Du ciel et de la terre

28.5.2008

Un anneau inédit autour d’un magnétar

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

Un anneau inédit autour d’un magnétar

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Lorsqu’une étoile supermassive arrive en fin de vie (très courte au demeurant eu égard à la longévité d’une étoile comme notre Soleil) elle explose en supernova. Le cœur rabougri de l’étoile morte est appelé une étoile à neutrons, où la matière est tellement dense qu’elle ne peut subsister que sous forme de neutrons.

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Il arrive, sans que la théorie n’en explique clairement le processus, que certaines étoiles à neutrons présentent une activité dans la gamme des rayons X et possèdent d’énormes champs magnétiques, si intenses qu’elles ont été surnommées des magnétars.

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L’une d’entre elle, SGR 1900+14, a défrayé la chronique astronomique en 1998 en émettant la plus grosse émission en rayons gamma jamais enregistrée à cette époque. Elle était alors seulement la quatrième magnetar répertoriée.

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Localisation de SGR 1900+14 dans la Voie Lactée ; source : NASA

Localisation de SGR 1900+14 dans la Voie Lactée ; source : NASA

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Plan large : 720 x 486 pixels

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SGR 1900+14 est située à 20 000 années lumière de nous, dans la constellation de l’Aigle, à la limite de celle du Sagittaire. Certaines sources par comparaison avec les annales astronomiques chinoises l’identifie à la luminosité observée par les chinois il y a 1 600 ans, mais rien n’est sur.

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Cette semaine SGR 1900+14 est à l’honneur dans un article publié par Nature et ayant pour auteur principal Stéphanie Wachter du NASA, Spitzer Space Science Center, Caltech.

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Wachter en consultant les archives enregistrées en infrarouge par le télescope spatial de la NASA, Spitzer, s’est aperçue que le magnétar était entouré d’un anneau, non encore reconnu auparavant.

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Si les anneaux sont très habituels, celui-ci est le premier à être découvert autour d’un magnétar. Il ne peut être détecté que dans certaines longueurs d’ondes infrarouge, ce qui explique qu’il soit passé jusqu’à présent inaperçu.

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De forme oblongue, il s’étend sur 7 x 3 années lumières. Il ne peut-être le résultat de la supernova originale, mais plus surement de l’explosion de 1998. Tout d’abord, les chercheurs ont pensé qu’il s’agissait de l’écho infrarouge de l’onde de choc de 1998 se propageant dans les poussières interstellaires. Mais des observations ultérieures ont prouvé que l’anneau était stable par rapport au magnétar. Il se serait formé à partir des nuages de poussières existant. Ce qui est un phénomène très rare et en tout cas jamais observé jusqu’à présent.

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La détection de l’anneau dans certaines longueurs d’ondes infrarouge uniquement, laisse à penser qu’il n’est pas « éclairé » par la magnétar elle-même, invisible dans ces fréquences, mais plutôt par la lumière des jeunes étoiles massives voisines.

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L’observation des ces étoiles voisines est au programme des scientifiques. Ils se demandent à partir et jusqu’à quelle masse une étoile massive mourante peut se transformer en magnétar lors de son explosion en supernova. Déterminer la masse des étoiles voisines permettra peut-être d’estimer celle d’origine de SGR 1900+14

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SGR 1900+14 en infrarouge par Spitzer ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, S Wachter (Caltech SSC)

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SGR 1900+14 en infrarouge par Spitzer ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, S Wachter (Caltech SSC)

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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L’image ci-dessus est composite. Prise dans différentes longueurs d’ondes infrarouge, l’anneau est centrée sur SGR 1900+14 (non visible sur le cliché) et éclairé par le rayonnement des jeunes étoiles voisines

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Pour une étoile morte, SGR 1900+14 présente des signes d’activités fort étonnants et va susciter encore bien des observations dans l’avenir par les astronomes.

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Les autres signataires de l’article sont : Chryssa Kouveliotou (NASA, Marshall Space Flight Center), Enrico Ramirez-Ruiz (University of California, Santa-Cruz), V. Dwarkadas (University of Chicago), J. Granot (University of Hertfordhire, UK), S.K. Patel (Optical Sciences Corporation, Huntsville, Alabama), D. Figer (Rochester Institute of Technology, New York).

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Source principale : Spitzer, site NASA.

 

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