Phœnix : les résultats officiels
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Vue panoramique de l’environnement de Phœnix ; source : NASA, JPL Caltech, University of Arizona, Texax A&M University
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Plan large : 1 024 x 240 pixels
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Plan original : 1 500 x 352 pixels
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Voilà les résultats sont officiels. La revue Science publie cette semaine quatre articles qui ont mobilisé toutes les équipes de scientifiques attachés au programme Phœnix. Ils présentent les découvertes qui ont pu être faites à partir des données recueillies par le lander Phœnix au cours de son activité de cinq mois sur une plaine située en bordure du pôle nord martien. Atterri fin mai 2008, le lander s’est définitivement tu en novembre, lorsque les panneaux solaires n’ont pu réussir à emmagasiner assez d’énergie pour assurer son entretien vital à l’approche de l’hiver martien.
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Peter Smith, University of Arizona, Tucson, le principal responsable de la mission Phœnix résume en ces termes les développements nouveaux apportés par le travail de Phoenix : « Non seulement nous avons, comme prévu, trouvé de la glace d’eau, mais les observations de la chimie des sols et matériaux nous amènent à croire, que dans un passé récent (jusqu’à quelques millions d’années) ce site a connu un climat plus chaud et plus humide qu’actuellement, et que comme dans un cycle renouvelable, il pourrait de nouveau connaître cette situation dans le futur. » « Cette région a connu des épisodes d’écoulement d’eau liquide dans un passé récent… qui pourraient correspondre avec les « critères d’habitabilité » permettant la vie de microbes au cours de ces cycles. »
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La plus grande surprise de la mission a été la découverte de perchlorates dans les échantillons prélevés par Phœnix. Le perchlorate selon Michael Hecht de la NASA, Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Californie, est l’élément chimique qui représente « le lien entre humidité atmosphérique, humidité du sol, une possible source d’énergie pour les microbes voire même une ressource utilisable par l’homme. »
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Le perchlorate a été mesuré pour quelques dixièmes de pour cent dans les trois échantillons analysés par le laboratoire de chimie humide de Phœnix. Il peut attirer l’eau de l’humidité de l’air martien. A des concentrations plus élevées il peut se combiner avec l’eau pour former une sorte de saumure qui reste liquide malgré la température très froide du sol martien. Certains microbes sur Terre l’utilisent comme aliment nutritif. Il serait alors utile aux explorateurs terriens qui pourraient l’utiliser comme carburant pour fusée (oxygène) ou pour leurs propres réserves d’oxygène.
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L’autre grande surprise a été la détection par le laser canadien chargé de scruter l’atmosphère , (outre la présence de glace dans les nuages ; ce qui était prévu), de précipitations neigeuses vers la fin de la mission. Pour Jim Whiteway (au nom prédestiné
) de l’Université York à Toronto, ces chutes de neige se traduisent par une accumulation saisonnière de glace d’eau dans le sol. Whiteway ajoute : pour la première fois est établie scientifiquement, (l’idée était dans l’air depuis bien longtemps, si j’ose écrire, les astronomes ont toujours constaté de visu les déformations des calottes glaciaires martienne en fonction des saisons) le cheminement de la glace d’eau de l’atmosphère martienne jusqu’au sol martien. « Maintenant nous savons qu’il neige ; ces précipitations sont un des éléments du cycle de l’eau sur Mars. »
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Enfin William Boynton, Université de l’Arizona, au vu des analyses de Phœnix, s’attache aux conséquences de la découverte de carbonate de calcium dans les échantillons. « La quantité de carbonate de calcium est compatible avec sa formation dans le passé par suite d’interactions entre le dioxyde de carbone de l’atmosphère et la présence d’eau liquide sur la surface de cette région. »
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Note personnelle :
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Bien sur les chercheurs ne peuvent déduire si la présence de perchlorates est issue de l’activité de micro-organismes ou simplement chimique. Ce n’était d’ailleurs pas le but de Phœnix. Une autre mission, très ambitieuse, spécialement destinée à la recherche de présence de micro-organisme sur Mars, est en cours de préparation par la NASA.
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La grande nouveauté est la découverte possible de cycles permettant une « habitabilité », compte non tenu des rayonnements solaires, plus grande, et la mise en évidence de chutes de neige sur Mars. Certains chercheurs sont même persuadés qu’occasionnellement Mars peut connaître des épisodes pluvieux.
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Source : site Phoenix Mars Mission, NASA
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