Du ciel et de la terre

31.5.2008

Où le vol de Phœnix réveille la glace enfuie de Mars ?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:40

Où le vol de Phœnix réveille la glace enfuie de Mars ?

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Depuis la dernière note du 27 mai 2008 consacrée à Phœnix fraichement atterri sur Mars, les scientifiques ont mis en service le bras manipulateur du lander et continuent les tests des différents instruments embarqués. Mis à part quelques soucis de court-circuits électriques sur le spectromètre du capteur de gaz destiné à l’analyse des échantillons recueillis, Phœnix est en parfaite santé.

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Afin de décider quelle zone le bras fouisseur doit creuser pour en remonter des prélèvements intéressants, les scientifiques scrutent minutieusement les terrains alentours.

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Roche ou glace d'eau ? Crédit image : NASA, JPL-CALTECH, University of Arizona, Max Planck Institute

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Roche ou glace d’eau ? Crédit image : NASA, JPL-CALTECH, University of Arizona, Max Planck Institute

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C’est ainsi qu’ils ont repéré, grâce à la caméra installée sur le bras, ce rocher à l’aspect insolite. Il est situé directement sous les tuyères des rétrofusées qui ont permis le ralentissement de Phœnix et son atterrissage en douceur. Il est possible qu’il soit constitué de glace. Le souffle des rétrofusées lors de l’atterrissage de la sonde en a chassé la couche de poussières qui le recouvrait. Si cette roche se givre au fil des jours à venir, les chercheurs auront confirmation qu’il s’agit bien de glace.

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Les conditions météo sont semblables à celle des jours précédents : maximum -30° Celsius, minimum -80° Celsius. Le lidar de Phœnix indique une légère augmentation de la poussière dans l’atmosphère. Cet instrument est un laser qui en rebondissant sur les particules en suspension permet de mesurer la présence de poussières et de brouillards dans l’atmosphère. C’est la première fois qu’un tel instrument est utilisé hors de notre Terre.

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Sources :

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Phœnix Mars Lander, site JPL-NASA

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Mars, site University of Arizona

 

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30.5.2008

Vénus de haut en bas

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

Vénus de haut en bas

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La sonde Venus Express (voir dernière note sur le sujet du 06 avril 2008) continue son travail d’observation de l’atmosphère vénusienne. Les images de la jumelle de la Terre sont plutôt rares et je me réjouis quand l’agence spatiale européenne (ESA), publie un nouvel article sur l’état des travaux réalisés par les scientifiques.

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Cette fois-ci c’est la caméra de surveillance de la sonde (VMC pour Venus Monitoring Camera) qui est mise en vedette. Elle a réalisée cette série de clichés dans l’ultraviolet, ce qui permet de mettre en valeur les hautes couches de l’atmosphère de Vénus. Rappelons que la couche nuageuse peut s’élever jusqu’à 70 kilomètres du sol qui ainsi est complètement invisible de l’espace pour un œil humain.

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Vénus : vue d'ensemble de l'hémisphère sud ; crédit image : ESA, MPS, DLR, IDA

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Vénus, vue d’ensemble de l’hémisphère sud

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Cette première image a été prise le 27 juillet 2007 d’une distance de 30 000 km. La vue globale nous permet d’apprécier l’ensemble de l’hémisphère sud de Vénus.

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L’aspect des nuages varie spectaculairement de l’équateur au pôle.

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Aux basses latitudes, ( au niveau équatorial), les formes inégales et fragmentées des nuages révèlent les forts mouvements de convection qui agitent l’atmosphère surchauffée par le rayonnement solaire à l’image des fluctuations de l’eau bouillante dans une casserole. Les nuages ressemblant à de la dentelle lumineuse trahissent la présence de gouttelettes d’acide sulfurique fraîchement formé.

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Les deux clichés suivants nous montrent la vue la plus détaillée jamais réalisée de la haute atmosphère dans la zone équatoriale de Vénus.

