Du ciel et de la terre

20.4.2008

Désert de Gobi

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 22:20

Désert de Gobi

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L’évocation du nom de désert de Gobi me fait souvent rêver comme d’un endroit étrange et mystérieux. Peut-être parce que ce désert, le quatrième par la taille de la planète, n’est pas constitué principalement de sable mais plutôt de roches nues. En mongol gobi signifie sans eau.

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Le désert de Gobi s’étend sur 1 600 km d’est en ouest et sur 1 000 km du nord au sud, couvrant une superficie de 1 300 000 km carrés sur une grande partie du territoire de la République de Mongolie et de la Région Autonome de Mongolie pour la Chine.

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Il existe des petits lacs en plein désert entretenus par des réserves d’eau souterraines. Si maintenant il n’est plus habité que par des nomades se déplaçant par chameau et dormant sous leurs célèbres yourtes, de nombreux vestiges archéologiques démontrent une présence humaine beaucoup plus importante pendant la préhistoire, lorsque les lacs étaient plus nombreux. Le désert de Gobi est aussi un paradis pour les paléontologues, de nombreux fossiles y ont été découverts dont les premiers œufs de dinosaures.

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Désert de Gobi vu par ENVISAT ; crédit image : ESA

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Désert de Gobi vu par ENVISAT ; crédit image : ESA

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Plan large : 1 024 x 875 pixels

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Plan très large : 1 803 x 1 540 pixels

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Cette image a été prise par l’instrument MERIS installé sur le satellite d’observation de la Terre de l’ESA : ENVISAT, le 13 avril 2008 avec une résolution au sol de 300 m.

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Source : Observing the Earth, site ESA

 

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19.4.2008

Apophis, mise au point

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

Apophis, mise au point

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Astéroïde Eros, crédit image : NASA

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Astéroïde Eros, crédit image : NASA

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Plan large : 1 024 x 691 pixels

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Depuis sa découverte en 2004 l’astéroïde (99942) Apophis a déjà fait couler beaucoup d’encre. D’une longueur estimée entre 250 et 320 mètres pour un poids de 20 millions de tonnes, il est l’un des astéroïdes géocroiseurs avérés, donc potentiellement capable d’entrer en collision avec la Terre.

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Déjà l’inquiétude était apparue lorsque les premières équipes de scientifiques ont calculé la trajectoire des orbites futures d’Apophis. En 2029, il passera à environ 32 000 kilomètres de la Terre. Au passage suivant, en 2036, la probabilité d’une collision sera maximum mais tout de même de seulement 1/45 000. La NASA, officiellement, estime donc le risque très proche du zéro.

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Ces dernières semaines la rumeur a enflé suite à la reprise par la presse allemande de la publication d’un article écrit par une jeune lycéen de 13 ans, Nico Marquardt, lors d’un concours régional. L’astronome en herbe y a évoqué la possibilité d’un choc entre Apophis et un ou plusieurs satellites en orbite, et déduit que dans ce cas la probabilité d’une collision avec la Terre ne serait plus de 1/45 000 mais de 1/450.

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Outre que le fait qu’un tel choc n’aurait que peu d’incidence sur l’orbite d’Apophis, la rumeur a été très vite reprise sur internet, un hoax tout à fait classique, enjolivée et déformée à volonté : divagations sur les vendredi 13, annonce de rapports étroits entre la NASA et le lycéen, confusions sur la masse réelle de l’astéroïde, etc. Devant une telle propagation de fausses informations, la NASA a publié un article officiel confirmant ces calculs précédents.

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En réalité, les astronomes seront très attentifs au passage d’Apophis en 2029. Ils veulent vérifier l’influence gravitationnelle de la Terre sur l’orbite de l’astéroïde et sur la rotation de l’objet sur lui-même.

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Sources nombreuses dont pour l’officielle : Near Earth Object Program, site NASA

 

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18.4.2008

En mémoire de Mihai Eminescu

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:00

En mémoire de Mihai Eminescu

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Mercure : cratère Eminescu ; crédit image : JHU-APL, Carnegie Institution

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Mercure : cratère Eminescu ; crédit image : JHU-APL, Carnegie Institution

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Plan original : 1 018 x 1 024 pixels

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Eminescu a été découvert lors du survol du 14 janvier 2008 de Mercure par la sonde Messenger. De nombreuses zones de la planète la plus proche du Soleil, n’avaient encore jamais pu être observées lors des passages des sondes précédentes.

