Où il est question de prendre sa douche en frôlant Encelade
Où il est question de prendre sa douche en frôlant Encelade
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A mon avis, l’une des découvertes les plus extraordinaires de ce début de siècle en ce qui concerne le système solaire a été celle en 2005 des douches glacées d’Encelade, par la sonde Cassini. Cette lune de Saturne, projette au niveau des « griffes d’Encelade », des fractures marquant son pôle sud, des geysers d’eau glacée s’élevant à plusieurs centaines de kilomètres et venant entretenir l’anneau E de la géante gazeuse.
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Après avoir survolé Titan le 31 juillet 2008, Cassini s’apprête à un rendez vous très intime avec Encelade le 11 août prochain, puisqu’elle la frôlera à une altitude de seulement 50 kilomètres.
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Lors du dernier survol de mars dernier à une altitude similaire (voir note du 26 mars 2008), les instruments d’imagerie optique n’avaient pu être utilisables lors de l’approche au plus près des « Griffes ». Cette fois-ci, les scientifiques pensent pouvoir les photographier avec une résolution pouvant atteindre entre 8 et 28 mètres par pixels.
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Mais il s’agira d’une véritable prouesse technique car la sonde se déplace à 18 km/s. Une fois le pôle sud en mire, les caméras vont « appuyer sur la gâchette » dans une série de sept tirs consécutifs en tenant compte de la faible luminosité des griffes qui se trouveront à ce moment très proche de la ligne de terminaison entre le jour et la nuit d’Encelade.
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Griffes d’Encelade zones photographiées lors du survol du 11 août, crédit image CICLOPS, NASA, JPL, Space Science Institute.
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Sur le cliché ci-dessus, nous montrant les griffes d’Encelade, ont été reportées en vert les zones couvertes avec leurs résolutions prévues qui seront photographiées lors du survol de Cassini le 11 août. Les points rouges signalent les lieux actifs d’éruptions des geysers glacés repérés lors des survols précédents. En violet la ligne interrompue marque la séparation du jour et de la nuit sur Encelade au moment crucial.
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A cette distance et à cette vitesse, il n’est bien sur pas possible de travailler en direct. Tous les instruments de la sonde ont été programmés pour agir au moment voulu, et l’ont peu imaginer l’ensemble des calculs qui doivent être pris en compte par les scientifiques , et dans ce cas par CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de Cassini.
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Si l’opération réussi, nous pourrons directement plonger le regard dans les fissures, à la source des geysers !
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Les autres instruments de Cassini ne seront pas en reste. Encelade sera étudiée en infrarouge et en ultraviolet. Les chercheurs attendent beaucoup de mesures de cristallinité qui permettront de mieux apprécier la taille des particules glacées émanant des geysers. Les mesures continueront aussi celles réalisées précédemment sur la composition chimique des panaches glacés ainsi que la chaleur du sol au niveau des fissures.
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Sources :
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