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Vénus : vue détaillée zone équatoriale 1 ; crédit image : ESA, MPS, DLR, IDA

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Vénus : vue détaillée zone équatoriale 1

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Ce cliché a été pris le 22 juillet 2007 d’une distance de 20 000 km de Vénus.

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Vénus : vue détaillée zone équatoriale 2 ; crédit image : ESA, MPS, DLR, IDA

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Vénus : vue détaillée zone équatoriale 2

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Cette deuxième image des nuages d’altitudes de la zone équatoriale de Vénus a été réalisée le 22 août 2007 d’une distance de 15 000 km.

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A mi latitude les mouvements de convection se font de moins en moins puissants à mesure de la baisse de la quantité de l’ensoleillement reçu.

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Vénus : haute atmosphère à mi latitude ; crédit image : ESA, MPS, DLR, IDA

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Vénus : haute atmosphère à mi latitude

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Cette image a été enregistrée le 27 juillet 2007 d’une distance de 15 000 km de Vénus. Les nuages interfèrent les uns avec les autres. Pour l’instant les processus d’interaction des nuages dans cette zone de transition restent encore un mystère pour les scientifiques.

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Vénus : couverture nuageuse au pôle sud ; crédit image : ESA, MPS, DLR, IDA

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Vénus : couverture nuageuse au pôle sud

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Enfin nous abordons la haute latitude du pôle sud. La couverture nuageuse est beaucoup plus dense et homogène. Toutefois cette région connait de profondes modifications selon les jours vénusiens. Des trainées sombres y apparaissent trahissant la présence des vents très puissants qui s’enroulent autour du pôle sud.

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Vénus : couverture nuageuse pour l'hémisphère nord ; crédit image : ESA, MPS, DLR, IDA

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Vénus : couverture nuageuse pour l’hémisphère nord

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Cette mosaïque de 44 clichés pris le 27 avril 2007 nous donne un aspect de la structure nuageuse à haute altitude dans l’hémisphère nord de Vénus, de l’équateur en bas, au pôle nord en haut. Globalement elle est similaire à celle de l’hémisphère sud.

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Crédit images : ESA, MPS, DLR, IDA

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Source : Venus Express, site ESA

 

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29.5.2008

Où notre Voie Lactée se retrouve bien amaigrie

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

Où notre Voie Lactée se retrouve bien amaigrie

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Notre Voie Lactée, une galaxie spirale barrée, illustration NASA

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Notre Voie Lactée, une galaxie spirale barrée, illustration NASA

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Plan large : 800 x 800 pixels

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Comment se faire une idée de la taille de notre galaxie alors que nous nous trouvons dans sa tranche ? Nous ne pouvons nous en éloigner pour en avoir une vue d’ensemble. Jusqu’à présent, les études fondées, entre autres, sur l’observation des vitesses de déplacements des galaxies naines satellites de notre Voie Lactée, lui annonçaient une masse globale de 2 milliards de masses solaires.

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Et voici qu’un article paru cette semaine dans Astrophysical Journal vient remettre en question ce qui était communément admis par les astronomes. Cliquez « ici » pour lire le texte préparatoire (en anglais)

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Les recherches ont été dirigées par Xiang-Xiang Xue de l’Observatoire national astronomique de Chine. Avec son équipe internationale de chercheurs, ils ont analysé les données de 2 500 étoiles recueillies dans le catalogue SEGUE, lui même faisant partie d’un programme de surveillance d’étoiles plus vaste, le Sloan Digital Sky Survey (SDSS), qui utilise un télescope de 2,5 mètres au Nouveau Mexique.

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Les étoiles retenues ne font pas partie de la ‘tranche galactique » mais sont réparties un peu partout dans le halo de notre Voie Lactée, à des distances s’étalant entre 13 000 et 200 000 années lumière du centre galactique. Notre Soleil se trouve, lui, à environ 25 000 années lumière du centre.