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Ce cratère large de 125 km a été nommé ainsi, sur proposition de l’équipe scientifique de Messenger à l’UAI (Union Astronomique Internationale), pour honorer le grand poète roumain Mihai Eminescu.

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Il se situe juste au nord de l’équateur et, au moment de la prise de vue, près du terminateur, la frontière jour-nuit.

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Il suscite un intérêt particulier des astronomes pour plusieurs raisons.

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Il est relativement plus récent que les autres cratères mercuriens, son plancher n’étant que peu marqué par des météorites postérieurs.

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Il est entouré de nombreux cratères secondaires s’étendant assez loin, cratères formés par les retombées des éjectas provoqués par le choc principal.

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Ses pics centraux prennent une forme assez rare, circulaire, dite de pic en anneau. Ils apparaissent très lumineux ; ce qui dénote une composition de terrain particulière par rapport à celle de leur voisinage.

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Source : site Messenger

 

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17.4.2008

Les activités électriques de la pleine Lune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

Les activités électriques de la pleine Lune

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Si la lune semble ne connaître aucun changement depuis des millions d’années, elle est peut-être l’objet d’activités insoupçonnées jusqu’à présent. Tel est en tout cas le sens d’un article publié par Tim Stubbs de l’Université du Maryland et du Godard Space Flight Center.

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Tous les mois notre Lune nous apparaît brillante et ronde à l’époque de la pleine lune. C’est aussi le moment où peuvent se déclencher d’étranges phénomènes sur notre satellite.

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Queue magnétique terrestre et orbite de la Lune ; crédit image : NASA, Steele-Hill

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Queue magnétique terrestre et orbite de la Lune ; crédit image : NASA, Steele-Hill

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Plan large : 1 144 x 1 236 pixels

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En effet, à cette époque, la Lune est plongée dans la queue de la magnétosphère terrestre. Habituellement la Lune reçoit le rayonnement solaire dont les électrons atteignent jusqu’à 140 000 ° C. Mais, à la pleine Lune, elle endosse le plasma comprimé de la queue magnétique terrestre, dont les particules peuvent atteindre deux millions de degrés. Ce qui peut entrainer de brusques changements de voltages surtout durant la nuit lunaire où les charges négatives du plasma ne sont pas minorées par l’action du vent solaire.

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Stubbs imagine des astronautes se promenant la nuit sur la lune et devant affronter par un simple contact entre eux ou avec un objet des décharges de l’ordre de 2 000 volts. Il note avec humour, que les astronautes devraient être équipés de bonnes prises de terre.

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Autre conséquence inattendue de l’interaction du plasma de la queue magnétique terrestre et de la surface lunaire, la possibilité de tempêtes de poussières. La surface de la Lune est entièrement recouverte par une couche de poussières très fines et très abrasives. Les hommes qui ont aluni ont été confronté à ce problème non prévu, lors de leurs séjours lunaires. Comment se débarrasser des poussières qui envahissaient même l’intérieur des LEM lorsqu’ils retournaient dans leur habitacle ?

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Sous l’action du plasma, les poussières par un phénomène de répulsion électrique peuvent flotter librement au-dessus de la surface formant ainsi une atmosphère temporaire, prête à obscurcir le ciel près d’un télescope lunaire, abraser les surfaces etc. Les tempêtes de poussières électrisées seraient, pour les raisons évoquées ci-dessus, particulièrement importantes au niveau du terminateur, la ligne de séparation entre jour et nuit lunaire.

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Bien sur, Stubbs insiste sur le fait qu’il ne s’agit-là que de suppositions non vérifiées puisque l’homme n’a jamais aluni en période de pleine lune. Mais ces hypothèses sont à prendre très au sérieux, dans le cadre du prochain retour de l’homme sur la lune et pour son installation sur des périodes beaucoup plus longues que précédemment.

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Suppositions donc mais basées sur des observations déjà effectuées. Par exemple la sonde Lunar Prospector qui a orbité autour de la Lune entre 1998 et 1999, a enregistré plusieurs sauts électriques brusques de la surface lunaire allant de – 200 à - 1 000 volts.

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A l'horizon de Surveyor 7 ; crédit image : NASA

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A l’horizon de Surveyor 7 ; crédit image : NASA

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Plan large : 1 024 x 410 pixels

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Plan original : 2 251 x 901 pixels

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De même l’alunisseur Surveyor 7 a enregistré en 1968 ces clichés montrant une lueur à l’horizon à la tombée de la nuit. Les chercheurs pensent maintenant qu’il s’agit de la lumière solaire diffusée par les particules de poussières polarisées flottant librement au-dessus de la surface lunaire.

