Du ciel et de la terre

29.3.2009

Les restes de 2008 TC3 : Almahatta Sitta

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 14:10

Les restes de 2008 TC3 : Almahatta Sitta

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Almahatta Sitta 15 ; crédit image : Peter Jenniskens ( SETI, NASA/ Ames)

Almahatta Sitta 15 ; crédit image : Peter Jenniskens ( SETI, NASA/ Ames)

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Plan large : 671 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 341 x 2048 pixels

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La note du 06 octobre 2008 évoquait un petit astéroïde : 2008 TC3. Il est le premier dans l’histoire de l’astronomie a avoir été repéré avant sa chute. Celle-ci, au dessus du désert de Nubie, dans le nord du Soudan, a été prédite avec une bonne précision.

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Bien que TC3 se soit probablement pulvérisé lors de son entrée dans l’atmosphère terrestre, le Docteur Mauwia Shaddad de l’Université de Khartoum, aidé par le Docteur Peter Jenniskens du SETI Institute et de l’Ames Research Center, a monté une expédition d’étudiants et de responsables locaux pour ratisser la région du désert concernée à la recherche des restes de TC3.

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Le 06 décembre 2008, à peine deux heures après l’arrivée de l’expédition sur site, la première météorite était trouvée. Au total 280 petits fragments ont été ramassés pour un poids total de 5 kg.

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La photo, ci-dessus, nous présente Almahatta Sitta 15, tel qu’il a été découvert. Sa croûte fondue noire contraste avec la couleur plus claire du désert. Son diamètre est de 4 centimètres. L’ensemble des fragments a été dénommé Almahatta Sitta, en référence à l’arrêt ferroviaire n° 6 (station six en arabe) où a été décrite par les témoins la vision d’une boule de feu le matin du 7 octobre dans le ciel du désert de Nubie.

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28.3.2009

Passage à l’heure d’été

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 20:00

Ne pas oublier cette nuit :

 

Conformément à l’arrêté du 3 avril 2001 du Ministère de l’économie, des Finances et de l’Industrie, relatif à l’heure légale française, la période d’heure d’été pour l’année 2009 commence le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin. Donc, la nuit du 28 au 29 mars 2009, à 2 heures du matin il faut régler les horloges sur 3 heures.

 

Source : IMCCE

26.3.2009

Des évents et des vents

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

Des évents et des vents

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Events au pôle sud martien ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

Events au pôle sud martien ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 920 x 2 560 pixels

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Voici un cliché pris, en fausses couleurs par la caméra haute résolution HiRISE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, le 11 février 2009. La résolution est de l’ordre de 50 cm par pixel. MRO se trouvait par 85,4° latitude sud et 104,0° longitude est.

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Il nous donne l’occasion de retrouver un phénomène saisonnier sur le pôle sud martien. A chaque printemps, la couche de dioxyde de carbone déposée pendant l’hiver, est réchauffée par le rayonnement solaire. Le gaz se libère violemment de la couche glacée par des évents entraînant avec lui des poussières plus sombres. Celles-ci se déposent alors au sol, révélant alors la direction des vents dominants. Pour plus de précision sur ce phénomène, veuillez consulter l’article principal traitant de ce sujet du 20 août 2006.

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Source : HiRISE, University of Arizona

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23.3.2009

SN 2005gl

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:20

SN 2005gl

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Une supernova, découverte en 2005, revient à la une de l’actualité à l’occasion de la publication en ligne par Nature Magazine d’un article scientifique signé par Awishay Gal-Yam du Weizmann Institute of Science à Rehovot en Israël.

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Une des tâches du télescope spatial Hubble est de suivre dans l’espace l’apparition d’une supernova. Dans l’univers distant, elles sont assez facilement repérables car au moment de l’explosion, l’étoile est très brillante et se détache sur le fond de la galaxie hôte. Mais pour «voir» l’étoile avant son explosion, le travail est autrement plus difficile, car sa lumière est perdue dans l’ensemble de celle de la galaxie éloignée.

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Le cas de SN 2005gl se révèle sur bien des aspects très particulier.

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SN 2005gl crédit image  NASA, ESA, A. Gal-Yam  (Weizmann Institute, Israël)

SN 2005gl crédit image NASA, ESA, A. Gal-Yam (Weizmann Institute, Israël)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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La supernova est apparue dans le ciel le 05 octobre 2005 dans l’un des bras de la galaxie spirale NGC 266, située à 215 millions d’années lumière de nous dans la constellation des Poissons. Elle est indiquée par une flèche dans l’image du haut.