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Du spectre lumineux des étoiles, il est facile pour les scientifiques d’en déduire leurs vitesses de déplacement qui dépendent de la gravité globale galactique. Plus une étoile se déplace vite, plus la masse globale de la galaxie doit être importante pour l’empêcher d’échapper à son attraction.

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Les vitesses des 2 500 étoiles ont été comparées à celles de simulations numériques. Résultat des calculs : notre Voie Lactée ne posséderait pas un masse globale de 2 milliards de masses solaires mais de la moitié seulement.

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Pour Xue, cette grosse différence de valeur pourrait s’expliquer par une masse bien moins importante de matière noire dans notre Voie Lactée que celle observée dans d’autres galaxies.

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L’intérêt de l’étude, commentent les chercheurs, tient dans le grand nombre d’étoiles pris en considération. Il espèrent d’ailleurs mener de nouveaux travaux basés sur un nombre beaucoup plus grand d’étoiles comprenant des étoiles situées jusqu’à 300 000 années lumière du centre galactique.

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Source principale : NewScientistSpace

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Commentaire de l’auteur de l’article

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Ce résultat n’est pas passé inaperçu dans la communauté scientifique et alimente de nombreux débats. Beaucoup sont sceptiques. Comme toujours, avant qu’une nouvelle théorie soit adoptée, il est nécessaire qu’elle soit corroborée par de nombreux autres travaux. Il faut donc s’attendre dans le futur à de nouveaux rebondissements sur l’estimation de la masse de notre galaxie. Toujours est-il, même si notre égo dut en souffrir, notre Voie Lactée n’est peut-être pas aussi grande qu’on ne le pensait…

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28.5.2008

Un anneau inédit autour d’un magnétar

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

Un anneau inédit autour d’un magnétar

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Lorsqu’une étoile supermassive arrive en fin de vie (très courte au demeurant eu égard à la longévité d’une étoile comme notre Soleil) elle explose en supernova. Le cœur rabougri de l’étoile morte est appelé une étoile à neutrons, où la matière est tellement dense qu’elle ne peut subsister que sous forme de neutrons.

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Il arrive, sans que la théorie n’en explique clairement le processus, que certaines étoiles à neutrons présentent une activité dans la gamme des rayons X et possèdent d’énormes champs magnétiques, si intenses qu’elles ont été surnommées des magnétars.

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L’une d’entre elle, SGR 1900+14, a défrayé la chronique astronomique en 1998 en émettant la plus grosse émission en rayons gamma jamais enregistrée à cette époque. Elle était alors seulement la quatrième magnetar répertoriée.

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Localisation de SGR 1900+14 dans la Voie Lactée ; source : NASA

Localisation de SGR 1900+14 dans la Voie Lactée ; source : NASA

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Plan large : 720 x 486 pixels

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SGR 1900+14 est située à 20 000 années lumière de nous, dans la constellation de l’Aigle, à la limite de celle du Sagittaire. Certaines sources par comparaison avec les annales astronomiques chinoises l’identifie à la luminosité observée par les chinois il y a 1 600 ans, mais rien n’est sur.

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Cette semaine SGR 1900+14 est à l’honneur dans un article publié par Nature et ayant pour auteur principal Stéphanie Wachter du NASA, Spitzer Space Science Center, Caltech.

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Wachter en consultant les archives enregistrées en infrarouge par le télescope spatial de la NASA, Spitzer, s’est aperçue que le magnétar était entouré d’un anneau, non encore reconnu auparavant.

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Si les anneaux sont très habituels, celui-ci est le premier à être découvert autour d’un magnétar. Il ne peut être détecté que dans certaines longueurs d’ondes infrarouge, ce qui explique qu’il soit passé jusqu’à présent inaperçu.

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De forme oblongue, il s’étend sur 7 x 3 années lumières. Il ne peut-être le résultat de la supernova originale, mais plus surement de l’explosion de 1998. Tout d’abord, les chercheurs ont pensé qu’il s’agissait de l’écho infrarouge de l’onde de choc de 1998 se propageant dans les poussières interstellaires. Mais des observations ultérieures ont prouvé que l’anneau était stable par rapport au magnétar. Il se serait formé à partir des nuages de poussières existant. Ce qui est un phénomène très rare et en tout cas jamais observé jusqu’à présent.

