Du ciel et de la terre

21.7.2008

Où comment regarder dans un plat de lentilles

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Où comment regarder dans un plat de lentilles

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Pour bien comprendre l’article de cette nuit il est bon de préciser les éléments de base.

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Nous avons pu souvent rencontrer au fil des notes les initiales SDSS pour Sloan Digital Sky Survey. Utilisant un télescope optique de 2,5 mètres aux États Unis, ce projet à pour vocation de rassembler sur un quart de la voûte céleste les images du ciel afin de dresser une carte tridimensionnelle de plus d’un million de galaxies et de quasars éloignés. Ce catalogue en cours d’élaboration est une source d’information très riche pour les astronomes. La première version SDSS 1 en 2005 a livré à la communauté scientifique les références de 200 millions d’objets célestes avec analyse spectrale de 675 000 galaxies, 90 000 quasars et 150 000 étoiles !

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Le SLACS (Sloan Lens ACS) est un autre projet qui combine les données fournies par le SDSS avec celles enregistrées en haute résolution par le télescope spatial Hubble pour étudier très précisément les lentilles gravitationnelles mises en évidence par le SDSS.

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Le phénomène des lentilles gravitationnelles a été prédit par Albert Einstein dans un article de 1936 comme conséquence théorique de sa thèse sur la relativité générale. A cette époque, aucun instrument d’observation n’était assez puissant pour prouver par les faits la véracité de ses conclusions. Il faudra attendre 1979 pour que la première lentille gravitationnelle soit découverte !

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Une lentille gravitationnelle ressemble assez au phénomène d’un mirage sur Terre mais se produisant sur des distances de plusieurs milliers d’années lumières ! Lorsque deux galaxies se trouvent précisément alignées par rapport à nous, le champs gravitationnel de la galaxie la plus proche déforme l’image de celle située en arrière plan sous forme d’arcs, voir même d’un anneau complet, dit « anneau d’Einstein ». Cliquez « ici » pour visionner une animation expliquant le phénomène des lentilles gravitationnelles, le texte est en anglais mais les images sont explicites. L’image grossie de la galaxie lointaine est ainsi jusqu’à 30 fois plus brillante que celle de l’originale.

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Une équipe internationale d’astronomes composée de Adam S. Bolton (University of Hawaï, Institute for Astronomy), Dr LVE Koopmans (Kapteyn Instituut, Groningen, Pays-Bas), Prof Tommaso Treu (University of California, Santa Barbara), Dr. Raphael Gavazzi (Institut d’Astrophysique de Paris), Dr. Leonidas A. Moustakas (JPL-Caltech) et le Dr. Scott Burles (MIT) voit deux articles présentant leurs principaux résultats, obtenus grâce au SLACS, publiés dans les livraisons d’août et de septembre d’Astrophysical Journal.

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Lentille gravitationnelle ; crédit image : A. Bolton (UH IfA), NASA, ESA

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Lentille gravitationnelle ; crédit image : A. Bolton (UH IfA), NASA, ESA

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Plan large : 867 x 651 pixels

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Voici, à titre d’exemple, l’une des réalisations effectuées dans le cadre du SLACS. Pour l’anneau gravitationnel SDSSJ1430, la galaxie lointaine grossie est figurée en bleu entourant la galaxie du premier plan. La taille de l’image correspond à 6′ d’arc soit 300 fois plus petite que la pleine lune. Les petites images à gauche servent d’étalon. Celle du haut correspond à la galaxie éloignée si elle était vue directement sans effet de lentille, de même celle du centre pour la galaxie du premier plan, et enfin celle du bas à la galaxie éloignée déformée par l’effet de lentille.

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Les travaux des astronomes portent sur une analyse globale de 70 de ces lentilles.

