Du ciel et de la terre

7.7.2009

Nébuleuse Oméga ou Messier 17

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:50

Nébuleuse Oméga ou Messier 17

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Nébuleuse Oméga ou Messier 17 ; crédit image : ESO

Nébuleuse Oméga ou Messier 17 ; crédit image : ESO

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 600 x 1 600 pixels

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Ce cliché a été effectuée grâce à l’instrument EMMI installé au foyer du New Technology Telescope de 3,58 mètres appartenant à l’observatoire de La Silla au Chili de l’ESO. Le nord est en bas et l’est à droite. Elle équivaut à un angle d’un tiers de notre pleine lune vue de la Terre, soit à cette distance une quinzaine d’années lumière.

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Il pourrait s’agir d’une aquarelle ou d’un pastel par la douceur des couleurs, d’une œuvre d’art ; nous contemplons en réalité un berceau d’étoiles. Nous regardons dans la direction de la constellation du Sagittaire à environ 5500 années de nous.

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La première observation de la nébuleuse Oméga remonte vers 1745 par l’astronome suisse Jean-Philippe Loys de Chéseaux. Elle fut « redécouverte » une vingtaine d’années plus tard par le français Charles Messier qui l’inclus sous le numéro 17 de son catalogue. Avec les petits télescopes de cette époque, il était difficile de se faire une opinion précise de ce que pouvait être cette petite barre à la lumière fantomatique comparée à celle des étoiles de la Voie Lactée.

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Les astronomes se sont aperçus, relativement récemment, que la nébuleuse Oméga est l’une des plus jeunes et des plus massives régions de formation d’étoiles de notre galaxie. Le phénomène n’a débuté que depuis quelques millions d’années. Les jeunes étoiles massives irradient et éclairent le nuage de gaz qui leur sert de cocon. La grande masse de poussières visible est déjà le résultat de la mort catastrophique de la première génération des étoiles super-géantes en supernovae. Grâce à leurs instruments modernes, qui peuvent lever les rideaux sombres des nuages de gaz et de poussières de l’espace, les astronomes ont détecté la présence de nombreuses étoiles encore soigneusement cachées dans leurs langes cosmiques. Dans quelques millions d’années, après avoir soufflé l’obscurité de leur environnement, elles apparaîtront dans toute leur splendeur aux yeux des futurs observateurs.

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Source : ESO

 

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5.7.2009

Phœnix : les résultats officiels

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

Phœnix : les résultats officiels

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Vue panoramique de l'environnement de Phœnix ; source :  NASA, JPL Caltech, University of Arizona, Texax A&M University

Vue panoramique de l’environnement de Phœnix ; source : NASA, JPL Caltech, University of Arizona, Texax A&M University

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Plan large : 1 024 x 240 pixels

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Plan original : 1 500 x 352 pixels

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Voilà les résultats sont officiels. La revue Science publie cette semaine quatre articles qui ont mobilisé toutes les équipes de scientifiques attachés au programme Phœnix. Ils présentent les découvertes qui ont pu être faites à partir des données recueillies par le lander Phœnix au cours de son activité de cinq mois sur une plaine située en bordure du pôle nord martien. Atterri fin mai 2008, le lander s’est définitivement tu en novembre, lorsque les panneaux solaires n’ont pu réussir à emmagasiner assez d’énergie pour assurer son entretien vital à l’approche de l’hiver martien.

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Peter Smith, University of Arizona, Tucson, le principal responsable de la mission Phœnix résume en ces termes les développements nouveaux apportés par le travail de Phoenix : « Non seulement nous avons, comme prévu, trouvé de la glace d’eau, mais les observations de la chimie des sols et matériaux nous amènent à croire, que dans un passé récent (jusqu’à quelques millions d’années) ce site a connu un climat plus chaud et plus humide qu’actuellement, et que comme dans un cycle renouvelable, il pourrait de nouveau connaître cette situation dans le futur. » « Cette région a connu des épisodes d’écoulement d’eau liquide dans un passé récent… qui pourraient correspondre avec les « critères d’habitabilité » permettant la vie de microbes au cours de ces cycles. »