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La détection de l’anneau dans certaines longueurs d’ondes infrarouge uniquement, laisse à penser qu’il n’est pas « éclairé » par la magnétar elle-même, invisible dans ces fréquences, mais plutôt par la lumière des jeunes étoiles massives voisines.

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L’observation des ces étoiles voisines est au programme des scientifiques. Ils se demandent à partir et jusqu’à quelle masse une étoile massive mourante peut se transformer en magnétar lors de son explosion en supernova. Déterminer la masse des étoiles voisines permettra peut-être d’estimer celle d’origine de SGR 1900+14

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SGR 1900+14 en infrarouge par Spitzer ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, S Wachter (Caltech SSC)

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SGR 1900+14 en infrarouge par Spitzer ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, S Wachter (Caltech SSC)

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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L’image ci-dessus est composite. Prise dans différentes longueurs d’ondes infrarouge, l’anneau est centrée sur SGR 1900+14 (non visible sur le cliché) et éclairé par le rayonnement des jeunes étoiles voisines

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Pour une étoile morte, SGR 1900+14 présente des signes d’activités fort étonnants et va susciter encore bien des observations dans l’avenir par les astronomes.

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Les autres signataires de l’article sont : Chryssa Kouveliotou (NASA, Marshall Space Flight Center), Enrico Ramirez-Ruiz (University of California, Santa-Cruz), V. Dwarkadas (University of Chicago), J. Granot (University of Hertfordhire, UK), S.K. Patel (Optical Sciences Corporation, Huntsville, Alabama), D. Figer (Rochester Institute of Technology, New York).

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Source principale : Spitzer, site NASA.

 

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27.5.2008

Phœnix surpris au nid

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

Phœnix surpris au nid

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En fouillant un peu, j’ai réussi à trouver l’image de contexte d’où a été retirée l’image exceptionnelle de la descente de Phœnix au bout de son parachute présentée dans la note d’hier. Elle m’a paru tellement belle que j’ai voulu la partager.

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Phœnix descendant en parachute vu par MRO ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Phœnix descendant en parachute vu par MRO ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 435 pixels

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Plan original : 1 621 x 688 pixels

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Bien qu’une illusion d’optique puisse le fasse penser, Phœnix n’a pas atterri dans ce cratère dénommé Heimdall mais à 20 kilomètres de lui.

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Mars Reconnaissance Orbiter a accompli un autre exploit seulement 22 heures après l’arrivée de Phoenix sur le sol martien. HiRISE, sa caméra haute résolution a filmé le site d’atterrissage du lander.

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Phoenix, site d'atterrissage vu par MRO ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Phoenix, site d’atterrissage vu par MRO ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 989 pixels

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Plan original : 1 437 x 1 388 pixels

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Le lander est bien visible en bleu en haut du cliché. Les deux cercles de part et d’autre du corps central sont ses deux panneaux solaires.

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Tout en bas de l’image est facilement reconnaissable le parachute très lumineux auquel est encore attaché le bouclier arrière. Celui-ci a été largué en même temps que le parachute pour permettre aux rétrofusées de prendre en charge la phase finale de la descente. La distance entre parachute et lander est d’environ 300 mètres.

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Entre les deux, au centre droit, les zones sombres correspondent à l’impact du bouclier avant de Phœnix sur le sol après sa chute d’une hauteur de 10 kilomètres. Il a servi à protéger le lander de l’échauffement lors de sa rentrée dans l’atmosphère martienne qui s’étend jusqu’à plus de 120 kilomètres d’altitude.

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Parmi les instruments qu’emportent Phœnix la station météo fournie par l’agence spatiale canadienne est entrée en action quelques heures après l’atterrissage. Voici son premier bulletin météo : température minimale -80° Celsius au petit matin, maximale -30° C dans l’après-midi. Vent de nord-est atteignant 20 km/h. Pression 8,55 millibars soit le centième de la pression atmosphérique terrestre au niveau de la mer. Ciel clair.