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Tableau de 60 lentilles gravitationnelles ; crédit image : A. Bolton (UH IfA), NASA, ESA

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Tableau de 60 lentilles gravitationnelles ; crédit image : A. Bolton (UH IfA), NASA, ESA

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Plan large : 1 000 x 685 pixels

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Le tableau ci-dessus répertorie 60 des lentilles analysées par le SLACS. En jaune et rouge est figurée la galaxie d’avant-plan, en bleu la plus éloignée déformée par la lentille. En partant du haut à gauche, elles sont classées en fonction de leur distance croissante avec la Terre.

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Les calculs des scientifiques en combinant les données du SDSS et de Hubble ont permis de déduire les distances entre chaque paire de galaxies puis la masse des galaxies. Le rapport brillance-masse galaxie est important pour la connaissance globale de la masse de l’Univers. Les chercheurs tenant compte de la vitesse des galaxies peuvent envisager la quantité de matière noire (cette masse de matière baryonique, de particules physiques non encore identifiées et manquantes à l’observation) propre à chaque galaxie. Ils ont constaté que le rapport masse de matière noire-nombre des étoiles augmente systématiquement lorsque l’on passe d’une classe de galaxies moyennes à une classe de plus grandes galaxies.

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Source principale : University of Hawaï, Institute of Astronomy

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Pour en savoir plus :

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SDSS

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SLACS

 

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20.7.2008

Saturne, Janus et Pandore

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Saturne, Janus et Pandore

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Saturne, Janus et Pandore en infrarouge ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Saturne, Janus et Pandore en infrarouge ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 014 x 1 014 pixels

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Une magnifique image pour terminer cette semaine. Elle a été prise le 18 juin 2008, dans le spectre infrarouge, d’une distance de 1,1 millions de kilomètres par la sonde Cassini. La résolution sur Saturne est de l’ordre de 62 km/pixels.

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Cherchez bien sur le plan large deux lunes sont discernables : Janus (171 km de diamètre), au centre, au dessus du plan des anneaux et à sa gauche, un peu plus proche du bord supérieur des anneaux, le petit point est Pandore (81 kilomètres de diamètre).

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Source : CICLOPS

 

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19.7.2008

Mars on line

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Mars on line

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Phone on Mars, (détail) ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona, THEMIS

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Phone on Mars, (détail) ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona, THEMIS

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Allo ! Vous voulez téléphoner sur Mars, c’est possible : les infrastructures sont sur place. Maintenant, je serai très curieux de voir le visage de votre interlocuteur !

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Ce combiné téléphonique a été photographié par la caméra THEMIS installée sur la sonde Mars Odyssey de la NASA par 20,4° de latitude nord et 243,5° de longitude est sur la surface de la planète rouge.

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Deux cratères alignés sur un graben (fossé d’effondrement d’origine tectonique) suffisent à nous donner l’illusion de contempler un combiné téléphonique géant, puisque la résolution au sol est de l’ordre de 18 mètres par pixel ! Voici le plan original d’où j’ai agrandi le détail ci-dessus :

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Phone on Mars ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona, THEMIS

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Phone on Mars ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona, THEMIS

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Plan large : 1 343 x 2 768 pixels

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Source : THEMIS, University of Arizona

 

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18.7.2008

Une nova au rayon X

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:10

Une nova au rayon X

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Le satellite de l’ESA, XMM-Newton, lors d’un changement de position entre deux cibles, le 9 octobre 2007, a enregistré une source lumineuse en rayonnements X là où logiquement rien ne devait être remarquable sinon une petite étoile de la Constellation de la Poupe cataloguée sous la référence : USNO-A2.0 0450-033639.

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V598 Puppis ; crédit image : ESA, XMM-Newton, EPIC, Digital Sky Survey et autres

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V598 Puppis ; crédit image : ESA, XMM-Newton, EPIC, Digital Sky Survey et autres

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Dans cette illustration, sur le fond du ciel photographié par le programme Digital Sky Survey ont été superposés les contours du rayonnement X enregistrés par XMM-Newton

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Agissant rapidement, Andy Read de l’Université de Leicester et Richard Saxton de l’ESA, (ESAC en Espagne), ont prévenu par internet la communauté scientifique pour que les astronomes observent la zone d’où émanait le rayonnement X. Le relais a été pris par le télescope Magellan-Clay de 6,5 mètres du Las Campanas Observatory au Chili. USNO-A2.0 0450-033639 avait augmenté de luminosité d’un ordre de grandeur de 600 ; l’analyse de sa lumière concluait qu’elle avait connu une explosion de type nova.

