Du ciel et de la terre

29.6.2008

De Chesapeake Bay aux profondeurs martiennes

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:40

De Chesapeake Bay aux profondeurs martiennes

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De Chesapeake Bay aux profondeurs martiennes

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Impact Chesapeake Bay; illustration: The Virginian-Pilot

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Une équipe de scientifiques menée par Gregory Gohn de l’US Geological Survey, Reston, Virginie, vient de publier dans Science un article aux conséquences théoriques inattendues sur un ancien cratère d’impact de 90 kilomètres de diamètre maintenant recouvert de sédiments.

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L’événement a pour cadre l’actuelle Baie de Chesapeake en Virginie mais un retour d’environ 35 millions d’années dans le passé s’impose. D’après les calculs des géologues, un objet d’environ 2 kilomètres de diamètre s’est écrasé à une vitesse de l’ordre de 10 km/seconde dans une zone sédimentaire recouverte de 200 à 300 m d’eau douce.

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L’impact a formé un cratère transitoire de 20 km de diamètre, profond de 7 kilomètres. Pendant les premières 20 secondes sont éjectés les matériaux volatilisés et se crée un raz de marée. La roche, contrairement à ce que l’on peut croire, choquée, à des propriétés élastiques, le plancher du nouveau cratère remonte de 5 kilomètres. 40 secondes après l’impact un immense glissement de terrain, emporte des lèvres du cratère en train de s’effondrer vers son centre un bloc de granit de 275 mètres d’épaisseur.

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Six minutes après l’impact, l’eau est revenue, a envahi le cratère, apportant des éjectas retombés dans d’immenses remous surchargés de vapeur.

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Dix minutes après l’impact, les glissements de terrain ont cessé, le cratère principal atteint 38 kilomètres, entouré d’un anneau de débris large d’une quarantaine de kilomètres. L’impact a surchauffé la zone à 375 ° C tuant toute forme de vie.

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E impact Chesapeake Bay; illustration: Gohn et autres, Science

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E impact Chesapeake Bay; illustration: Gohn et autres, Science

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Pourtant les géologues, lors d’un forage, ont trouvé à 1,4 km de profondeur des cellules vivantes dans une zone où les roches semblent avoir été brisées par l’impact ou ses suites.

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Pour Marie Voytec (USGS), autre membre de l’équipe, ces roches ont été choquées, ce qui les a rendu friables. En outre, la violence de l’événement à entraîné de la surface des matières carbonées d’origine végétale et d’autres formes de vie vers de grandes profondeurs ainsi que de l’eau vaporisée, y créant des niches où la vie peut subsister.

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Ainsi les impacts ne sont pas aussi destructeurs de vie que prévus. Cette idée, continue Voytec, est « une bonne nouvelle pour les planétologues à la recherche de vie sur Mars ». La planète rouge a en effet été longtemps bombardée par les météorites. Il est possible que la vie locale ait pu se réfugier en grande profondeur dans des niches écologiques analogues à celle de la Baie de Chesapeake, et échapper ainsi à l’intense et mortel rayonnement ultraviolet de surface.

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Le lander Phœnix, actuellement sur Mars, doit creuser une tranchée d’une cinquantaine de centimètres de profondeur. Il n’a pas pour vocation de rechercher des traces de vie mais de réaliser des analyses chimiques. Et Voytec de conclure, « lorsque nous creuserons profondément la surface martienne, nous trouverons des choses… »

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Source : NewScientistSpace

 

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