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Tempêtes et pluies de méthane sur Titan
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Les pluies et les lacs de méthane liquide sur Titan ont régulièrement été évoqués sur ce blog au fil des articles consacrés aux découvertes effectuées par la sonde Cassini de la NASA lors de ses orbites la rapprochant des mondes saturniens. Un article publié aujourd’hui dans Geophysical Research Letters vient officialiser la notion de pluies de méthane liquide sur le plus gros satellite de Saturne.
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Évolution des lacs de méthane sur Titan ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute
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Plan large : 1 016 x 1 024 pixels
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Plan très large : 1 935 x 1 950 pixels
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Pour preuve ces mosaïques d’images prises en infrarouge du pôle sud de Titan, (marqué par une croix noire), réalisées par Cassini entre 2004 et 2005. Durant toute cette année, Cassini et des observations réalisées de la Terre ont montré une forte activité nuageuse sur cette région. Les nuages sur Titan, comme sur Terre, évoluent rapidement en fonction de l’heure et des saisons. Ils apparaissent en blanc sur le cliché. Le niveau en particulier du Lac Ontario a beaucoup augmenté durant cette année. Les scientifiques pensent que les pluies de méthane qui ont rempli le lac se sont produites lors de fortes tempêtes locales.
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Source : CICLOPS
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Tempêtes martiennes
La dernière tempête qui a ravagé le sud-ouest de la France m’a donné l’idée de cet article. Les satellites orbitant autour de Mars observent attentivement la météorologie martienne. La planète rouge connait régulièrement des tempêtes de sable qui recouvrent pratiquement l’ensemble de sa surface. Voici quelques exemples de tempêtes locales photographiées par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA. *
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Tempêtes au dessus d’Arsia Mons et Olympus Mons ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, MSSS
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Plan large : 1 024 x 511 pixels
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Plan original : 810 x 1 622 pixels
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Front de tempête sur des canyons ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, MSSS
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Plan large : 882 x 882 pixels
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La première image est prise au-dessus du volcan Arsia Mons, la seconde au niveau de la caldeira d’Olympus Mons. Comme sur Terre, les nuages s’enroulent en forme de spirale. Il existe aussi des tempêtes se déplaçant sous forme de fronts impressionnants comme l’illustre le troisième cliché pris à la verticale d’une zone de canyons. Les particules de poussières soulevées par les vents permettent à l’eau de se condenser en glace pour former les nuages blancs en altitude.
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Crédit image : site Mars Reconnaissance Orbiter
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Mercure
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Mercure ; crédit image : NASA, JHUAPL, Brown University, Carnegie
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Plan large : 1 024 x 676 pixels
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Plan original : 3 000 x 1 980 pixels
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A la une du blog voici une magnifique image de Mercure. Elle a été réalisée en juxtaposant des clichés pris lors du second survol de Mercure par la sonde Messenger le 06 octobre 2008 d’une altitude de 16 000 km. En bas de l’image la résolution est de l’ordre de 300 m/pixel. Elle couvre un champs d’environ 800 km de large, la partie ouest de la planète, le nord est sur la droite. Comme sur notre Lune, de nombreux cratères ont été recouverts d’abondants flux de lave qui s’étendent aussi sur de très grandes surfaces lisses de Mercure.
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Source : site Messenger
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Magnetar SGR 1627-41
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Magnetar SGR 1627-41 ; crédit image : ESA, XMM Newton, EPIC
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Les magnetar (voir dernière note sur le sujet du 28 mai 2008) sont des objets stellaires extrêmement rares. Seulement 5 ont été répertoriés jusqu’à présent, 4 dans notre Voie Lactée et 1 dans notre galaxie voisine du Grand Nuage de Magellan. Leur dénomination officielle est SGRs (Soft Gamma-ray Repeaters). D’un diamètre de 10 à 30 km, les magnetar ont une masse équivalente à un ou deux soleils. Ils correspondent au cœur d’une étoile géante ayant terminé sa vie dans l’explosion d’une supernova. Mais les magnetar présentent un champs magnétique 1 000 fois plus important que celui des habituelles étoiles à neutrons.