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Sources :

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HiRISE, site University of Arizona,

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Phœnix Mars Lander, site JPL-NASA

 

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26.5.2008

Le Phœnix s’est posé

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Le Phœnix s’est posé

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La nuit dernière, passant de NASA TV au forum de Webastro, (pour les explications en direct et l’ambiance sympathique), fut l’occasion pour moi de prendre beaucoup de plaisir à suivre les différentes phases de l’arrivée de Phœnix Mars Lander sur la planète rouge. La tension était à son comble jusqu’à ce que les petits hommes en bleu de travail de la NASA exultent de joie : à 1h53 du matin de ce lundi 26 mai, heure française, Phœnix envoyait le signal radio tant espéré : le lander s’était posé sans encombre près du pôle nord martien !

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Il aura fallu attendre quelques heures avant que Phœnix n’envoie ses premières photos au centre de contrôle du JPL.

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Mais tout d’abord, en préliminaire, je veux vous présenter ce cliché qui fera date dans l’histoire de l’astronomie. Il a été réalisé par la caméra haute résolution HiRISE installée sur la sonde de la NASA Mars Reconnaissance Orbiter (MRO). MRO avait tourné sur son axe pour pouvoir recevoir lors de son passage à grande vitesse les signaux radios émis par Phœnix pendant sa descente. HiRISE, au lieu de regarder vers le bas comme d’habitude, est inclinée de 62° ! Et elle a capturé cette image de Phœnix ! Nous voyons Phœnix freiné par son parachute lors de sa traversée des couches les plus basses de l’atmosphère martienne. Le parachute s’est ouvert lorsque la sonde était à 12,6 km d’altitude et chutait à 1,7 fois la vitesse du son. Un engin spatial filme l’atterrissage d’un autre engin spatial sur une autre planète que la Terre. Il y a de quoi être soufflé !

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Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 800 x 600 pixels

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Le parachute largué, Phœnix s’est posé en douceur sur le sol martien (vitesse 8 km/h) grâce à ses rétrofusées.

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Voici l’une des toutes premières photos envoyées par la sonde. Les couleurs correspondent approximativement à ce que verrait un œil humain, l’heure n’est pas encore venu au traitement minutieux des images.

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Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona, Texas A&M

Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona, Texas A&M

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Plan large : 1 300 x 2 999 pixels

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Nous voyons les vastes plaines entourant le pôle nord martien. Elles sont parsemées de cailloux. La structure en polygones de cette région, si souvent décrite par les sondes en orbite autour de Mars, se trouve maintenant à portée du bras du robot.

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Voici un détail d’une de ces structures en polygone. Les couleurs sont approximativement celles que pourraient voir un être humain sur mars

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Crédit image : NASA , JPL, University of Arizona

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Crédit image : NASA , JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Deux minutes après le contact les panneaux solaires, puis les mâts de Phœnix, se sont déployés sans encombre. Le Lander est resté deux heures au repos, le temps qu’il recharge ses batteries par ses panneaux solaires tout neufs.

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Une inspection a bien sur été faite par la caméra du bord :

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Voici les panneaux solaires :

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Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Et l’un des pieds du Lander.

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Crédit image : NASA : JPL, University of Arizona

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Crédit image : NASA : JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Ceux-ci ressemblent à de grandes assiettes de 29,2 cm de diamètre et ont une forme optimisée pour donner la meilleure assise possible au Lander.

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Phœnix va très prochainement entamer sa mission d’observation prévue pour durer trois mois.

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Pour terminer cette note il me semble indispensable de rendre hommage aux hommes et femmes qui ont conçu cette mission. La technologie la plus sophistiquée soit-elle n’est rien sans les êtres humains qui l’ont conçue, utilisée ou vont en bénéficier.

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Alors, voici un cliché pris sur le vif des petits hommes bleus surpris au moment crucial de l’annonce de la bonne nouvelle. Je les remercie.

