Du taux de natalité stellaire en métropole intergalactique
Du taux de natalité stellaire en métropole intergalactique
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Une étude scientifique réalisée par Amélie Saintonge et Kim Vy H. Trang, tous deux de l’Institut de physique théorique de l’Université de Zurich en Suisse, ainsi que par Bradford P. Holden (UCO, Lick Observatories, Université de Californie, Santa Cruz) vient d’être acceptée pour publication dans Astrophysical Journal.
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Les auteurs se sont attachés à reconnaître les processus de formation d’étoiles dans les amas galactiques.
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Pour ce faire, ils ont étudié 1300 galaxies réparties dans huit amas s’étalant jusqu’à 7 milliards d’années lumière de nous.
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Lorsque l’on regarde l’Univers dans son ensemble, il est facile de constater le regroupement des galaxies dans des groupes plus ou moins importants : les amas galactiques. Ils sont reliés entre eux par des « ponts » de matière sur lesquels s’espacent des galaxies isolées ou en petits groupes.
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Les astronomes pensent qu’avec le temps ces dernières sont attirées par l’amas le plus proche en suivant le filament de matière reliant les amas plus importants. Lorsqu’une de ces banlieusardes arrive en centre ville, elle est confrontée aux nuage de gaz chaud ambiant. Les ondes de choc sont propices à la condensation des nuages de gaz et de poussière de la nouvelle venue. Leur effondrement gravitationnel formant une pluie de nouvelles étoiles en gestation.
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Mais dans leurs jeunes âges, les bébés étoiles sont complètement cachées à la vue par les épais nuages de poussières qui les abritent. Seulement 10% d’entre elles sont visibles. Seule une reconnaissance infrarouge peut les déceler. C’est donc pour cette raison que les chercheurs ont utilisé le télescope spatial infrarouge de la NASA : Spitzer. Son regard s’est révélé suffisamment sensible pour débusquer les flamboiements d’étoiles même à 7 milliards d’années lumière de distance, lorsque l’Univers n’avait que la moitié de son âge actuel.
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Crédit image : NASA, JPL-Caltech, A. Saintonge pour Spitzer et Dr John Blakeslee pour Hubble
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Plan large : 1 100 x 1 100 pixels
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L’image de fond centrée sur l’amas galactique MS 1054 a été prise par le télescope spatial Hubble. De chaque côtés les galaxies isolées étudiées sont encadrées et reliées à leurs visualisations en infrarouge par le télescope spatial Spitzer. Apparaissent en bleu les zones de formation de jeunes étoiles dans ces galaxies.
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Les observations de Spitzer confirment les idées des scientifiques : une galaxie en s’approchant de son amas galactique engendre une énorme quantité de nouvelles étoiles. Et ce taux de croissance augmente au fur et à mesure que l’on remonte dans le passé. Bien que les chercheurs sont incertains sur les processus physiques exacts créant ces flamboiements d’étoiles, il leur paraît logique que les galaxies les plus lointaines forment le plus d’étoiles. A cette époque, les amas galactiques sont eux-même en pleine période d’agglomération. Il leur faudra bien les 7 milliards d’années qui nous séparent pour qu’ils prennent l’aspect, par exemple, de l’amas galactique voisin de la Vierge. Celui-ci concentre en son sein près de 2000 galaxies !
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Source : Spitzer Space Telescope site NASA
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