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La plus grande surprise de la mission a été la découverte de perchlorates dans les échantillons prélevés par Phœnix. Le perchlorate selon Michael Hecht de la NASA, Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Californie, est l’élément chimique qui représente « le lien entre humidité atmosphérique, humidité du sol, une possible source d’énergie pour les microbes voire même une ressource utilisable par l’homme. »

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Le perchlorate a été mesuré pour quelques dixièmes de pour cent dans les trois échantillons analysés par le laboratoire de chimie humide de Phœnix. Il peut attirer l’eau de l’humidité de l’air martien. A des concentrations plus élevées il peut se combiner avec l’eau pour former une sorte de saumure qui reste liquide malgré la température très froide du sol martien. Certains microbes sur Terre l’utilisent comme aliment nutritif. Il serait alors utile aux explorateurs terriens qui pourraient l’utiliser comme carburant pour fusée (oxygène) ou pour leurs propres réserves d’oxygène.

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L’autre grande surprise a été la détection par le laser canadien chargé de scruter l’atmosphère , (outre la présence de glace dans les nuages ; ce qui était prévu), de précipitations neigeuses vers la fin de la mission. Pour Jim Whiteway (au nom prédestiné :) ) de l’Université York à Toronto, ces chutes de neige se traduisent par une accumulation saisonnière de glace d’eau dans le sol. Whiteway ajoute : pour la première fois est établie scientifiquement, (l’idée était dans l’air depuis bien longtemps, si j’ose écrire, les astronomes ont toujours constaté de visu les déformations des calottes glaciaires martienne en fonction des saisons) le cheminement de la glace d’eau de l’atmosphère martienne jusqu’au sol martien. « Maintenant nous savons qu’il neige ; ces précipitations sont un des éléments du cycle de l’eau sur Mars. »

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Enfin William Boynton, Université de l’Arizona, au vu des analyses de Phœnix, s’attache aux conséquences de la découverte de carbonate de calcium dans les échantillons. « La quantité de carbonate de calcium est compatible avec sa formation dans le passé par suite d’interactions entre le dioxyde de carbone de l’atmosphère et la présence d’eau liquide sur la surface de cette région. »

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Note personnelle :

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Bien sur les chercheurs ne peuvent déduire si la présence de perchlorates est issue de l’activité de micro-organismes ou simplement chimique. Ce n’était d’ailleurs pas le but de Phœnix. Une autre mission, très ambitieuse, spécialement destinée à la recherche de présence de micro-organisme sur Mars, est en cours de préparation par la NASA.

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La grande nouveauté est la découverte possible de cycles permettant une « habitabilité », compte non tenu des rayonnements solaires, plus grande, et la mise en évidence de chutes de neige sur Mars. Certains chercheurs sont même persuadés qu’occasionnellement Mars peut connaître des épisodes pluvieux.

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Source : site Phoenix Mars Mission, NASA

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3.7.2009

Les premières images de la Lune capturées par LROC

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:30

Les premières images de la Lune capturées par LROC

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Dans la note du 19 juin 2009 nous avons pu voir l’envol de la sonde LRO vers la Lune. Celle-ci l’a rejoint le 23 juin. Depuis ses différents instruments se mettent progressivement en fonction. Le Goddard Space Flight Center de la NASA vient de publier les premières photos envoyées vers la Terre par la Caméra de LRO (LROC) qui s’est éveillée le 30 juin 2009. Elles nous sont présentées par le responsable principal de la caméra Mark Robinson (University of Arizona, Tempe).

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Les premières images ont été prises le long du terminateur de la Lune (la frontière entre le jour et la nuit) dans la région de hauts plateaux de Mare Nubium par 34,4 ° de latitude Sud et 6,0 ° de longitude Ouest. La première image générale couvre une zone de 3 543 mètres en largeur pour 14 000 mètres en longueur. Les deux encadrés correspondent aux deux vues de détail suivantes.

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Lune : Mare Nubium 1 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

Lune : Mare Nubium 1 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

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Plan large : 253 x 1 000 pixels

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Mark Robinson nous rappelle que la position de LRO près du terminateur entraîne une accentuation des reliefs par les ombres portées. En réalité cette région est beaucoup moins accidentée qu’il n’y paraît.