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Gal-Yam a recherché dans les archives de Hubble l’étoile pro génitrice de la supernova. Par chance l’acuité d’Hubble avait permis de l’ enregistrer en 1997, car cette étoile est très lumineuse (image bas gauche). 1 million de fois plus brillante que notre Soleil, elle avait environ 100 fois sa masse.

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Elle a été cataloguée par les scientifiques comme du type LBV (Luminous Blue Variable). Or ce genre d’étoile avant d’exploser émet de forts vents solaires en expulsant une grande partie de son hydrogène, puis synthétise une grande partie de son noyau en fer. L’étoile avait gardé la plus grande partie de sa masse avant la supernova, ce qui contredit la théorie de l’évolution stellaire, commente Douglas Leonard de l’Université de San Diego, Californie, et co-auteur de l’article. Son trou noir résultant est de l’ordre de 10 à 15 masses stellaires estime Gal-Yam.

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Une contradiction avec la théorie, pourtant bien établie, est riche d’enseignement en elle-même. L’observation de la célèbre supernova SN 1987A (voir note du 16 avril 2006) avait permis de faire beaucoup progresser la théorie des supernovas. Il est possible que pour 2005gl, l’étoile pro-génitrice était en réalité une binaire d’étoile qui a fusionné ; ce qui expliquerait sa luminosité extraordinaire. Une nouveauté théorique à vérifier.

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Source : Hubblesite

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21.3.2009

Deimos

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 18:40

Deimos

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La dernière vue rapprochée de Deimos, la plus petite des deux lunes martiennes avec un diamètre de 12 kilomètres, publiée sur ce blog remonte à l’article du 12 février 2006. Alors c’est avec plaisir que je nous propose de regarder ces deux images de Deimos prises le 21 février 2009 par la caméra haute résolution HiRiSE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA.

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Deimos ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

Deimos ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 525 x 1 024 pixels

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Plan très large : 772 x 1 505 pixels

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Bien que l’angle d’observation soit à peu près identique, la différence globale d’aspect de Deimos, provient tout simplement du changement de la position du soleil entre les deux prises qui ont été effectuées dans un intervalle de plus de cinq heures. Les surfaces éclairées et dans l’ombre ne sont plus exactement les mêmes.

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La résolution au sol étant de l’ordre de 20 m/pixel, les détails de 60 mètres de diamètre sont entièrement résolus.

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Tout comme Phobos, l’autre satellite de Mars, la surface de Deimos est rougeâtre, lisse car couverte de poussières dues à la longue exposition et la désintégration du matériau rocheux aux rayonnements cosmiques.

Les différences de couleurs sont dues à des modifications de sa surface lorsque l’ancien matériau moins exposé (plus clair) réapparaît suite à des cratères d’impacts ou à des glissements de terrain dans la couche de poussières superficielles.

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Source : HiRISE, site University of Arizona

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19.3.2009

De l’eau liquide sur Mars ?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 8:50

De l’eau liquide sur Mars ?

 

Dès avant sa parution officielle à la Lunar and Planetary Science Conférence de Houston le 23 mars 2009, une communication signée par 22 des membres de la mission Mars Phœnix dont son responsable principal Peter Smith de l’université de Tucson, Arizona, provoque une vive polémique scientifique même dans l’équipe de Phœnix.

 

Pour mémoire, la sonde Phœnix a atterri près du pôle nord martien le 25 mai 2008 et a étudié pendant 5 mois le sol martien, pour décider si les conditions étaient réunies pour une possibilité encore actuelle de vie microscopique. Les résultats avaient été contradictoires.

 

Les prélèvements avaient bien révélé la présence d’eau glacée dans le sol, ce qui n’est pas une surprise. Dans les temps anciens, lorsque Mars était plus chaude, de l’eau liquide s’est bien écoulée sur Mars, les reliefs subsistants d’érosion par l’eau sont très nombreux sur l’ensemble de la planète rouge. La sonde avait aussi détecté la présence de perchlorate dans les échantillons, présence guère compatible avec une possibilité de vie au sol, le débat scientifique à ce sujet continue.

 

Les conditions de température et de pression sur Mars ne permettent pas à l’eau , en principe, de subsister à l’état liquide. En fonction des changements climatiques, la glace d’eau se sublime, c’est à dire qu’elle passe directement de l’état solide (la glace) à l’état gazeux (la vapeur d’eau).

 

Or les scientifiques de Phœnix, en observant les pieds de l’atterrisseur, ont découvert de curieuses transformations. Sur ces photos prises aux 8, 31 et 44iéme Sols de la mission les deux sphéroïdes délimités par le cercle blanc semblent vouloir fusionner.