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crédit : NASA TV

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Crédit NASA TV

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Plan large : 1 200 x 720 pixels

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Sources nombreuses mais bien sur il faut rendre honneur à :

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Phœnix Mars Mission, site University of Arizona

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Jet Propulsion Laboratory, site NASA

 

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25.5.2008

Zhao Xiao s’expose sur Mercure

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Zhao Xiao s’expose sur Mercure

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J’espère bien qu’un nouveau cratère ne viendra pas, dans quelques heures, s’inscrire sur le sol martien, mais au contraire que le Phœnix Mars Lander atterrira en douceur près du pôle nord martien.

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Alors peut-être pour conjurer le sort, tout en gardant un œil sur NASA TV, ce soir retournons vers Mercure à la découverte d’un cratère nouvellement nommé.

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Cratère Zhao Xiao sur Mercure ; crédit image : NASA, JUHAPL, Carnegie

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Cratère Zhao Xiao sur Mercure ; crédit image : NASA, JUHAPL, Carnegie

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Plan large : 1 018 x 2 056 pixels

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Zhao Xiao (en mémoire d’un artiste chinois du 12 ème siècle), avec ses 23 kilomètres de diamètre, et très petit par rapport aux autres cratères d’impact de Mercure. Il est visible au centre gauche de cette image et ne peut passer inaperçu par les longues trainées brillantes qui en émanent. Ce sont les éjectas de l’impact. Leur fraicheur et leur netteté indiquent l’origine très récente de ce cratère.

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Zhao Xiao est l’un des nouveaux lieux répertoriés par la sonde Messenger lors de son survol du 14 janvier 2008. Elle se trouvait alors à 19 750 kilomètres d’altitude. La résolution est de l’ordre de 500 mètres par pixel.

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Source : Messenger site

 

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Dernière minute ! Lundi 26 mai 2008 02h20

Phœnix  Mars Lander s’est posé avec succès cette nuit vers 01h53 heure locale. Tout va bien ! Il va falloir quelques heures pour recevoir la première image.

 

24.5.2008

En attendant l’arrivée de Phœnix

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En attendant l’arrivée de Phœnix

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En attendant l’arrivée de Phœnix sur Mars dans la nuit de dimanche à lundi vers 1h38 du matin, HiRISE du nom de la caméra haute résolution embarquée sur le satellite Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), nous propose un des nombreux clichés effectués par MRO dans un but de reconnaissance du terrain d’atterrissage.

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Phœnix site d'atterrissage ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Phœnix site d’atterrissage ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 669 pixels

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Plan très large : 2 048 x 1 338 pixels

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Celui-ci a été pris le 4 mai 2008 par 68,0° latitude nord et 234,9° de longitude est. Les objets d’un mètre de diamètre sont entièrement résolus.

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Comme nous l’avons vu précédemment, Phœnix sera la première sonde à se poser aussi près du pôle nord martien. Il y a encore quelques semaines, le terrain était encore recouvert de glace. Ce site a été choisi pour l’absence de gros rochers pouvant détruire la sonde lors de son contact avec le sol martien

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Voici une vue plus détaillée du terrain que va bientôt fouiller le bras robotisé de Phœnix pour en extraire des échantillons et y rechercher la présence de particules organiques. Il est caractérisé par un juxtaposition de « polygones » formés par les variations de températures de la croûte glacée du sol martien.

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Phœnix site d'atterrissage, vue détaillée ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Phœnix site d’atterrissage, vue détaillée ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 768 pixels

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Plan très large : 2 560 x 1 920 pixels

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Aux dernières nouvelles, la sonde est tout à fait prête pour conclure son voyage de dix mois et de 680 millions de kilomètres. Au sol la météo est bonne, aucun tourbillon de poussière (dust devil) ne devrait apparaître au moment crucial. Rappelons que jusqu’à présent seulement 45 % des sondes envoyées ont réussi à se poser sur Mars. Phœnix doit son nom à la reprise de la plateforme de Mars Polar Lander, sonde qui s’est écrasée en 1999 sans que les satellites d’observations martiens n’en retrouvent jamais la moindre trace.