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Source : NASA

 

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16.4.2008

M83

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

M83

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M83, ou NGC 5326, est une galaxie de type intermédiaire entre galaxie spirale classique et galaxie barrée. D’un diamètre de 40 000 années lumière, elle se situe à environ 15 millions d’années lumière de nous et est visible de l’hémisphère austral dans la Constellation de l’Hydre.

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Déjà en 2005, une première observation menée par le télescope spatial ultraviolet GALEX de la NASA avait démontré la présence d’un grand nombre de jeunes étoiles situées loin du cœur de la galaxie.

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Une nouvelle campagne d’observation a été réalisée par une équipe d’astronomes dirigée par Franck Bigel du Max Planck Institut. Cette fois-ci, GALEX a observé pendant bien plus longtemps M83 et les résultats obtenus ont été comparés aux observations effectuées dans les longueurs d’onde radio au VLA (Very Large Array) au Nouveau Mexique.

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M83 composite ultraviolet-radio ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, VLA, MPIA

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M83 composite ultraviolet-radio ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, VLA, MPIA

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Plan large : 1 024 x 879 pixels

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Plan original : 3 000 x 2 400 pixels

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L’image de droite est celle réalisée par GALEX, le lointain ultraviolet apparaît en bleu, le proche ultraviolet en jaune. Sur l’image de gauche, ces données ont été juxtaposées à celles enregistrées par le VLA en rouge.

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Le rayonnement ultraviolet permet de mettre en évidence les étoiles les plus jeunes, lumineuses ; les ondes radio, elles, détectent la présence des nuages d’hydrogène, matière première indispensable à la formation des étoiles.

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Pour les astronomes, il est tout à fait étonnant de découvrir des jeunes étoiles en formation aussi loin du cœur de la galaxie, à des distances pouvant atteindre jusqu’à 140 000 années lumière ! Traditionnellement ces régions sont considérées comme vides, ne possédant pas assez de matière pour pouvoir être le berceau de jeunes étoiles.

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Les scientifiques sont aussi heureux de constater la correspondance entre amas de jeunes étoiles et présence des nuages de gaz d’hydrogène dans le prolongement des bras spiraux de M83. Cette répartition aide à la compréhension des principes de formation des étoiles dans une galaxie spirale.

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De plus, ils remarquent, qu’à une si grande distance de leur galaxie, les nuages d’hydrogène ont une composition proche de celle des conditions de l’Univers naissant, comprenant très peu d’éléments lourds, non encore synthétisés par les générations successives d’étoiles. Comme il est impossible de pouvoir observer la naissance des premières générations d’étoiles dans le jeune Univers, ces régions distantes de M83 font un bon laboratoire pour pouvoir le faire, à portée de télescope.

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Ont participé à la campagne d’observation : Fabian Walter (Max Planck Institut, Allemagne), Mark Seibert et Barry Madore (Carnegie Institution of Washington), Armando Gil de Paz (Complutense University, Madrid), David Thilker (Johns Hopkins University, Baltimore), Elias Brinks (University of Hertfordshire, Royaume Uni) et Erwin de Blok (University of Cape Town, Afrique du Sud).

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Pour terminer cette note, je ne résiste pas au plaisir d’afficher ici, comme bouquet final, ce cliché de M83 réalisé par le VLT de l’ESO au Chili.

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M83 vue par le VLT, crédit ESO

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Plan large : 800 x 943 pixels

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Sources principales :

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GALEX, site NASA

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ESO

 

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15.4.2008

Ethnologie musicale : le chant d’Iota Horologii

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

Ethnologie musicale : le chant d’Iota Horologii

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Ethnologie musicale : le chant d'Iota Horologii

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Iota Horologii ; Crédit image : ESO, Digital Sky Survey/Virgo

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Plan large : 800 x 900 pixels

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L’étoile jaune orange Iota Horologii est située à 59 années lumière de nous dans la constellation australe de l’Horloge. A partir d’observations réalisées d’un télescope de l’ESO à La Scilla au Chili, elle avait défrayé la chronique, il y a deux ans, lorsque fut démontré la présence autour d’elle d’une exoplanète de deux masses jupitériennes, orbitant en 320 jours.

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Une nouvelle étude à paraître dans Astronomy and Astrophysics lui est consacrée. L’équipe d’astronomes menée par Sylvie Vauclair (Université de Toulouse) est composée de Marion Laymand, Gérard Vauclair, Alain Hui Bon-Hoa et Stéphane Charpinet (tous, comme Sylvie Vauclair, du Laboratoire d’Astrophysique de Toulouse-Tarbes), François Bouchy (Institut d’Astrophysique de Paris) et Michaël Bazot (Université de Porto, au Portugal).