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Les deux vues détaillées suivantes couvrent des surfaces de 1 400 mètres de côtés. La résolution est de 3 mètres par pixel. De nombreux cratères d’impacts y sont visibles. Les plus anciens voient leurs jantes très adoucies par rapport aux parois encore abruptes des plus récents.

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Lune : Mare Nubium 2 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

Lune : Mare Nubium 2 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

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Plan large : 1 000 x 1 000 pixels

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Lune : Mare Nubium 3 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

Lune : Mare Nubium 3 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

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Plan large : 1 000 x 1 000 pixels

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Les scientifiques sont extrêmement satisfait de la netteté de ces premiers clichés. Des corrections seront bien sur nécessaires, d’autant que LR0 n’a pas encore atteint son orbite définitive stabilisée à 50 kilomètres d’altitude. Les autres instruments de LRO entrent à leur tour en service. Les savants, au vu des premiers résultats, envisagent avec confiance le bon déroulement de la mission de LRO, en particulier la cartographie complète de notre lune à haute résolution.

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Source : Goddard Space Flight Center, site NASA.

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2.7.2009

Trou noir intermédiaire HLX-1

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

Trou noir intermédiaire HLX-1

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Trou noir intermédiaire HLX-1 ; crédit image : ESA, Heidi Sagerud

Trou noir intermédiaire HLX-1 ; crédit image : ESA, Heidi Sagerud

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Sur cette vue réalisée par Heidi Sagerud, la lumière visible en rayons X de HLX-1 se situe en haut à gauche du bulbe de la galaxie ESO 243-49 vue par la tranche

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Au fil des semaines plusieurs articles de ce blog ont été consacrés à la chasse aux trous noirs intermédiaires. Rappelons, pour mémoire, que dans la famille trous noirs ont été reconnus de très nombreux trous noirs stellaires «pesant » jusqu’à une vingtaine de masses solaires, issus de l’effondrement cataclysmique (supernova) d’une jeune étoile super-massive, ainsi que les trous noirs super-massifs de plusieurs millions, voir milliard de masses solaires, tapis au centre des galaxies. Or, curieusement, entre les deux, les trous noirs intermédiaires détectés sont très rares.

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Une équipe de chercheurs dirigée par Sean Farrel du Centre d’Etudes Spatiales du Rayonnement installé à l’Université de Leicester vient de publier aujourd’hui dans la revue Nature, le résultat de ses travaux.

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Les savants menaient une enquête sur les étoiles à neutrons et les naines blanches en étudiant les données recueillies par le satellite XMM-Newton, de l’ESA, dans la gamme des rayons X, lorsqu’ils sont tombés sur un étrange objet observé le 23 novembre 2004. Dénommé HLX-1 pour Hyper-Luminous-Xray-Source 1, il est dans la gamme des rayons X plus de 260 millions de fois plus lumineux que notre Soleil. Une première analyse de sa lumière tendait à expliquer cette luminosité que par la présence d’un trou noir, toute autre source étant exclue. L’objet semblait localisé en périphérie d’une galaxie, ESO 243-49, située à environ 290 millions d’années lumière de la Terre.

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Les chercheurs pour confirmer leur théorie ont demandé à XMM-Newton de regarder de nouveau dans la direction de HLX-1, ce qui fut fait le 28 novembre 2008. Les nouvelles mesures confirment qu’il s’agit bien d’un objet unique, et non la combinaison de lumière de plusieurs autres situés dans le même champs. Il s’agit de la lumière provenant de l’activité d’un trou noir d’environ 500 masses solaires. Celui-ci, étant situé en périphérie du bulbe galactique, il ne pouvait s’agir d’un trou noir central, et logiquement supermassif.

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Mais HLX-1 diffère sensiblement des autres candidats découverts jusqu’à présent dans la famille des trous noirs intermédiaires. Il est bien plus lumineux qu’eux d’un facteur de 10. Les théories quand à la formation de tels trous noirs manquent, et pour cause, de vérifications in situ, vu le petit nombre de ces objets observés. Un des scénarii possible envisage la fusion par collision de plusieurs trous noirs. HLX-1 est donc extrêmement intéressant à suivre de très près, et des programmes d’observations sont en cours de réalisations pour l’examiner dans toutes les longueurs d’ondes ainsi que son environnement.

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Source : Space Science, ESA.

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