Du ciel et de la terre

30.10.2009

La boite à bijoux ou NGC 4755

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 18:10

La boite à bijoux ou NGC 4755

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Ce soir, un peu d’exotisme et de merveilleux. Peu d’entre nous connaissent les beautés des cieux austraux, alors franchissons l’équateur et levons les yeux en direction de la légendaire Croix du Sud. Dans cette constellation, se trouve un magnifique amas ouvert d’étoiles visible à l’œil nu.

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Il se nomme Kappa Crucis Cluster ou NGC 4755. Découvert par Nicolas Louis de Lacaille vers 1751, il doit son surnom de Jewel Box, la Boite à Bijoux, grâce à Herschel qui en 1830, dans le télescope de son invention, fut fasciné par les couleurs des différentes étoiles composant l’amas qui lui rappelaient des bijoux.

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La boite à bijoux est un amas ouvert d’étoiles comprenant une centaine de membres. Elles se sont toutes formées en même temps, très récemment à l’échelle astronomique (âge estimé à 16 millions d’années), d’un même nuage primordial de gaz et de poussières. Pour l’instant, elles sont encore liées gravitationnellement, mais au fil du temps, chacune est amenée à quitter son nid d’étoiles pour entreprendre sa longue route tout autour de la galaxie. NGC 4755 se situe à environ 6440 années lumière de nous.

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Voici trois images spectaculaires de NGC 4755 qui nous permettent d’entrer progressivement à l’intérieur de la boite aux trésors :

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La boite à bijoux, NGC 4755 ; crédit image : MPEG/ESO

La boite à bijoux, NGC 4755 ; crédit image : MPEG/ESO

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 5 130 x 5 130 pixels

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La première a été réalisée par l’instrument grand champ (Wild Field Imager) du télescope de 2,2 mètres MPEG de l’ESO, à La Silla au Chili. Beaucoup d’étoiles apparaissent en rouge car elles sont situées derrière des poussières interstellaires ce qui décale leur lumière vers le rouge.

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La boite à bijoux , NGC 4755 ; crédit image : ESO

La boite à bijoux , NGC 4755 ; crédit image : ESO

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Plan large : 1 024 x 1 021 pixels

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Plan très large : 1 567 x 1 563 pixels

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Voici le meilleur cliché effectué depuis la Terre de la Boite à Bijoux. Seulement 5 secondes d’exposition ont été nécessaires à l’instrument FORS1 du VLT de l’ESO situé sur le Mont Paranal au Chili, pour nous offrir cette vue détaillée du centre de l’amas.

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La boite à bijoux , NGC 4755 ; crédit image : NASA, ESA, J M Apellaniz (IAA Espagne)

La boite à bijoux , NGC 4755 ; crédit image : NASA, ESA, J M Apellaniz (IAA Espagne)

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Plan large : 505 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 487 x 3 016 pixels

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Enfin, nous entrons dans l’intimité des étoiles grâce à cette vue du télescope Hubble. Elle a été prise par la caméra « planétaire » WFPC2 de Hubble, juste avant son remplacement lors du dernier entretien du télescope par les astronautes de le navette spatiale Atlantis en mai dernier.

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Hubble permet bien sur de s’isoler des contingences de l’atmosphère terrestre et de regarder l’espace sur un champs d’ondes particulièrement large. 7 filtres ont été utilisés allant de l’ultraviolet lointain au proche infrarouge, ce qui permet de « voir » l’éclat de la Boite à Bijoux dans toute sa splendeur. En particulier le bleu pâle des étincelantes supergéantes et le rubis solitaire d’une supergéante rouge.

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Outre la beauté du spectacle de tels amas sont importants dans le champs d’investigation scientifique, puisque les astronomes voient assemblées les différents types d’étoiles, toutes nées en même temps, et étudier leur différenciation et leur évolution dans un espace délimité, en tenant compte des interactions possibles entre elles.

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Source principale : ESA Science & Technology

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28.10.2009

GRB 090423 : le plus ancien chant d’étoile entendu dans l’Univers

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:40

GRB 090423 : le plus ancien chant d’étoile entendu dans l’Univers

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L’événement a été enregistré le 23 avril 2009 par le satellite Swift de la NASA à 7h55 GMT. Moins d’une heure plus tard, il était suivi par le télescope infrarouge anglais et le Gemini Nord à Hawaï, puis par le VLT au Chili et le Gemini Sud.