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Les novae sont habituellement associées à la présence d’une naine blanche (le cœur dense et à vif d’une étoile en fin de vie) qui s’accapare la matière d’une étoile compagne. Lorsque suffisamment de matière s’est agglutinée sur la naine blanche, celle-ci redémarre brusquement ses réactions thermonucléaires libérant une explosion cataclysmique.

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L’événement est déjà important en soi mais, de plus, la théorie montrait une anomalie dans l’observation de cette nova. L’apparition du rayonnement X ne peut-être détectée que plusieurs jours après l’explosion, le nuage des débris créés par l’explosion le rendant temporairement inobservable. Or aucune nova n’avait été repérée dans cette région du ciel.

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Saxton a alors interrogé le robot d’inspection du ciel ASAS pour vérification des données. Les scientifiques du projet ASAS ont alors bien trouvé dans les archives enregistrées par leur programme de surveillance du ciel, l’augmentation de luminosité de USNO-A2.0 0450-033639, le 5 juin 2007. Elle était clairement visible, même à l’œil nu ! Cette nuit-là aucun des astronomes professionnels et amateurs qui balaient pourtant régulièrement le ciel à la recherche des novae ne l’a vue. Il leur aurait suffit de délaisser leurs télescopes et de lever les yeux vers la Constellation de la Poupe pour la découvrir!

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Ironie du sort, la nova, maintenant dénommée V598 Puppis, est l’une des plus brillante novae depuis une décennie. Et personne ne l’a remarquée lors de son éclat maximum! Depuis sa découverte par XMM-Newton, V598 Puppis a attiré le regard des télescopes et des scientifiques. La moisson des résultats est très prometteuse pour la science.

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Les novae sont dites étoiles variables car elle connaissent périodiquement le même phénomène d’augmentation de luminosité engendré par le cycle continuel d’arrachement de matière à leur compagnon prolongé par une nouvelle explosion. Leur étude est très importante pour la connaissance des phénomènes stellaires. Read insiste sur l’importance de la contribution des amateurs dans les programmes de recherche sur les novae, au moins aussi importante que celle des professionnels.

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Grâce à XMM-Newton l’histoire se termine bien mais les scientifiques se demandent si d’autres novae similaires sont ainsi passées inaperçues des observateurs.

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XMM-Newton : vue d'artiste C. Carreau ; crédit : ESA

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XMM-Newton : vue d’artiste C. Carreau ; crédit : ESA

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Plan large : 1 024 x 768 pixels

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Plan très large : 2 500 x 1 875 pixels

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Read et Saxton ont publié le résultat de leurs travaux dans Astronomy and Astrophysics.

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Source : ESA Space Science

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17.7.2008

KO pour Baby Red Spot

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KO pour Baby Red Spot

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Dans la note du 8 juillet 2008, le suspens était à son comble : Baby Red Spot, la troisième tache rouge de Jupiter apparue en début d’année allait -elle survivre à sa collision frontale avec la grande tache rouge (GRS pour Great Red Spot) ?

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Comme annoncé, le télescope spatial Hubble a suivi l’événement pour nous !

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3 puis 2 taches rouges jupitériennes ; crédit image : NASA, ESA, et autres

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3 puis 2 taches rouges jupitériennes ; crédit image : NASA, ESA, et autres

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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Voici trois clichés pris en lumière « visible » par la caméra Wide Field Planetary Camera 2 de Hubble les 15 mai, 28 juin, et 8 juillet 2008.

