cette vue d’artiste réalisée par Karl Kofoed, Drexel Hill, Pennsylvanie. L’artiste nous représente les fameux geysers glacés d’Encelade (Voir dernière note sur le sujet du 26 mars 2008).

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Vue de l'artiste Karl Kofoed des geysers glacés d'Encelade

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Vue de l’artiste Karl Kofoed des geysers glacés d’Encelade

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Plan large : 1 024 x 661 pixels

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Plan original : 1 961 x 1 265 pixels

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Cette illustration est aussi pour moi l’occasion de rendre hommage au travail des artistes. En contrepoint de l’aspect rigoureux de la science et de la difficulté de compréhension des textes, ils permettent à notre imaginaire de visualiser les mondes lointains et inconnus, de se les approprier dans notre univers personnel. L’espace n’est plus l’abime effrayant de Pascal, mais un monde où peut se promener librement notre esprit.

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Pour revenir à l’image, Karl Kofoed représente les douches d’Encelade avec toute la rigueur demandée aux illustrateurs scientifiques. Le sol gelé de la lune de Saturne reconstitue les « griffes du Tigre », situées sur le pôle sud d’Encelade, d’où surgissent, jusqu’à attitude de 1 500 kilomètres, les geysers glacés. De même, Saturne en arrière-plan est tel que filmé, en couleurs correspondant à la vision humaine, par la sonde Cassini le 16 mars 2006. En voici le cliché original :

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Saturne et Encelade, crédit image : NASA-JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 016 x 1 002 pixels.

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Le petit point juste au-dessus du plan des anneaux n’est autre qu’Encelade . La couleur bleu-azur est celle formée par l’ombre portée des anneaux de Saturne.

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Puisqu’il est question de la sonde Cassini, je n’avais pas encore eu l’occasion de rapporter ici la bonne nouvelle. La mission Cassini devait officiellement s’arrêter en juillet 2008. La récession américaine s’annonçant, l’heure est une nouvelle fois aux restrictions budgétaires pour la NASA. Des milliers d’emplois vont être supprimés et les arbitrages entre les différents programmes sont douloureux.

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Dans ce contexte difficile, l’équipe de Cassini, peut se réjouir : la mission a été prolongée de deux ans. La sonde est en parfait état. Seulement trois de ses instruments présentent de légères altérations qui n’empêchent pas le programme d’études de continuer. La sonde possède même assez de réserves de propergols pour effectuer une campagne supplémentaire !

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Cassini va donc pouvoir accomplir encore une soixantaine d’orbites autour de Saturne et effectuer 26 survols de Titan, 7 survols d’Encelade (dont l’un à une altitude de 25 km), et un survol pour Dione, Rhéa et Hélène.

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Pour mémoire, Cassini a été lancée le 15 octobre 1997 du Cap Canaveral en Floride. Elle a parcouru un voyage de 3,5 milliards de kilomètres en 7 ans avant de se mettre en orbite autour de Saturne en juin 2004. Elle a alors largué le module Huygens de l’ESA qui est allé se poser sur la surface de Titan. En quatre ans de travail, Cassini a envoyé plus de 140 000 clichés vers la Terre.

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Les découvertes réalisées à partir des enregistrements effectués par les douze instruments de la sonde sont tout à fait exceptionnelles. La communauté scientifique espère qu’elles vont permettre le développement de futurs programmes spatiaux d’études encore plus approfondies du monde saturnien, dont tout particulièrement les étonnantes lunes : Titan et Encelade.

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Source principale : site NASA-JPL, Cassini-Huygens

 

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25.4.2008

Delta d’une rivière sur Nepenthes Mensae

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Delta d’une rivière sur Nepenthes Mensae

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Cette nuit remontons à bord de la sonde Mars Express de l’ESA.

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Voici tout d’abord une carte de la zone survolée par Mars Express : Nepenthes Mensae

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Nepenthes Mensae, carte ; crédit illustration : FU Berlin, MOLA

Nepenthes Mensae, carte ; crédit illustration : FU Berlin, MOLA

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Plan large : 790 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 653 x 2 142 pixels

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La zone balayée, proche de l’équateur martien, se situe sur la frontière entre les basses terres du nord et les plateaux du sud.

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La caméra haute-résolution installée sur Mars Express a pris cette image le 22 janvier 2008 avec une résolution au sol de 15 m. Elle est centrée par 3° latitude nord et 121° de longitude est. Le côté ouest du cliché correspond en réalité au sud sur Mars.

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Delta d'une rivière sur Nepenthes Mensae ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Delta d’une rivière sur Nepenthes Mensae

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Plan large : 1 024 x 458 pixels

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Plan très large : 4 000 x 1 788 pixels

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Cette formation géologique fait beaucoup penser aux scientifiques à l’équivalent de celles formées sur Terre par le delta d’une rivière.