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Eau liquide sur Mars ; source NASA, Renno et autres

Eau liquide sur Mars ; source NASA, Renno et autres

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Pour Nilton Renno, rapporteur de l’article, la glace d’eau projetée lors de l’atterrissage de Phoenix s’est mélangée avec les sels de perchlorate et les poussières du sol pour former une sorte de saumure permettant de modifier la température de gel de l’eau, phénomène analogue à celui vu sur nos trottoirs en hiver lorsque neige et sels de déneigement se mélangent. Et les auteurs de souligner que si l’eau liquide est possible, le développement d’une vie microscopique est tout à fait envisageable.

 

Certains scientifiques avancent beaucoup d’arguments liés à la chimie des éléments pour mettre en doute cette thèse et font remarquer que la résolution des images étant faible, il est difficile de mettre en évidence les modifications constatées sans tenir compte de celle des ombres portées.

 

Toutefois, Peter Smith, le responsable de la mission, s’il souligne la complexité de la chimie mise en œuvre lors de l’atterrissage de la sonde sur le sol martien, soutient sur le fond la thèse de Renno. Pour la première fois, de l’eau liquide, certes non pure !, aurait été vue sur Mars.

 

Par ailleurs, depuis quelques années, d’autres scientifiques estiment qu’occasionnellement il peut pleuvoir sur Mars.

 

Source : University of Arizona

 

Note personnelle :

 

Cet article est le 1000ième publié sur ce blog nouvelle version !

18.3.2009

Saturne vu de Hubble

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:00

Saturne vu de Hubble

 

Sur ce blog, nous avons l’habitude de découvrir Saturne et ses lunes de très près grâce au magnifique travail réalisé par la sonde Cassini et les scientifiques au sol de la NASA.

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Pour le plaisir, cette fois-ci, contemplons Saturne de beaucoup plus loin mais vu par l’intermédiaire de l’œil perçant du satellite spatial Hubble.

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Saturne ; crédit image : NASA, ESA, STScI/AURA

Saturne ; crédit image : NASA, ESA, STScI/AURA

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan original : 2 400 x 3 000 pixels

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Ce cliché a été pris le 24 février dernier; Saturne se trouvait alors à 1,25 milliards de kilomètres de la Terre. Le plan des anneaux sera parfaitement aligné avec la Terre, événement qui se produit tous les 14_15 ans, les 10 août et 4 septembre prochains, mais à cette époque, la géante sera trop proche du soleil pour être observée dans de bonnes conditions depuis notre planète.

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Pouvoir apprécier le transit simultané de plusieurs des lunes devant Saturne reste donc assez rare, les satellites étant habituellement cachés dans la pénombre des anneaux.

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Ici nous distinguons nettement Titan, à l’atmosphère saturée de méthane ce qui lui donne sa couleur orangée, et son ombre portée. Près de l’équateur est visible Mimas qui projette aussi une ombre portée sur Saturne. De gauche à droite, au dessus du plan des anneaux, brillent Dione et plus loin Encelade.

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Source : Hubblesite

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16.3.2009

Arp 261

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:20

Arp 261

 

Les objets étranges du ciel sont bien souvent riches en découvertes scientifiques. C’est l’idée qui a incité Halton Arp à constituer un catalogue de tels objets dans les années 1960.

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Parmi eux, voici Arp 261, un couple de galaxies en interaction, situé à 70 millions d’années lumière de nous dans la Constellation de la Balance. Ce cliché à été réalisé par l’instrument FORS2 au Very Large Telescope de l’ESO au Chili.

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Arp 261 ; crédit image : ESO

Arp 261 ; crédit image : ESO

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Plan large : 1 024 x 847 pixels

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Plan original : 1 600 x 1 324 pixels

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Ces deux galaxies sont assez semblables au Nuages de Magellan, proches de notre Voie Lactée. Ce sont donc deux galaxies naines dont la rencontre crée des ondes de choc parmi les nuages de gaz permettant ainsi la création de nombreuses nouvelles étoiles visibles sur cette image. A droite de la partie la plus lumineuse des deux galaxies, au centre de l’image le point lumineux est la supernova SN 1995N. Elle est le résultat de l’effondrement et de l’explosion d’une étoile massive. Mais contrairement aux autres supernovae, celle-ci est restée très visible dans les télescopes sept ans après l’explosion et est accompagnée ce qui est rare par l’émission de rayons X. Il est possible que l’onde de choc de SN 1995N ait entraîné une explosion en chaîne d’autres étoiles géantes voisines.