Le magnetar qui nous intéresse SGR 1627-41 a été découvert en 1998 lors d’une éruption importante décelée dans la gamme des rayons gamma. Depuis il n’avait plus présenté d’activité importante jusqu’à l’été dernier. Il n’a pu être observé qu’en septembre par le satellite spatial XMM Newton de l’ESA. Les travaux présentant les résultats viennent d’être publiés dans Astrophysical Journal. Le magnetar tourne sur lui-même en 2,6 secondes, ce qui en fait la deuxième magnetar le plus rapide enregistré.
Les astronomes ont calculé d’après l’énergie émise du magnetar, tout à fait colossale puisque détectée depuis un distance équivalente à celle de la moitié du diamètre galactique, de l’émission en rayons X du nuage voisin probablement reliquat du souffle de la supernova, que celui-ci est probablement âgé de quelques milliers d’années. Il a déjà ralenti et ralentira encore au fil du temps. Les astronomes sont fascinés par ces étranges objets. Pour une raison inconnue la supernova a créé une étoile à neutrons tournant très rapidement sur elle-même avec une période de rotation de l’ordre de 2,3 millisecondes soit dix plus rapide qu’à l’habitude. C’est cette rotation extraordinaire qui crée l’effet dynamo générateur des champs magnétiques puissants de la magnetar.
Source : ESA Space Science
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Etoiles fugitives
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Étoiles fugitives ; crédit image NASA, ESA, R Sahai (JPL)
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Plan large : 819 x 1 024 pixels
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Plan original : 2 400 x 3 000 pixels
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En astronomie, lorsque les scientifiques scrutent le ciel à la recherche d’objets particuliers, il arrive assez souvent qu’ils découvrent autre chose. Pour preuve les travaux réalisés par une équipe d’astronomes menée par Raghvendra Sahai du JPL, NASA et présentés hier au congrès de l’ American Astronomy Society à Long Beach, Californie. Nous avons déjà rencontré ici des étoiles fugitives (voir première note sur le sujet du 29 décembre 2005). Les scientifiques en utilisant la caméra avancée du télescope spatial Hubble pour visiter des cibles très lumineuses en infrarouge déjà repérées auparavant par le satellite IRAS, ont découvert les traces laissées dans l’espace par 14 étoiles se déplaçant rapidement.
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L’intérêt particulier de l’étude tient dans le nombre et la nature des objets célestes. Ce sont des étoiles relativement jeunes , d’une taille assez moyenne puisque d’environ 8 masses solaires en général. Ce type d’étoile est difficile à repérer d’autant que leur vitesse de fuite bien qu’impressionnante (180 000 km/h) est faible par rapport à celle d’autres étoiles de masses beaucoup plus importantes et donc plus facilement repérables.
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L’onde de choc qu’elles créent en se déplaçant dans les nuages de gaz interstellaires témoignent de leur progression. Elles ont parcouru, compte tenu de leur âge et de leur masse supposée, en moyenne un voyage de 160 années lumières depuis leur lieu de naissance. Comme un bateau avançant dans l’eau elles sont précédées aussi d’une onde de choc frontale s’étendant sur une distance équivalente de 17 à 170 systèmes solaires (diamètre jusqu’à Neptune compris).
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Pour les auteurs, l’explication des déplacements rapides de ces étoiles tient principalement à deux raisons : l’expulsion d’une étoile après que sa compagne ait explosé en supernova, ou la rencontre d’un système binaire d’étoiles avec une autre binaire ou une étoile isolée. Le jeu des interactions peut alors chasser l’une d’entre elles lors de leurs danses gravitationnelles. Les chercheurs apportent aussi une nouvelle question à l’assemblée des scientifiques : l’onde de choc créée par le déplacement de l’étoile est-elle suffisamment importante pour , telle l’image du souffle d’une supernova faisant s’effondrer les nuages interstellaires sur eux-mêmes pour créer de nouvelles générations d’étoiles, que dans son sillage soit engendré le même processus ?
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Source principale : Hubblesite
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Hélène
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Hélène ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute
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Elle n’est pas grande Hélène et ne se laisse pas facilement capturer. Pour preuve voici seulement le deuxième cliché de ce satellite de Saturne publié sur ce blog. Pour en savoir plus sur la vie d’Hélène reportez-vous à la note du 28 août 2007.
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La photo a été enregistrée par la sonde Cassini le 24 novembre 2008 d’une distance de 60 000 km de la lune avec une résolution de 408 mètres par pixel.
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Source : Site Cassini, JPL, NASA
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