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Donc souhaitons bonne chance au Lander et à toute l’équipe de scientifiques qui travaille sur le projet depuis maintenant 5 ans. Il vous sera possible de suivre l’arrivée en direct depuis le centre de contrôle de la NASA sur NASA TV.

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Ce soir j’ai reçu un commentaire de Chinaski qui me propose fort gentiment de partager le travail d’illustration qu’il a réalisé en vue de l’arrivée de Phœnix. Comme je trouve le résultat remarquable en voici un exemple tout à fait saisissant.

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Phœnix, vue d'artiste : crédit Chinaski

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Phœnix, vue d’artiste : crédit Chinaski

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Plan large : 1 102 x 789 pixels

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Sources nombreuses dont pour les principales :

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Phœnix Mars Mission, site NASA

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HiRISE

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Flashespace

 

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23.5.2008

43 ème survol de Titan par Cassini

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

43 ème survol de Titan par Cassini

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La NASA a publié deux clichés pris par le radar de la sonde Cassini lors de son survol au plus près du 12 mai 2008, à 1 000 kilomètres d’altitude, de la plus grosse lune de Saturne : Titan.

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Mouvement tectonique sur Titan ; crédit image : NASA, JPL

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Mouvement tectonique sur Titan ; crédit image : NASA, JPL

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Plan large : 1 024 x 666 pixels

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Plan très large : 1 457 x 947 pixels

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Pour la première fois le satellite a repéré ces trois lignes sombres bien visibles sur l’image. Une telle disposition ne peut être le fruit du hasard. Pour les scientifiques il s’agit d’allongement de crêtes qui dominent la surface de quelques centaines de mètres. Elles sont probablement apparues par suite de mouvements tectoniques du sol de Titan. Sans rapport avec la tectonique des plaques comme le connait notre Terre, de tels alignements sont dus à des tensions de la croûte de Titan dans l’axe nord-sud qui ont déclenché les trois remontées de terrain s’étalant dans l’axe est-ouest. Au vu des données radar, elles sont morcelées et fissurées ; certaines des crêtes semblent très minces. Cette zone appartient à la région montagneuse de Xanadu.

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Les éléments circulaires font penser à des cratères d’impacts, fortement érodés. Le plus visible, sombre, en bas au centre de l’image , possède un diamètre d’environ 20 kilomètres.

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Puisqu’il est question de cratères d’impacts, la deuxième image nous en propose l’observation.

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Cratères d'impacts sur Titan ; crédit image : NASA, JPL

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Cratères d’impacts sur Titan ; crédit image : NASA, JPL

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Plan large : 1 024 x 512 pixels

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Plan très large : 2 000 x 1 000 pixels

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Le cratère d’impact nouvellement découvert figure à gauche de l’image, à sa droite a été juxtaposé, à titre de comparaison, le cliché d’un autre cratère. Le nouveau cratère est seulement le quatrième clairement identifié comme tel par les scientifiques. Moins d’une centaine d’autres sont considérés comme d’éventuels cratères d’impacts et partiellement érodés. Une telle rareté par rapport aux surfaces constellées de cratères des autres lunes de Saturne s’explique facilement par la forte densité de l’atmosphère de Titan qui brise les météorites avant leur arrivée au sol. D’autre part, des processus géologiques comme l’érosion par le vent chargé de « sable », ou le cryovolcanisme les effacent.

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Les deux images couvrent chacune une région s’étendant sur 350 kilomètres de largeur. Le cratère de droite a été découvert par Cassini en 2005. Dénommé Sinlap, il possède un diamètre de 80 kilomètres pour une profondeur estimée de 1 700 mètres.