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Sur les deux premiers nous pouvons contempler les trois taches rouges proches les unes des autres. Red Spot Junior, la deuxième tache, issue de la colorisation en rouge de Ovale BA début 2006, passe sans encombre pour la deuxième fois de son existence, juste sous la Grande Tache Rouge. Par contre nous pouvons suivre l’avancée inexorable de la troisième tache vers la grande.

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Le troisième cliché nous montre le résultat de la collision. Baby Red Spot ne mérite plus son nom. Elle apparaît à l’est de la grande tache, très déformée et ne possédant plus qu’une couleur pâle très commune aux autres taches de Jupiter.

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Maintenant, Jupiter ne possède plus que deux taches rouges. Laissons aux scientifiques le travail d’analyse de la rencontre sportive, pendant que nous espérons voir peut-être dans le futur naître un nouveau challenger au titre éminent de tache rouge jupitérienne ! Jupiter ne cesse jamais de nous étonner !

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Source : Hubblesite

 

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16.7.2008

Où il est question d’une pivoine lumineuse dans les ténèbres

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Où il est question d’une pivoine lumineuse dans les ténèbres

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Dans le bestiaire stellaire, il existe des monstres extrêmement rares qui, par ailleurs, défient la théorie. Le plus bel exemple en est Eta Carinae (voir note du 24 avril 2006) qui, avec une luminosité équivalente a celle de 4,7 millions de soleils, est virtuellement l’étoile la plus brillante de la Voie Lactée.

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Un article à paraître dans Astronomy et Astrophysics vient apporter une nouvelle lumière, c’est le cas de l’écrire, sur un autre de ces monstres cosmiques. WR 102ka est une super-géante bleue en fin de vie, de type Wolf-Rayet, située à un peu plus de 26 000 années lumière de nous dans la constellation du Sagittaire, près du centre galactique. Bien que déjà répertoriée, grâce à l’étude dirigée par Lidia Oskinova, Andreas Barmiske et Wolf-Rainer Hamann, tous trois de l’Université de Postdam en Allemagne, WR 102ka vient de crever l’écran du firmament.

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Pour ce faire, les astronomes ont utilisé la puissance du télescope spatial infrarouge de la NASA : Spitzer ainsi que, toujours en infrarouge, le New Technology Telescope de l’ESO ((European Southern Observatory) au Chili. La technologie infrarouge permet de scruter le centre galactique opaque dans le visible par l’accumulation des poussières et des gaz qui nous en séparent.

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En infrarouge WR 102ka a démontré toute sa splendeur. La voici, entourée d’un cercle, sur cette image composite. Les couleurs correspondent aux différentes longueurs d’ondes infrarouge enregistrées par Spitzer.

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Nébuleuse de la Pivoine ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, L. Oskinova (Université de Postdam, Allemagne)

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Nébuleuse de la Pivoine ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, L. Oskinova (Université de Postdam, Allemagne)

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels (7,36 MO)

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Résultat des calculs : l’étoile fait partie du club très fermé des très grosses étoiles puisque sa masse estimée est comprise entre 150 et 200 masses solaires. Son diamètre est de 100 fois celui de notre Soleil, c’est à dire qu’à sa place dans le système solaire, elle occuperait jusqu’à l’orbite de Mercure !

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Grosse étoile implique forte luminosité : WR 102ka brille autant que 3,2 millions de soleils réunis. Elle est donc la deuxième étoile la plus brillante de notre galaxie, encore que l’imprécision des mesures lui permet potentiellement de détrôner Eta Carinae de son titre.

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De tels monstres sont instables (note de l’auteur : il est possible qu’elle soit, comme il est supposé pour Eta Carinae, formée de deux étoiles très proches l’une de l’autre) et n’ont une vie qu’éphémère à l’échelle du Cosmos. Elle est de type Wolf-Rayet c’est à dire qu’elle expulse, lors de crises pouvant durer plusieurs heures, de violents jets de particules, principalement des poussières, dans l’espace, à la vitesse colossale de 1,6 millions de km/h. Vu par Spitzer, son environnement ressemblant à une fleur, l’équipe de scientifiques l’a surnommée la Nébuleuse de la Pivoine.

