Du ciel et de la terre

14.5.2008

Où, des rayons X à la radio, nous est dévoilée la plus jeune supernova connue !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

Où, des rayons X à la radio, nous est dévoilée la plus jeune supernova connue !

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Deux articles signés par la même équipe d’astronomes (David A. Green du Cavendish Laboratory, Cambrige, UK - Stephen P. Reynolds et Kasimierz J. Borkowski, tous deux du Department of Physics, North Carolina State University, Raleigh – Una Hwang, Ilana Harrus, et Robert Petre, les trois du Goddard Space Flight Center, NASA) vont être publiés : l’un par les annales mensuelles de la Royal Astronomical Society, l’autre par les Astrophysical Journal Letters. Ils annoncent la découverte de la plus récente supernova de notre galaxie.

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G1.9+0,3 et sa situation dans le plan galactique ; crédit image : Axel Mellinger, Chandra

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G1.9+0,3 et sa situation dans le plan galactique ; crédit image : Axel Mellinger, Chandra

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Plan large : 1 200 x 800 pixels

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L’histoire débute en 1985 quand Green utilisant le radiotélescope VLA (Very Large Array) de la NRAO, découvre, près du centre galactique, à 28 000 années lumière de nous dans la constellation du Sagittaire, les restes de l’explosion d’une supernova. Très petits, la supernova, dénommée G1.9+0,3, est estimée alors être âgée d’environ 400 jusqu’à un millier d’années.

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En 2007, l’objet est ciblé cette fois dans la gamme des rayons X pour 14 heures d’observations par le télescope spatial Chandra de la NASA. A la grande surprise de Reynolds, qui mène l’étude, l’objet apparaît 16 % plus étendu que sur les images du VLA réalisée 22 ans plus tôt. Il fallait revoir l’âge de la supernova.

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Des observations complémentaires ont été effectuées récemment par le VLA. Conclusion : G1.9+0,3 est estimé n’avoir seulement que 140 ans devançant ainsi la dernière supernova intra-galactique repérée dans les annales humaines : Cassiopeia A vers 1680 (Voir dernière note sur Cassiopée A du 20 décembre 2007).

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G1.9+0,3 vu aux rayons X et en fréquences radio ; crédit image : NASA, CXC, NSF, NRAO, VLA et autres

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G1.9+0,3 vu aux rayons X et en fréquences radio ; crédit image : NASA, CXC, NSF, NRAO, VLA et autres

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Plan large : 720 x 720 pixels

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Sur cette image composite sont figurés les enregistrements radio réalisés par le VLA en 1985 en bleu et ceux de 2008 en jaune ; les rayons X par Chandra en orange. La différence de taille entre les images apporte la preuve de l’expansion de la supernova et permet le calcul de son âge estimé à environ 140 ans

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Si les astronomes observent très facilement des supernovae dans les autres galaxies jusqu’à des distances très lointaines de l’Univers, curieusement celles situées dans notre Voie Lactée sont rares, loin des trois par siècle prédites par la théorie. A tel point que les scientifiques envisagent des théories pouvant expliquer pourquoi les supernovae sont moins nombreuses dans notre galaxie que dans le reste de l’Univers.

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L’éclat lumineux de l’explosion d’une supernova ne passe pas inaperçu surtout à une distance aussi faible. Pourtant les annales ne mentionnent aucun événement particulier dans le ciel de cette époque. Si la lumière de l’explosion disparaît au bout de quelques jours, son souffle reste visible pendant des milliers d’années dans les gammes des rayons X et des ondes radio. Les scientifiques expliquent l’anonymat de G1.9+0,3 par sa situation très proche du centre galactique. Son flash a été éteint par les épais nuages de gaz et de poussières qui nous séparent du centre de notre Voie Lactée.

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La découverte est importante tout d’abord pour l’explication du nombre restreint de supernovae récentes. Il devient inutile d’ébaucher des théories compliquées alors qu’elles sont tout simplement cachées par la matière même de la Voie Lactée que nous ne pouvons observer que par la tranche et non de l’extérieur.

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Ensuite, les chercheurs ont l’occasion ainsi d’étudier en direct pour la première fois une supernova adolescente, alors que d’habitude ils observent des bébés supernovae dans les autres galaxies ou des supernovae plus anciennes plus proches de nous. Et comme toute nouvelle découverte, les surprises ne manquent pas et aboutissent à de nouveaux questionnements. En effet, les vitesses de déplacement des débris et l’extrême énergie des particules émises sont sans précédent avec tout ce qui a été enregistré jusqu’à présent dans notre galaxie.

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Longtemps ignoré, G1.9+0,3 va maintenant être souvent à la une de l’actualité astronomique !

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Sources principales :

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Chandra X-ray Observatory

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National Radio Astronomy Observatory

 

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