Survol d’Encelade par Cassini du 11 08 2008 : les « griffes du tigre » 2
Survol d’Encelade par Cassini du 11 08 2008 : les « griffes du tigre » 2
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Voici la suite de la note du 13 août 2008 consacrée au survol par la sonde Cassini de la lune de Saturne Encelade. Au niveau du pôle sud, dans une région très fracturée surnommée les « griffes du tigre », la sonde Cassini avait découvert en 2005 l’existence de geysers glacés s’élevant jusqu’à une centaine de kilomètres au dessus d’Encelade (504 km de diamètre).
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Carolyn Porco, responsable du CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de Cassini, et Paul Helfenstein, Université Cornell, Ithaca, New York, membre du CICLOPS et spécialiste des lunes glacées, livrent leurs premiers commentaires « à chaud »
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Tout d’abord les sillons d’où émanent les jets glacés d’eau et de particules organiques ont une profondeur de 300 mètres avec une forme en V. Les flancs intérieurs de certaines des fissures montrent de vastes dépôts de particules fines. Les fissures sont entourées de terrains fracturés jonchés de blogs de glaces pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de longueur.
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Bien sur les analyses enregistrées par tous les instruments de Cassini sont en cours, en particulier au niveau des évents des geysers repérés précédemment, pour reconnaître les particules organiques et d’éventuelles traces de vie, et surtout, pour confirmer l’hypothèse de la présence d’une mer liquide sous la croûte glacée.
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CICLOPS nous livre déjà le premier travail de recomposition des clichés pris par Cassini lors du survol du 11 août 2008.
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Encelade : griffes du tigre ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute
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Plan large : 824 x 1 024 pixels
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Plan très large : 4 338 x 5 170 pixels
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Pour le plaisir découvrons cette reconstitution nous présentant une vue d’ensemble des griffes du tigre. Elle est composite c’est à dire regroupant les données prises en ultraviolet, infrarouge et filtre vert. Les régions apparaissant en vert correspondent à des zones où la glace est composée de grains grossiers et de roches solides alors que les zones plus blanches sont formées de dépôts de glace à grains plus fins.
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Les quatre plus gros sillons qui s’étendent de manière plutôt horizontale en bas à droite et se prolongent sur la face nocturne d’Encélade ont été nommés respectivement de haut en bas : Damas, Bagdad, Le Caire et Alexandrie.
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Cette mosaïque est réalisée à partir d’images prises entre 5 000 et 26 000 km d’altitude avec une résolution globale d’environ 60 mètres par pixel.
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Les glaces à grains grossiers sont concentrées le long des sillons et des fractures. Non visibles ici en raison de la résolution elles forment des blocs plus ou moins importants (de la taille d’une maison) qui témoignent de l’activité tectonique importante de toute cette région. Elles peuvent être recouvertes des dépôts plus fins retombant des geysers glacés.
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Encelade : Bagdad et Cairo Sulci ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute
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Plan large : 662 x 1 024 pixels
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Plan très large : 2 538 x 3 924 pixels
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Voici maintenant cinq des sept clichés cibles replacés dans leur contexte géographique. Nous pouvons voir avec une résolution moyenne de 14,5 mètre par pixel les sillons Bagdad et Le Caire. Les cercles jaunes entourent les zones à évents actifs au niveau des sillons.
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Encelade : Damascus Sulcus ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute
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Plan large : 760 x 1 024 pixels
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Plan très large : 1 599 x 2 154 pixels
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Pour terminer l’iconographie de cette note voici les deux derniers clichés cibles replacés dans leur contexte géographique. Sur le sillon Damas, les cercles jaunes mettent en évidence les lieux d’où jaillissent les geysers glacés. La résolution moyenne est de 24 mètres par pixels.
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Carolyn Porco remarque qu’il semble qu’il y ait des retombées de particules de glace au sol le long de certaines fractures même entre deux zones d’où émergent les geysers. Les scientifiques pensent que lorsque la vapeur d’eau chaude remonte au travers des parois glacées le long de chenaux étroits, elle peut se condenser et former des jets actifs pour ressortir à d’autres endroits du même sillon.
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Et Helfenstein de déclarer : pour la première fois nous commençons à comprendre comment les dépôts de glace frais différent de dépôts plus anciens. En temps géologique, les geysers se sont clairement déplacés de haut en bas, tout au long des griffes du tigre.
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Source : CICLOPS
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