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Finalement, dans un avenir proche, pas plus de quelques millions d’années, la belle pivoine explosera dans une gigantesque supernova dont le souffle détruira complètement son environnement. Ainsi finissent les fleurs géantes après avoir réensemencer l’espace de la matière synthétisée dans leurs brûlantes entrailles. Plus généralement, les ondes de choc des supernovas se heurtant aux nuages intersidéraux froids de gaz et de poussières permettent, en les contractant, la génération de nouvelles étoiles.

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Il est fort probable, remarquent les auteurs de l’article, que d’autres monstres stellaires, sont, comme la Nébuleuse de la Pivoine, encore cachés à notre vue, dans les cocons de poussières du centre de notre Voie Lactée.

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Source : site Spitzer, NASA

 

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15.7.2008

Mars : Echus Chasma

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Mars : Echus Chasma

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Avant de nous rendre en excursion sur Mars, il est bon de consulter la carte locale.

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Echus Chasma, carte locale; crédit : FU Berlin, MOLA

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Echus Chasma, carte locale; crédit : FU Berlin, MOLA

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Plan large : 1 024 x 896 pixels

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Plan très large : 1 653 x 1 446 pixels

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Echus Chasma est une incision de 100 km de long pour 10 km de large dans le haut plateau Lunae Planum au nord de Valles Marineris, le « Grand Canyon » martien. Cette région est considérée comme l’une des plus importante source d’eau de la planète rouge. Elle a engendré Kasei Valles qui s’étend sur plus de 3 000 km au nord de Echus Chasma. Voir note du 6 septembre 2006 et sa carte montrant l’imbrication des deux systèmes.

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Echus Chasma; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Echus Chasma; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 1 024 x 568 pixels

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Plan très large : 2 705 x 1 500 pixels

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Cette image a été enregistrée par la caméra haute résolution stéréo (HRSC) installée sur la sonde Mars Express de l’ESA, le 25 septembre 2005 par 1° de latitude Nord et 278° de longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 17 mètres par pixels.

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Echus Chasma plan large; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Echus Chasma plan large; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 1 024 x 619 pixels

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Plan très large : 2 482 x 1 500 pixels

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Voici un plan plus large de la région enregistré par Mars Express. Le premier cliché correspond à la zone supérieure de celui-ci, le Nord est à droite.

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Il nous permet de détailler la morphologie des terrains.

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Dans la zone 1, les petites vallées ont en moyenne 10 km de long pour une profondeur d’un km. Kasei Valles s’enfonce elle jusqu’à 4 kilomètres de profondeur dans l’épaisseur du haut plateau Lunae Planum.

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L’éminence en forme de faucille, au centre de l’image dans la zone 2, est un dyke de 25 km de long. Comme sur Terre, il s’agit de remontées magmatiques dans les fissures des terrains supérieurs. Ils sont très résistant à l’érosion.

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Zone 3, deux cratères d’impact de 8 km de diamètre sont situés au sud-est du dyke. Le plus oriental a été érodé lors de la formation de la vallée. Une grande partie s’est effondrée et ses débris ont été emportés par les flux.

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Zone 4 sont remarquables toutes une série de petites vallées qui ressemblent fort à un réseau de drainage des eaux sur Terre.

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Enfin Zone 5 , la partie la plus orientale de Echus Chasma, la falaise atteint un dénivelé impressionnant de 4 000 mètres. Au moins une fois dans l’histoire de Mars, de gigantesques chutes d’eau ont plongé de cette hauteur ! Le plancher de la vallée a plus tard été envahi par des écoulements de laves basaltiques.