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Observons maintenant le détail de l’embouchure de la rivière en fausses couleurs

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Delta d'une rivière sur Nepenthes Mensae, fausses couleurs ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Delta d’une rivière sur Nepenthes Mensae, fausses couleurs

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Plan large : 1 019 x 1 024 pixels

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Plan très large : 3 000 x 3 015 pixels

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Pour nous donner une meilleure idée des dénivelés, observons maintenant une carte altimétrique de l’image principale

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Delta d'une rivière sur Nepenthes Mensae, carte altimétrique ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Delta d’une rivière sur Nepenthes Mensae, carte altimétrique

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Plan large : 1 024 x 458 pixels

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Plan très large : 4 000 x 1 788 pixels

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.Comme sur Terre, la structure en delta provient du dépôt de sédiments transportés par l’eau en fonction de la vitesse de son écoulement. Les scientifiques estiment que l’inondation s’est déroulée en deux temps. Premier épisode la formation d’un cône par les dépôts de sédiments jusqu’à assez loin dans les basses terres. Deuxième épisode, les premiers dépôts ont été creusés par des écoulements d’eau ou de glace d’eau.

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De nombreuses collines aux sommets plats sont visibles sur le plancher du delta. Ce sont les restes des terrains originaux. Ils ont été érodés par les écoulements formant le delta, laissant seulement ces élévations encore visibles de nos jours.

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Cerise sur le gâteau, Gerhardt Neukum et son équipe de la Freie Univesität Berlin, nous ont préparé, comme à l’habitude, deux vues en perspectives de la région. Laissez-y votre imagination s’y promener !

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Delta d'une rivière sur Nepenthes Mensae, perspective 1 ; crédit image :  ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Delta d’une rivière sur Nepenthes Mensae, perspective 1

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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Delta d'une rivière sur Nepenthes Mensae, perspective 2 ; crédit image :  ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Delta d’une rivière sur Nepenthes Mensae, perspective 2

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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Crédit images : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Source : ESA Space Science

 

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24.4.2008

Dix-huitième anniversaire d’Hubble : collisions galactiques

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Dix-huitième anniversaire d’Hubble : collisions galactiques

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Le 24 avril 1990 le télescope spatial Hubble quittait la Terre dans les soutes de la navette Discovery. Après des débuts plus que consternant, le satellite s’avérant myope, ce qui est un comble pour un télescope, Hubble a dépassé, et de loin, toutes les missions qui lui étaient assignées.

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En 18 ans de travail, Hubble a effectué plus de 840 000 observations sur 27 000 objets différents. 540 000 images ont été prises. Il a envoyé vers la Terre, au cours de ses 100 000 orbites parcourues, plus de 32 téraoctets de données, l’équivalent d’un contenu numérique inscrit sur 9 600 films de long métrage.

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Instrument indispensable à la communauté scientifique, plus de 7 500 articles scientifiques ont été publiés à partir des données enregistrées par Hubble.

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Pour fêter ce dix-huitième anniversaire, les équipes travaillant sur Hubble nous offrent un beau cadeau : la publication groupée de 59 clichés consacrés aux collisions galactiques.

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Faute de place, je ne peux les retranscrire ici, mais j’invite les passionnés à les découvrir sur la page dédiée de Hubblesite de la NASA.

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Pour le plaisir voici une mosaïque reprenant 12 des 59 clichés publiés.

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Collisions galactiques vues par Hubble ; Crédit image : NASA, ESA, The Hubble Heritage Team et autres

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Plan large : 1 024 x 789 pixels

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Plan très large : 3 400 x 2 620 pixels

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Et voici le poster publié pour l’occasion reprenant les 59 nouvelles vues

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Collisions galactiques vues par Hubble, poster ; Crédit image : NASA, ESA, The Hubble Heritage Team et autres

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Plan large : 1 024 x 199 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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Depuis le début des années 70 les astronomes ont découvert que les collisions et interactions galactiques sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne le pensait.

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Elles furent même très nombreuses dans les tout premiers âges de l’Univers, permettant la formation des générations d’étoiles suivantes et celle de nos galaxies actuelles. Moins fréquentes maintenant, elles sont toujours d’actualité et concernent directement notre galaxie.

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En effet, par exemple, notre Voie Lactée est actuellement en train d’absorber la galaxie naine du Sagittaire. Dans un avenir beaucoup plus lointain, deux milliards d’années, elle sera elle-même absorbée par notre voisine Andromède. Les deux galaxies foncent l’une vers l’autre à la vitesse colossale de 500 000 km/h pour, au bout d’une longue danse nuptiale, former une galaxie elliptique géante, surnommée en anglais Milkomeda ! (Voir sur ce sujet la simulation publiée dans la note du 15 mai 2007).