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Voici un cliché pris dans l’infrarouge par le Gemini Nord :

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GRB 090423 ; Crédit image : Gemini Nord, NSF, AURA et autres

GRB 090423 ; Crédit image : Gemini Nord, NSF, AURA et autres

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Entouré d’un cercle nous pouvons découvrir la trace d’un sursaut gamma. Les sursauts gamma sont des émissions de radiations à très hautes énergies qui se produisent lors d’événements cataclysmiques comme par exemple la transformation d’une étoile super-géante en trou noir. Lors de la supernova sont émis des gaz à des vitesses proches de celle de la lumière qui percutent violemment leur environnement et entrainent de nouvelles radiations à différentes fréquences. C’est cette trace que peuvent analyser les yeux électroniques des télescopes juste après l’émission du sursaut gamma.

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Or en calculant le décalage dans le spectre de GRB 090423, les scientifiques ont été stupéfaits de son ancienneté. L’événement a eu lieu il y a 13,1 milliards d’années. Autrement dit, l’univers n’était âgé que de environ 630 millions d’années, ce qui fait de GRB 090423, l’événement stellaire le plus ancien détecté depuis le début de l’histoire de l’univers.

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Nous sommes proches, à cette époque, de la limite théorique où la soupe primordiale permet la libération des ions et de rendre ainsi l’univers visible dans la « lumière ».

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La localisation de tels événements est cruciale pour une meilleure connaissance de la cosmologie, l’emplacement des galaxies hôtes dans le jeune univers, leur évolution par exemple. La possibilité d’analyse de la post-luminescence d’un sursaut gamma est une technique mise au point relativement récemment et se révèle très efficace. Elle demande, comme nous l’avons vu dans l’exemple de GRB 090423, la collaboration des meilleurs instruments terrestres et spatiaux.

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Au-delà cette très haute technologie, tout simplement, nous pouvons voir, concrètement la trace de la mort d’une très ancienne étoile, qui n’a eu qu’une courte vie, puisque les super-géantes meurent au bout de quelques centaines de millions d’années d’existence seulement. Mais son chant du signe a traversé l’espace pendant plus de 13 milliards d’années pour nous saluer. N’en reste qu’un trou noir assoiffé de lumière…

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Deux articles consacrés à GRB 090423 paraîtront demain 29 septembre 2009 dans la prestigieuse revue Nature

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Source principale : NewScientist Space

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26.10.2009

Trou noir lunaire

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:40

Trou noir lunaire

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Nous avons déjà eu l’occasion de découvrir l’existence de « trous noirs » sur Mars (Voir dernier article sur le sujet du 21 septembre 2007). Pour la première fois a été détectée une structure similaire sur la Lune.

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Point noir sur la Lune ; crédit image : ISAS, JAXA et autres

Point noir sur la Lune ; crédit image : ISAS, JAXA et autres

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La découverte a été faite en examinant les clichés enregistrés par la défunte sonde japonaise KAGUYA de la JAXA (agence spatiale japonaise).

L’excavation se situe dans une zone volcanique près de « Marius Hills ».

Le trou possède un diamètre de 65 mètres et a une profondeur minimum estimée à 80 mètres.

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Il se trouve au milieu d’un fossé d’effondrement large d’environ 320 mètres. Des tubes de laves avaient déjà été repérés sur la Lune comme sur Mars. Leur principe de création est assez simple et est très visible par exemple sur Terre à Hawaï. Un plafond de lave se solidifie pendant que la lave fluide continue de s’écouler sous lui. Lorsque le flux s’arrête subsistent des tubes, des tunnels évidés, sous la surface. L’effondrement des voûtes laisse alors voir de l’espace l’ancien tracé des tunnels.

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Il est impossible de préciser l’origine de la formation du nouveau trou noir découvert. Un impact de météorite, un séisme ou l’attraction gravitationnelle de la Terre peuvent très bien en être la raison. Il est raisonnable de penser que ce trou donne accès au tunnel qu’il surplombe, encore que celui-ci peut s’être bouché lors de la création de l’excavation.

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Une telle découverte est très importante dans l’hypothèse maintenant relativement proche du retour durable de l’homme sur la Lune. Si des cavités importantes existent, elles seraient idéales pour protéger les hommes des conditions bien dures de leur acclimatation sur la Lune ; protection contre les météorites, les rayonnements solaires, les différences de températures extrêmes entre le jour et la nuit par exemple.