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Echus Chasma plan large, altimètrie; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G Neukum)

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Echus Chasma plan large, altimètrie; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G Neukum)

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Plan large : 1 024 x 619 pixels

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Plan très large : 2 482 x 1 500 pixels

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HRSC a réalisé lors de la prise de ce plan large des mesures précises d’altimétrie qui permettent d’établir des cartes, d’apprécier l’ampleur des dénivelés et d’en déduire une partie de l’histoire géologique martienne. L’échelle choisie est le mètre.

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Le débat est ouvert entre planétologues martiens quand à l’origine de ces écoulements spectaculaires : pluies torrentielles, remontée de magma faisant fondre la glace d’eau souterraine, volcanisme et réchauffement climatique général de la planète, les pistes ne manquent pas.

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Après les explications scientifiques, il est temps de profiter librement de nos mouvements. Voici trois vues en perspective réalisées par l’équipe de Gerhardt Neukum. La troisième nous présente une partie de la zone 4 et son réseau de drainage sous la lumière plus rasante de la tombée de la nuit.

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Echus Chasma : perspective 1; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G Neukum)

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Echus Chasma : perspective 1; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G Neukum)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 1 875 x 1 500 pixels

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Echus Chasma : perspective 2; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G Neukum)

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Echus Chasma : perspective 2; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G Neukum)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 2 500 x 2 000 pixels

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Echus Chasma : perspective 3; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G Neukum)

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Echus Chasma : perspective 3; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G Neukum)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 2 500 x 2 000 pixels

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Source : ESA Space Science

 

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13.7.2008

Saturne : spokes

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Saturne : spokes

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Coïncidence, cela fait un an, jour pour jour, que je n’ai pas eu l’occasion ici de présenter ces étonnants spokes (traces de doigts) qui viennent périodiquement se dessiner sur les anneaux de Saturne.

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Saturne : spokes sur les anneaux ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Saturne : spokes sur les anneaux ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 017 x 849 pixels

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Ce cliché a été pris le 03 juin 2008, par la sonde Cassini d’une distance d’un million de kilomètres de Saturne. La résolution est de 61 km/pixel. La lune Pandore (81 kilomètres de diamètre) est visible comme un point, à gauche du plan des anneaux.

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Source : Cassini – Huygens, site NASA

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Avant de me rendre au feu d’artifice local, je vous souhaite un agréable 14 juillet !

 

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12.7.2008

Baby Boom dans le jeune Univers

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Baby Boom dans le jeune Univers

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Dans la famille des galaxies dites « à flambée d’étoiles », (starbursts), un nouveau record vient d’être battu. La nouvelle galaxie, J100054_023436, surnommée « Baby Boom » vu son activité, a fait l’objet d’une publication dans l’Astrophysical Journal Letters signée principalement par Peter Capak du Spitzer Science Center au Caltech et Nick Scoville du Caltech, chercheur principal du programme Cosmic Evolution Survey (COSMOS).

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Découverte par le télescope spatial Hubble et le Subaru Telescope, japonais, à Hawaï, il a fallu mettre sur sa piste un nombre très important de gros télescopes observant dans toutes les longueurs d’ondes pour découvrir l’étonnante caractéristique de « Baby Boom »

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« Baby Boom » est une machine stellaire à fabriquer des étoiles. Si notre galaxie « fabrique » une quarantaine de nouvelles étoiles par an, dans le cas de « Baby Boom », le nombre des naissances est proche de 4 000 par an ! A ce rythme, en cinquante millions d’années, ce qui est une bagatelle dans l’échelle du temps cosmique, Baby Boom aura produit autant d’étoiles que les plus grandes galaxies elliptiques connues.

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Les galaxies a flambée d’étoiles sont connues pour être le siège de collisions galactiques qui précipitent la formation des nouvelles étoiles. « Baby Boom » dans le visible pourrait ressembler à cette galaxie, Zw II 96, située à 500 millions d’années lumière de nous.