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Les 59 nouvelles images de collisions galactiques publiées sont des enregistrement réalisés par Hubble auxquels ont été combinés les données d’autres satellites spatiaux comme GALEX, Spitzer, Chandra et de télescopes au sol. La plupart des galaxies visées sont très « lumineuses » dans les spectres infrarouge et relativement éloignées de nous.

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L’analyse de tels clichés permet une meilleure connaissance des processus de fusion galactiques, et de ses conséquences comme la formation de nouveaux ponts de matières entre les galaxies, de « queues de marée », d’ondes de choc, de collisions de trous noirs. Globalement, ces processus, bien que quelques fois cataclysmiques, permettent la création de milliards de nouvelles étoiles.

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Mais l’heure n’est pas aux théories compliquées, simplement à la joie de pouvoir profiter du travail de Hubble et peut-être de rêver à ce que pourra réaliser son futur remplaçant James Webb Space Telescope, dont l’élaboration se poursuit.

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Crédit images : NASA, ESA, The Hubble Heritage Team et autres

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Sources :

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Hubblesite, NASA

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ESA Space Science

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The european homepage for NASA/ESA, Hubble space telescope

 

 

 

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23.4.2008

Où des radio-télescopes permettent de ‘voir’ les secrets d’un trou noir

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Où des radio-télescopes permettent de ‘voir’ les secrets d’un trou noir

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Vue d'artiste : trou noir et jets de particules ; crédit image : NRAO, AUI, NSF, Cosmovision, A Marsher et autres

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Vue d’artiste : trou noir et jets de particules

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Crédit image : NRAO, AUI, NSF, Cosmovision, A Marsher et autres

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Plan large : 800 x 600 pixels

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Nous avons rencontré pour la première fois les blazars sur ce blog dans la note du 06 octobre 2007. Une étude à paraître le 24 avril dans la revue Nature revient sur le sujet. Elle a été réalisée par une équipe d’astronomes menée par Alan Marscher de l’Université de Boston.

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Beaucoup de galaxies éloignées possèdent en leur cœur des trous noirs supermassifs et très actifs : les AGN, galaxies à noyaux actifs. Parmi elles, les blazars émettent de puissants rayonnements gamma, c’est à dire de particules de très hautes énergies, à des vitesses proches de celle de la lumière.

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La théorie prévoit que la matière attirée par la gravité d’un trou noir s’accumule en tournoyant dans un disque d’accrétion tout autour de celui-ci. Les lignes du champs magnétique perpendiculaires au disque sont tordues prenant la forme d’une torsade. Alors que la matière est attirée par le trou noir en suivant une spirale, une partie de celle-ci, située sur le bord extérieur du disque prend un chemin en forme de tire-bouchon et est expulsée à très grande vitesse par des jets perpendiculaires au disque d’accrétion.

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Voici un lien permettant de visualiser le chemin parcouru par la matière éjectée du trou noir. (Le téléchargement est relativement long).

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Marsher et son équipe ont observé une galaxie, BL Lacertae, située à 950 millions d’années lumière de nous en utilisant le VLBA (un réseau de 10 antennes radio) ainsi que, pour des mesures complémentaires, huit autres télescopes. Les observations ont duré de fin 2005 au début 2006, à un moment où la galaxie expulsait une grande masse de matière par ses jets perpendiculaires.

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Les observations, se réjouit Marsher, sont tout à fait concordantes avec la théorie. Pour la première fois nous avons pu suivre le cheminement de la matière expulsée par le trou noir lors d’une augmentation inhabituelle de son activité et donc pu scruter l’intérieur d’un jet de particules. De telles mesures sont très importantes pour mieux comprendre le fonctionnement de ces énormes accélérateurs de particules.

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Source : NRAO

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22.4.2008

2003 EL61

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2003 EL61

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Les principaux objets de la Ceinture de Kuiper, source NASA

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Les principaux objets de la Ceinture de Kuiper, source NASA (Xena et Gabrielle n’étaient pas encore devenues officiellement Eris et Dysnomie)

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Plan large : 800 x 760 pixels

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Depuis longtemps, je cherchais l’occasion d’évoquer ici un objet, peut-être le plus étonnant connu à ce jour, de notre système solaire. Elle m’est donnée par la parution d’un article signé par David L. Rabinowitz et Suzanne W. Tourtellotte, (Yale University), ainsi que Bardley E; Schafer et Martha Schaefer (Louisiana State University).

