Etoiles fugitives
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Etoiles fugitives
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Étoiles fugitives ; crédit image NASA, ESA, R Sahai (JPL)
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Plan large : 819 x 1 024 pixels
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Plan original : 2 400 x 3 000 pixels
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En astronomie, lorsque les scientifiques scrutent le ciel à la recherche d’objets particuliers, il arrive assez souvent qu’ils découvrent autre chose. Pour preuve les travaux réalisés par une équipe d’astronomes menée par Raghvendra Sahai du JPL, NASA et présentés hier au congrès de l’ American Astronomy Society à Long Beach, Californie. Nous avons déjà rencontré ici des étoiles fugitives (voir première note sur le sujet du 29 décembre 2005). Les scientifiques en utilisant la caméra avancée du télescope spatial Hubble pour visiter des cibles très lumineuses en infrarouge déjà repérées auparavant par le satellite IRAS, ont découvert les traces laissées dans l’espace par 14 étoiles se déplaçant rapidement.
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L’intérêt particulier de l’étude tient dans le nombre et la nature des objets célestes. Ce sont des étoiles relativement jeunes , d’une taille assez moyenne puisque d’environ 8 masses solaires en général. Ce type d’étoile est difficile à repérer d’autant que leur vitesse de fuite bien qu’impressionnante (180 000 km/h) est faible par rapport à celle d’autres étoiles de masses beaucoup plus importantes et donc plus facilement repérables.
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L’onde de choc qu’elles créent en se déplaçant dans les nuages de gaz interstellaires témoignent de leur progression. Elles ont parcouru, compte tenu de leur âge et de leur masse supposée, en moyenne un voyage de 160 années lumières depuis leur lieu de naissance. Comme un bateau avançant dans l’eau elles sont précédées aussi d’une onde de choc frontale s’étendant sur une distance équivalente de 17 à 170 systèmes solaires (diamètre jusqu’à Neptune compris).
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Pour les auteurs, l’explication des déplacements rapides de ces étoiles tient principalement à deux raisons : l’expulsion d’une étoile après que sa compagne ait explosé en supernova, ou la rencontre d’un système binaire d’étoiles avec une autre binaire ou une étoile isolée. Le jeu des interactions peut alors chasser l’une d’entre elles lors de leurs danses gravitationnelles. Les chercheurs apportent aussi une nouvelle question à l’assemblée des scientifiques : l’onde de choc créée par le déplacement de l’étoile est-elle suffisamment importante pour , telle l’image du souffle d’une supernova faisant s’effondrer les nuages interstellaires sur eux-mêmes pour créer de nouvelles générations d’étoiles, que dans son sillage soit engendré le même processus ?
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Source principale : Hubblesite
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