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Zw II 96 ; crédit image : NASA, ESA, the Hubble Heritage Team (STScI AURA), A. Evans (University of Virginia) et autres

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Zw II 96 ; crédit image : NASA, ESA, the Hubble Heritage Team (STScI AURA), A. Evans (University of Virginia) et autres

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 592 x 1 592 pixels

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Mais « Baby Boom » ne se trouve pas du tout à portée d’un télescope même puissant. Pour mesurer sa distance, Capak et son équipe ont sollicité le Keck (deux télescopes de dix mètres installés au Mauna Kea à Hawaï). Verdict : « Baby Boom » est éloignée de nous de 12,3 milliards d’années lumière, (dans la constellation du Sextant). L’Univers n’avait alors que environ 1,3 milliards d’années ! Capak compare : si l’Univers est un homme proche de la retraite, « Baby Boom » n’aurait que 6 ans au moment où nous la regardons !

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Dans le visible « Baby Boom » n’est qu’une tache floue dans l’espace. Mais dans les autres spectres, il en est tout autrement. Ont été mobilisés pour les ondes radio et submillimétriques le Very Large Aray au Nouveau Mexique, le James Clerk Maxwell Telescope à Hawaï et pour l’infrarouge le télescope spatial Spitzer.

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Voici « Baby Boom » vue en image composite. Ont participé à l’élaboration de cette image : Spitzer, Hubble, Subaru, Chandra, GALEX, Keck, CFHT, UKIRT, VLA, JCMT et l’IRAM de 30 mètres ! Ce qui nous donne une idée des moyens à mettre en œuvre pour sonder les âges tendres de notre Univers! « Baby Boom » est au centre du cliché, les autres détails correspondent à des galaxies en avant plan qui ne connaissent pas de flambées d’étoiles. Le vert et le rouge sont le signe révélateur de fortes créations d’étoiles au sein de « Baby Boom ».

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« Baby Boom », image composite ; crédit : NASA, JPL Caltech, P. Capak et autres

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« Baby Boom », image composite ; crédit : NASA, JPL Caltech, P. Capak et autres

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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« Baby Boom » est donc la galaxie à flambée d’étoiles la plus lumineuse et la plus éloignée de nous, jamais découverte dans l’Univers. Nouvelle venue, elle bouleverse les théories les plus communes sur l’évolution des galaxies.

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Capak se demande si « Baby Boom » est un cas exceptionnel ou si la plupart des galaxies massives se forment ainsi très tôt dans l’histoire de l’Univers.

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Pour Nick Scoville, nous assistons peut-être pour la première fois à la formation d’une des galaxies elliptiques les plus massives de l’Univers.

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Sources principales

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Spitzer Space Telescope

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Keck Observatory

 

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11.7.2008

Mercure : survol 1 du 14 janvier 2008 par Messenger, épisode 15

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Mercure : survol 1 du 14 janvier 2008 par Messenger, épisode 15

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La nouvelle avait été reprise ici dans la note du 03 juillet dernier, consacrée à la publication de toute une série de résultats obtenus à partir des données recueillies par la sonde Messenger lors de son premier survol de Mercure du 14 janvier 2008.

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Mercure : volcan en marge du bassin Caloris ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Mercure : volcan en marge du bassin Caloris ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 728 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 018 x 1 431 pixels

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En voici la confirmation par l’image : la flèche orangée indique la présence complètement identifiée d’un volcan. Sa bouche a la forme d’un rein et il forme un monticule impressionnant de dépôts volcaniques. Ce volcan est situé sur le bord intérieur de l’immense bassin d’impact Caloris. Cette zone est aussi marquée par la présence de collines et de montagnes.

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Le cliché couvre une zone large de 270 km. Il a été pris par la sonde d’une altitude de 10 500 km avec une résolution au sol de 270 mètres par pixel.

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Les débats sont déjà anciens sur la part du volcanisme dans l’histoire géologique de Mercure. Messenger nous prouve pour la première fois l’authenticité de cette thèse.

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Source : Messenger site

 

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