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Le nouveau cratère, qui bien sur ne porte pas encore de nom, est plus large que Sinlap avec un diamètre d’environ 120 kilomètres. Il est situé par 26° de latitude nord et 200° de longitude est dans la région, lumineuse au radar, de Dilmun. Il apparaît irrégulier, peut-être par la suite de l’effondrement d’une partie de sa jante sur le plancher du cratère. Celui-ci semble plat et deux petits points lumineux sont visibles en son centre. Les éjectas (les retombées tout autour du cratère) sont moins importants que pour Sinlap. Tout ces éléments laissent à penser aux scientifiques que le nouveau cratère est plus âgé que Sinlap.

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Source principale : Photojournal, NASA, JPL

 

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22.5.2008

Et de trois taches rouges pour Jupiter

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:40

Et de trois taches rouges pour Jupiter !

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La note d’hier était consacrée aux changements climatiques en cours sur Jupiter. Une nouvelle démonstration vient d’en être annoncée aujourd’hui par les astronomes travaillant sur le télescope spatial Hubble en concert avec ceux du télescope Keck à Hawaï : Jupiter possède maintenant trois taches rouges !

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Troisième tache rouge pour Jupiter ; Crédit image : M Wong et I de Pater, Université de Californie, Berkeley

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Sur ce cliché pris par Hubble en infrarouge sont visibles les trois taches rouges de Jupiter

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Crédit image : M. Wong et I. de Pater, Université de Californie, Berkeley

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Plan large : 1 024 x 974 pixels

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Plan très large : 1 316 x 1 252 pixels

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La nouvelle venue se trouve à l’ouest de la grande tache, dans la même latitude de bande de nuages. Plus petite que les deux autres, elle a été observée par Hubble les 9 et 10 mai dernier. Les mesures réalisées en infrarouge par le Keck confirment qu’elle domine, comme les deux autres taches, de 8 kilomètres la haute atmosphère de Jupiter. Les chercheurs présument que le même phénomène a modifié sa couleur, à l’origine blanche, en rouge. Les vents sont suffisamment violents pour faire remonter des profondeurs de l’atmosphère jupitérienne des gaz (dont du méthane) qui, par un processus chimique encore inconnu, apparaissent rouge sous le rayonnement solaire.

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Autres modifications, la petite tache rouge (LRS) semble devenir plus pâle alors que la grande tache (GRS) plus rouge foncé. La bande de nuages au nord de GRS encore relativement calme il y a un an, démontre maintenant la présence de nombreux tourbillons.

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Si les taches poursuivent leurs routes sans modification, la nouvelle tache et GRS se rencontreront en août. La nouvelle tache sera alors soit repoussée, soit absorbée par la grande tache. LRS passera elle, comme il y deux ans, au sud de GRS en juin prochain.

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Le premier astronome a annoncer de futurs changements climatiques pour Jupiter, après avoir observer les clichés de Hubble en 1994, fut Philippe S. Marcus professeur de dynamique des fluides à l’Université de Californie, Berkeley. Selon lui, Jupiter devait se réchauffer d’environ 10° principalement dans la zone équatoriale et au pôle sud ; les premiers effets devaient en être visibles dès 2006 (LRS est apparue au printemps 2006).(Les températures de surface sur Jupiter varient de +460° C à -180° C, source : PGJ Astronomie)

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Marcus se demande si les changements actuels sont dus au réchauffement prévu. En tout cas « quelque chose d’inhabituel s’est produit » commente-t-il. L’atmosphère de Jupiter est un sujet d’observation tout à fait passionnant et plein de surprises.

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Les membres de l’équipe d’Hubble étaient : Imke de Pater, Phil Marcus, Mike Wong et Xylar Asay-Davis tous de l’Université de Californie, Berkeley ainsi que Christopher Go des Philippines. Pour l’équipe du Keck, nous retrouvons Pater et Wong auxquels se rajoutent Conor Laver, lui aussi de l’UC, Berkeley et Al Conrad du télescope Keck. La contribution d’amateurs a été très précieuse pour ces recherches.

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Sources principales :

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Hubblesite, NASA

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Keck Observatory

 

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