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Les scientifiques japonais de la JAXA, épluchent actuellement les données recueillies par Kaguya à la recherche de trous similaires. Et ceux de la NASA, travaillant sur la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter, attendent beaucoup de leur caméra 10 fois plus puissante pour révéler d’avantage de trous.

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Les recherches sont à paraître dans Geophysical Research Letters.

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Source : New Scientist Space

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24.10.2009

Amas galactique JKCS041

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:40

Amas galactique JKCS041

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JKCS041 va faire bientôt la une d’un article d’Astronomy and Astrophysics signé par Stephano Andreon, Institut National d’Astrophysique de Milan (INAF), Italie et Ben Maughan, Université de Bristol, Royaume Uni et leurs collègues.

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JKCS041 a été repéré pour la première fois en 2006 par le télescope infrarouge anglais UKIRT. Des mesures complémentaires réalisées toujours en infrarouge par UKIRT, le CFHT à Hawaï et le télescope spatial Spitzer ont permis de préciser sa distance.

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De nouvelles mesures ont été effectuées par le télescope spatial rayonnement X de la NASA CHANDRA et par le Very Large Telescope de l’ESO au Chili pour préciser sa nature.

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Pourquoi a-t-on mobilisé tant des plus puissants instruments astronomiques pour cet obscur numéro de nomenclature ?

 

Les chercheurs comparent leur découverte à celle d’un fossile de Tyrannosaurus Rex beaucoup plus ancien que les autres connus et permettant de mieux comprendre l’espèce.

 

Car JKCS041 est dans son genre un fossile astronomique. Son âge est estimé atteindre celui très respectable de 10,2 milliards d’années, l’univers n’avait alors que le quart de son âge actuel !

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Pourquoi la découverte de JKCS041 a-t-elle tant excité les chercheurs ?

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Car JKCS041 est le plus ancien amas galactique a avoir été détecté. Il s’étend sur 190 millions d’années lumière dans la Constellation de la Baleine. Il est proche de la limite théorique prévue pour l’apparition de tels objets dans l’univers ; il faut beaucoup de temps pour que l’attraction gravitationnelle permette le regroupement de galaxies en amas.

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Amas galactique JKCS041 ; crédit image : NASA, CXC, INAF, ESO, VLT et autres

Amas galactique JKCS041 ; crédit image : NASA, CXC, INAF, ESO, VLT et autres

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Plan large : 663 x 864 pixels

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Cette image est composite, elle rassemble les données rayons X recueillies par CHANDRA et en blanc les galaxies vues en optique et infrarouge par le VLT et le Digitized Sky Survey.

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L’amas galactique le plus lointain précédent avait été découvert par le satellite spatial XMM Newton de l’ESA et situé à 9,2 milliards d’années lumière de nous. JKCS041, plus âgé d’un milliard d’années, est dix fois plus « lumineux » ! On comprends l’importance que revêt JKCS041 pour l’étude des amas galactiques, de leurs formations et des processus très tumultueux qui les agitent.

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Source : site NASA, CHANDRA

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22.10.2009

NGC 1448

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:00

NGC 1448

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NGC 1448 ; crédit : ESO

NGC 1448 ; crédit : ESO

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Plan large : 1 007 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 574 x 1 600 pixels

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Cette vue magnifique de la galaxie NGC 1448 a été réalisée par l’instrument FORS monté sur l’un des 4 télescopes de 8,20 m du Very Large Telescope de l’ESO, installé sur le Cerro Paranal au Chili. Plusieurs prises au travers différents filtres ont été nécessaires entre juillet 2002 et fin novembre 2003 pour nous permettre de découvrir de façon très détaillée et dans toute sa splendeur NGC 1448, une galaxie spirale située à 60 millions d’années lumière de nous.

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Son noyau central est entouré d’un anneau très lumineux de très jeunes étoiles. En 1983 une première supernova très brillante y avait été détectée, et cette dernière décennie deux autres en 2001 et 2003. Les spécialistes voient encore leur reliquat lumineux, mais au moment de son apogée une étoile jeune supergéante se volatilisant en supernova est aussi lumineuse que la galaxie toute entière qui l’abrite !

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Source : ESO

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20.10.2009

Dessins satins sur corps martien

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 13:30

Dessins satins sur corps martien

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Lorsque, comme souvent, j’ai visité hier le site HiRISE, consacré aux clichés pris par la caméra haute-résolution installée sur la sonde de la NASA, Mars Reconnaissance Orbiter, je suis tombé en arrêt sur une des nouvelles images publiées. Si le mot érotique peut sembler disproportionné, je trouve, du moins, l’image ci-dessous très sensuelle.

