Du ciel et de la terre

21.5.2008

Des taches rouges à la loupe

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

Des taches rouges à la loupe

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Cette nuit, comme beaucoup de sites des grands télescopes abordent le même sujet, la capture par surprise des tous premiers instants de l’explosion d’une supernova SN 2008D dans la galaxie NGC 2770, je préfère aborder un autre sujet.

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Petite tache rouge de Jupiter ; Crédit image : NASA, JHUAPL, Southwest Research Institute

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Plan large : 1 043 x 1 107 pixels

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Vue combinée à partir des données de la sonde New Horizon et du télescope spatial Hubble de la petite tache rouge de Jupiter. Les couleurs sont presque identiques à celles du visible.

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Dirigeons-nous vers Jupiter, la plus importante des planètes de notre système solaire. Un article à paraître en juin dans Astronomical Journal nous permet de revisiter la « petite tache rouge » de Jupiter (LRS = Little Red Spot). (voir dernière note sur le sujet du 25 mars 2007)

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Bref rappel historique : LRS est née de la fusion de trois petites tempêtes blanches, observées depuis les années 30, en 1998 et en 2000. En 2005, elle s’est brusquement parée de rouge comme sa grande sœur la grande tache rouge (GRS pour Great Red Spot)

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Les scientifiques ont combiné les informations recueillies par la sonde New Horizon, en route vers Pluton, lors de son survol en février 2007 à celles enregistrées depuis l’espace par le télescope Hubble et celles depuis la Terre par le Very Large Telescope de l’ESO au Chili.

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Petite tache rouge de Jupiter, direction et force des vents ; Crédit image : NASA, JHUAPL, Southwest Research Institute

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Plan large : 1 043 x 1 028 pixels

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Les chercheurs ont enregistré la vitesse des vents au sein de LRS, ils atteignent entre 155 et 190 mètres par seconde, soit plus de 600 km/h ! Sur la carte ci-dessus les scientifiques ont figuré par des vecteurs la direction et la force des vents de l’anticyclone qui atteint un diamètre similaire à celui de la Terre.

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Pour le Dr Andrew F. Cheng, Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory (JHUAPL), responsable de l’équipe scientifique : « cette tempête est encore en voie de développement et quelques uns des changements restent mystérieux. L’ensemble des données recueillies nous donne des informations sur la structure et la composition de LRS et nous attendons d’en apprendre beaucoup plus sur la manière dont ces grandes perturbations atmosphériques se forment dans l’ensemble du système solaire ».

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Les nouvelles observations confirment que les structures thermiques, la vitesse des vents, les nuages, et les caractéristiques de LRS sont similaires à celles de GRS. Les deux anticyclones s’étendent dans la stratosphère bien au-dessus des autres tempêtes plus petites.

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La vitesse des vents de LRS est en augmentation depuis les observations réalisées lors du passage de Galileo il y a sept ans. Ce qui renforce la théorie qui explique le changement de couleur de LRS par l’apport de matériel non encore déterminé provenant des profondeurs de l’atmosphère jupitérienne.

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Depuis plusieurs années Jupiter nous montre des signes de profondes modifications. La GRS diminue régulièrement de taille. La zone active équatoriale du sud s’est éloignée de la grande tâche rouge devenue isolée. Dans cette zone est apparue une tempête au nord de la LRS. Beaucoup des nuages de Jupiter montrent des modifications spectaculaires de leurs aspects.

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Les scientifiques s’interrogent sur l’évolution future des deux taches rouges. Ils notent que les interactions de LRS avec la zone tropicale où figure la nouvelle tempête mentionnée ci-dessus, et celle située au sud de LRS pourrait bien permettre une inversion des tailles des taches : LRS se transformera-t-elle en GRS et inversement ?

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La surveillance de Jupiter dans les années à venir pourrait apporter encore bien des surprises…

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Outre A.F. Cheng, les autres auteurs de l’article sont : A.A. Simon-Müller (NASA, Goddard Space Flight Center), H.A. Weaver (JHUAPL), K.H. Baines, G.S. Horton, P.A. Yanamandra-Fisher (tous trois du Jet Propulsion Laboratory, NASA), O. Mousis (Institut UTINAM, CNRS), E. Pantin (Centre d’études atomiques, Saclay), L. Vanzi (ESO), L.N. Fletcher (Clarendon Laboratory, University of Oxford, UK), J.R. Spencer (Southwest Research Institute), S.A. Stern (NASA), J.T. Clarke (Boston University), M.J. Mutchler et K.S. Noll (tous deux de Space Telescope Science Institute).

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Crédit images : NASA, JHUAPL, Southwest Research Institute

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Source : JHUAPL

 

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