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Iota Hor était connue posséder un taux de métaux plus important que la moyenne des autres étoiles. Ces métaux ont-ils été apportés à l’étoile par l’absorption de ses planètes environnantes ou en font-ils partie intégrante dès son origine? Pour mieux connaître l’étoile, les chercheurs ont utilisé le spectrographe HARPS, monté au foyer du télescope de 3,6 m de l’ESO.

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Ils ont « écouté » pendant 8 nuits, en novembre 2006, les variations rythmiques de Iota Hor. Ces variations permettent la déduction de beaucoup de particularités physiques des étoiles. Résultat de l’audition, 25 « notes » différentes ont pu être identifiées dressant un portrait robot assez précis de l’étoile. Iota Hor a une température de 6 150 K et 1,25 masse solaire. Âgée de 625 millions d’années, elle possède environ 50% de métaux de plus que notre Soleil.

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La constellation de l’Horloge doit son nom à l’observation d’un grand nombre d’étoiles semblant se déplacer simultanément dans l’espace dans la même direction que celle de l’amas d’étoiles des Hyades située au nord de la Constellation du Taureau.

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Les caractéristiques de Iota Horologii étant les mêmes que celles des étoiles des Hyades, même âge et même taux de métaux, il est fort probable qu’elle est née dans l’amas ouvert des Hyades, puis s’en est éloignée tranquillement pour parcourir les 151 années lumière de distance qui la sépare maintenant de ses sœurs.

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Ce résultat est important pour mieux comprendre comment les étoiles se déplacent au sein de notre galaxie (notre Soleil s’est lui aussi éloigné de l’amas ouvert qui l’a vu naître) et répond, au moins dans ce cas précis, à la question de l’origine de la présence de taux élevé de métaux : il n’est pas du à l’engloutissement de ses planètes par l’étoile.

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Sources

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ESO

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INSU

 

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14.4.2008

L’arc bandé d’Orion

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:40

L’arc bandé d’Orion

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Arc de choc dans Orion ; Crédit image : NASA, The Hubble Heritage Team (STScI, AURA)

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Arc de choc dans Orion

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Crédit image : NASA, The Hubble Heritage Team (STScI, AURA)

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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Nous connaissons tous l’onde de choc créée lorsque la proue d’un navire avance dans l’eau. Dans l’espace aussi, les ondes de choc peuvent prendre des formes élégantes. Celle que nous pouvons admirer sur ce cliché pris par le satellite spatial Hubble en 1995, est du type « bow shock », un arc-de-choc.

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Les puissants jets de particules émis par la jeune étoile LL Ori entrent en collision avec le rayonnement plus lent diffusé par les étoiles géantes du centre de la nébuleuse d’Orion, situées au-delà du coin inférieur droit de l’image.

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Source : NASA

 

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13.4.2008

Falaise sur Mercure

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:00

Falaise sur Mercure

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Sur Mercure de grandes falaises avaient déjà été repérées. L’analyse des clichés pris lors du survol de la planète la plus proche du Soleil par la sonde Messenger, le 14 janvier 2008, a permis d’en repérer une nouvelle.

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Falaise sur Mercure ; crédit image : NASA, JHU-APL, Carnegie Institution

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Falaise sur Mercure ; crédit image : NASA, JHU-APL, Carnegie Institution

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Plan large : 1 018 x 1 024 pixels

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L’image ci-dessus couvre une surface au sol de 200 km de diamètre. La falaise découverte y est visible dans le coin inférieur droit. En réalité elle s’étend bien au-delà de la vue, sur des centaines de kilomètres.

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Traditionnellement le nom de bateaux ayant servi aux grandes expéditions maritimes est attribué aux falaises de Mercure : Santa Maria en mémoire du vaisseau de Christophe Colomb ou Discovery pour l’un des navires du Capitaine Cook.

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Les membres de l’équipe scientifique de Messenger ont proposé à l’Union Astronomique Internationale de conférer à la nouvelle falaise le nom de Beagle en souvenir du bateau emprunté par Charles Darwin lors de son voyage scientifique autour du monde.