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Ce cliché nous permet d’apprécier aussi des objets proches et très lointains. Par exemple les deux trainées « arc en ciel » correspondent au déplacement de deux astéroïdes situés entre Mars et Jupiter. En haut 14670 et à gauche 9735, ont probablement moins de 5 km de diamètre.

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L’étoile brillante, située à 500 années lumière de nous, est assez semblable à notre Soleil. Mais elle est bien trop petite pour pouvoir être vue à l’œil nu de notre Terre. A l’opposé l’amas galactique en évidence sur la droite est situé une centaine de fois plus loin qu’Arp 261. Enfin beaucoup des objets visibles sur cette image n’ont encore jamais été identifiés et donc ne sont pas encore répertoriés.

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Source ESO

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14.3.2009

Neptune et Triton vus par New Horizons

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:00

Neptune et Triton vus par New Horizons

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La sonde New Horizons continue son chemin vers Pluton qu’elle atteindra en 2015. Avant qu’elle ne replonge dans son sommeil électronique, les ingénieurs au sol ont une nouvelle fois testé son système d’imagerie LORRI en le dirigeant vers Neptune.

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La caméra, conçue pour observer Pluton dans le peu de lumière que la planète naine reçoit à cette distante de notre Soleil, a été poussée au maximum de sa sensibilité.

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Le cliché ci-dessous nous permet de voir très nettement le couple que forment Neptune et son satellite principal Triton. Il a été pris le 16 octobre 2008 d’une distance de 3,75 milliards de km de Neptune !

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Neptune et Triton ; crédit image : NASA, JHUAPL, Southwest Research Institute

Neptune et Triton ; crédit image : NASA, JHUAPL, Southwest Research Institute

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Réalisée à partir d’une mosaïque de clichés voici une image de Triton tel qu’il a été vu par Voyager 2 lors de son survol de Neptune en 1989.

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Triton ; crédit image : NASA, JPL, A. Tayfun Öner

Triton ; crédit image : NASA, JPL, A. Tayfun Öner

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Plan large ; 1 140 x 1 144 pixels

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Le choix de Triton par les scientifiques de New Horizon n’est pas anodin, car cette lune est fort semblable théoriquement à ce que doit être l’aspect de Pluton.

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Légèrement plus large que Pluton (2 700 km de diamètre contre 2 400 km), Triton possède aussi une légère atmosphère d’azote et de gaz. Ils présentent tous deux une surface très froide avec une activité cryovolcanique. Triton est supposé provenir également de la ceinture de Kuiper dont Pluton est un avant-poste (voir note du 12 mai 2006).

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New Horizons poursuit sa longue route à une vitesse de presque 62 000 km/heure !

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Sources :

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New Horizon site NASA

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The Planetary Society

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11.3.2009

Rayon X : la chevelure de la Méduse

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:40

Rayon X : la chevelure de la Méduse

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Medusa galaxy ; source NASA, ESA, STScI, CXC, Univ. of Iowa, P. Kaaret et autres

Medusa galaxy ; source NASA, ESA, STScI, CXC, Univ. of Iowa, P. Kaaret et autres

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Cette image est composite : elle est réalisée à partir des données enregistrées par le satellite spatial Hubble dans le domaine optique et par celles, en bleu, du télescope spatial rayons X de la NASA Chandra.

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Cette galaxie, NGC 4194, a été surnommée galaxie de la Méduse en raison des arcs de matières ressemblant à des serpents s’éloignant de son centre. Ils sont en réalité la conséquence de l’effet de « queue de marée », résultat de la collision et de la danse d’union de deux galaxies différentes. Pour cette raison NGC 4194 connait actuellement une importante phase d’éclosion d’étoiles. Elle est située à 110 millions d’années lumière de nous dans la constellation de la Grande Ourse.

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Les plus brillantes sources de rayonnement X dans l’espace correspondent à la présence de binaires (un couple d’étoiles) dont l’un des membres est soit un trou noir de masse stellaire soit une étoile à neutrons, le reliquat de l’explosion d’une étoile supergéante en supernova.

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Une étude récente s’est attachée à analyser NGC 4194 aux rayons X ainsi que neuf autres galaxies. Le résultat principal est la corrélation entre le nombre des étoiles binaires fortement visibles en X et leur luminosité moyenne par rapport à la vitesse de formation des étoiles.

Renseignement précieux pour les futures analyses en rayons X des galaxies bien plus lointaines.

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Pour ce qui concerne la galaxie de la Méduse, par exemple, le point bleu vif situé au centre, un peu à gauche, au dessus du noyau galactique est un trou noir.

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Source : site Chandra

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