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Représentation schématique de 2003 EL61, source : D. Rabinowitz

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Représentation schématique de 2003 EL61, source : D. Rabinowitz

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Plan large : 687 x 518 pixels

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Découvert en 2005, 2003 EL61, se situe dans la Ceinture de Kuiper, bien au-delà de l’orbite de Neptune. Cette planète-naine a une forme tout à fait étonnante : ovale, elle ressemble à un ballon de rugby ! Cette forme est probablement due à sa rotation très rapide sur elle-même, une révolution complète en 4 heures.

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2003 EL61, comparaison avec Pluton, source : David Rabinowitz

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2003 EL61, comparaison avec Pluton, source : David Rabinowitz

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Plan large : 662 x 501 pixels

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2003 EL61 est pratiquement aussi brillante que Pluton. En 2007, les astronomes ont découvert l’existence de 5 autres objets, beaucoup plus petits, possédant une orbite similaire à celle de 2003 EL61. La conclusion s’impose facilement : ces 6 objets formaient un seul corps qui s’est fracturé à la suite d’une collision, il y a plus d’un milliard d’années.

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David L Rabinowitz, qui a participé dans l’équipe de Mike Brown à la découverte de Eris (ex-Xena), et son équipe, ont surveillé 2003 EL61 et quatre de ses compagnons, (le cinquième étant trop petit), de différents points de l’orbite terrestre. Surprise : leur luminosité ne varie que très peu au cours du temps.

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Cette observation suggère que les objets sont recouverts de poudre de glace « fraîche » de moins de cent millions d’années, et probablement claire, recouverte de peu de poussières. Pour 2003 EL61, une surface recouverte de glace fraîche peut s’expliquer aisément. La planète-naine est suffisamment importante pour s’être entourée d’une « atmosphère » résultante de la vaporisation et de la glaciation de l’eau en fonction du rayonnement solaire par exemple. Mais les quatre autres objets sont bien trop petits pour entretenir un tel phénomène.

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En fait, aucun autre petit objet dans le système solaire n’ a jamais été trouvé possédant une surface si brillante. Le rayonnement solaire ultraviolet et les rayons cosmiques brisent, au fil du temps, les glaces riches en carbone comme le méthane, les transformant en composés carbonés de couleur brun-rouge.

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« Il se passe quelque chose de particulier pour cette famille d’objets, commente Mike Brown. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur le comportement de la glace située sur les objets extérieurs du système solaire ».

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Une explication de cette luminosité des petits objets pourrait provenir de leur composition, très faible en carbone. Mais alors, elle serait tout à fait inhabituelle dans le système solaire, aucun autre objet faible en densité de carbone n’ayant à ce jour jamais été repéré, ajoute Rabinowitz. Pour l’instant le mystère reste entier. Et le scientifique de rêver : il serait utile d’y envoyer une sonde spatiale pour voir de plus près à quoi leur surface ressemble vraiment…

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Source principale : NewScientistSpace

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Pour les curieux voici un lien vous permettant de télécharger l’article en PDF

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Page internet de David Rabinowitz à la Yale University

 

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21.4.2008

Cratère de l’ Araignée

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:40

Cratère de l’ Araignée

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Cette nuit encore, restons en survol de notre Terre. Nous nous trouvons au nord-ouest de l’Australie, dans la région de Kimberley.

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Voici tout d’abord l’image du cratère de l’Araignée réalisée par le satellite Landsat de la NASA en lumière visible.

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Cratère de l' Araignée ; crédit image : NASA et autres

Source Wikipédia

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Plan large : 910 x 728 pixels

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Dénommé l’ Araignée vu sa forme caractéristique, il est le sujet de l’image du jour du site officiel de la NASA. Le cliché suivant a été pris en fausses couleurs par l’instrument ASTER installé sur l’un des satellites d’observations de la Terre de la NASA : Terra. Les couleurs traduisent les niveaux d’aridité du sol.

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Cratère de l' Araignée ; crédit image : NASA et autres

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Cratère de l’ Araignée ; crédit image : NASA et autres

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Plan large : 1 024 x 856 pixels

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Plan très large : 3 462 x 2 893 pixels

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Le cratère, en lui-même, possède un diamètre de 13 kilomètres. Pendant longtemps il a rendu perplexe les géologues quand à son origine. Depuis les années 70, ils savent qu’il est bien d’origine météorique. En plus d’une forme étrange, il est très âgé. L’impact remonte entre – 900 et – 600 millions d’années, à une époque où notre Terre connut selon certaines théories une période de glaciation globale. Elle ressemblait alors à une énorme boule de neige.

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Source NASA

 

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