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Source : site Messenger

 

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12.4.2008

Amas globulaire Oméga du Centaure en infrarouge

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

Amas globulaire Oméga du Centaure en infrarouge

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L’amas globulaire Oméga du Centaure, situé à 17 000 années lumière dans la constellation du Centaure, en ce mois d’avril, fait l’objet de plusieurs publications scientifiques. Après avoir été étudié par le télescope spatial Hubble quant à la présence en son cœur d’un trou noir intermédiaire (consultez la note du 2 avril 2008), le voici cette fois-ci revisité par le télescope spatial infrarouge Spitzer.

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Oméga du Centaure ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, NOAO, AURA, NSF

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Oméga du Centaure ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, NOAO, AURA, NSF

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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Sur ce nouveau cliché, aux données enregistrées en infrarouge par Spitzer ont été rajoutées celles prises dans le visible par le télescope de 4m du National Science Foundation’s Blanco du Cerro Tololo Inter-American Observatory au Chili. La lumière visible apparaît en bleu, les fréquences infrarouge en rouge et en vert. Lorsque rouge et vert se chevauchent les étoiles semblent jaunes. Certaines des tâches rouges de l’image sont en réalité des galaxies situées en arrière-plan.

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Les amas globulaires sont habituellement composés de vieilles étoiles, âgées d’une douzaine de milliards d’années et donc nées lorsque l’Univers était encore jeune. Le regard infrarouge de Spitzer permet de mettre en évidence les étoiles géantes rouges, en fin de vie, qui rejettent beaucoup de poussières dans l’espace. Les étoiles apparaissant en bleu sont moins évoluées et assez semblables à notre Soleil.

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La présence de plusieurs générations d’étoiles laisse à penser aux astronomes qu’Oméga du Centaure n’est pas que seulement l’amas globulaire le plus important de notre galaxie, regroupant plusieurs millions d’étoiles. Il est probablement le cœur mis à nu d’une ancienne galaxie naine, maintenant complètement absorbée par notre Voie Lactée.

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Le regard de Spitzer en infrarouge a apporté une grande surprise aux astronomes. La quantité de poussières observée est bien moins importante que prévue même dans l’espace interstellaire de l’amas. La question est donc posée de la raison du peu de fabrication de poussières par les géantes rouges et pourquoi celle-ci est rapidement détruite ou expulsée hors de l’amas ?

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L’étude parue pour le mois d’avril d’Astronomical Journal est signée de Martha Boyer (auteur principal), Robert Gehrz et Charles Woodward (University of Minnesota), Jacco van Loon, Iain McDonald et Nye Evans (Keele University, Grande Bretagne), et Andrea Dupree (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics).

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Source : Spitzer Space Telescope, site NASA

 

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11.4.2008

Phobos

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:40

Phobos

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Voici deux magnifiques vues enregistrées par la caméra haute résolution HiRISE, installée sur la sonde de la NASA Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), le 23 mars 2008.

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Phobos 1, 23 mars 2008 par MRO ; Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 1 001 pixels

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Plan très large : 2 025 x 1 980 pixels

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Phobos 2, 23 mars 2008 par MRO ; Crédit image NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 1 012 pixels

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Plan très large : 2 109 x 2 085 pixels

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Les deux clichés ont été pris à 10 minutes d’intervalle, le premier d’une distance de 6 800 km avec des détails résolus sur Phobos de 6,8 m, le second d’une distance de 5 800 km avec des détails résolus de 5,8 m.

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La planète Mars possède deux lunes : Phobos d’un diamètre de 22 km et Deimos d’un diamètre de 12 km. Comme notre Lune, elles présentent toujours la même face vues de Mars. Leur gravité est trop petite pour qu’elles soient de forme sphérique. Beaucoup d’astronomes pensent qu’elles sont, à l’origine, deux astéroïdes capturés par la planète rouge en provenance de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter. D’autres estiment qu’elles sont les reliquats, expulsés dans l’espace, d’un choc titanesque ayant affecté Mars.

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La plus grande structure visible sur Phobos (au coin inférieur droit) est le cratère Stickney, d’un diamètre de 9 km. Les lignes radiales formant des rainures et des chaînes de cratères sont tout à fait étonnantes. Si à première vue, elles semblent prendre leur source de Stickney, elles rayonnent, d’après les calculs, à partir d’un autre point de Phobos. Elles ne seraient donc pas forcément résultantes de la formation de Stickney, mais, pour certains scientifiques, des éjectas expulsés de la surface de Mars à la suite d’une collision, venus, ensuite, s’écraser sur Phobos.

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La couleur bleu-clair apparaissant autour du cratère Stickney semble indiquer une origine plus récente des surfaces de Phobos concernées.

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Crédit images : NASA, JPL, University of Arizona

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Source : HiRISE, University of Arizona

 

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