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Voici tout d’abord l’image de contexte :

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Dunes martiennes contexte ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

Dunes martiennes contexte ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 394 pixels

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Plan très large : 5 321 x 2 048 pixels

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Mars Reconnaissance Orbiter se trouvait le 24 août 2009 par 26,7° de Latitude Nord et 62,8° de Longitude Est, la résolution au sol est de 50 cm/pixel.

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Dessins satins sur dunes martiennes ;  crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

Dessins satins sur dunes martiennes ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 920 x 2 560 pixels

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Nous pouvons ici admirer en vue très détaillée, des champs de dunes martiens. Les volutes sombres sont dessinés par le passage de tourbillons de poussières, les « dust-devils » sur les dunes de sable. Les stries bien alignées correspondent à des glissements de sable récents sur le versant abrupt d’une dune plus importante.

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Source : site HiRISE, University of Arizona

 

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19.10.2009

Changement d’horaire

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 18:00

Changement d’horaire

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Conformément à la directive européenne du 19 janvier 2001, l’heure d’hiver sera applicable le 25 octobre 2009. A 3h du matin, l’heure sera avancée de 60 minutes : il sera deux heures.

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Une heure de plus à regarder les étoiles, rêver ou se faire des câlins !

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Source : Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer

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17.10.2009

Galaxie de Barnard ou NGC 6822

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:20

Galaxie de Barnard ou NGC 6822

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Galaxie de Barnard ou NGC 6822, crédit image ESO

Galaxie de Barnard ou NGC 6822, crédit image ESO

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Plan large : 927 x 1 024 pixels

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Plan très large : 3 622 x 4 000 pixels

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Le groupe local de galaxies est bien sur dominé par celles d’Andromède, la nôtre la Voie Lactée, et la galaxie du Triangle. Mais les galaxies naines sont bien plus nombreuses.

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A l’occasion de la publication de ce cliché réalisé par l’instrument Wide Field Imager installé au foyer du télescope MPG de 2,2 mètres sur le site de l’ESO à La Silla au Chili, nous découvrons une de ces galaxies naines proches de nous.

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La galaxie de Barnard ou NGC 6822 est située à environ 1,6 millions d’années lumière dans la Constellation du Sagittaire. Elle doit son nom à la mémoire de l’astronome américain Edward Emerson Barnard, qui le premier l’a étudiée en 1884. Si elle ne développe pas de magnifiques bras spiraux, comme ses grandes sœurs, elle est le siège d’une importante activité de création stellaire. Sur le cliché ces zones apparaissent rougeâtres. Les jeunes étoiles brillent de mille feux et leurs ondes chauffent les nuages de gaz voisins. Ainsi tout particulièrement dans le coin supérieur gauche sur ce cliché, de magnifiques bulles sont formées par des groupes d’étoiles massives nouvellement nées, leurs souffles se brisent sur leur environnement créant ces extraordinaires ondes de choc géantes.

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La galaxie de Barnard ne possède qu’un dixième du diamètre de la Voie Lactée. Au lieu des 400 milliards d’étoiles (dernière estimation) de notre galaxie elle ne contient environ que dix millions d’étoiles. Ces galaxies naines de formes irrégulières témoignent de l’interaction des galaxies dans un groupe local. La forme et la faible densité des étoiles laisse à penser que la galaxie de Barnard et ses consœurs ont laissé bien des plumes à frôler de trop près leurs compagnes géantes où qu’elles sont le reliquat de rencontres passées entre les géantes.

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L’interaction des galaxies a pour contrepartie la création de très nombreuses étoiles dans les nuages de gaz et de poussières qui s’effondrent sur eux-même sous une telle agitation gravitationnelle.

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Source : ESO

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15.10.2009

Météore sur Groningen

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 20:50

Météore sur Groningen

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Météore sur Groningen ; crédit image : Robert Mykaelyan

Météore sur Groningen ; crédit image : Robert Mykaelyan

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Plan large : 799 x 1 200 pixels

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Pour continuer le commentaire de Cristina sur l’article de mardi, voici un cliché pris par Robert Mykaelyan, Groningen, du météorite qui a traversé le ciel de Belgique mardi soir vers 19h.

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Aussi brillant pendant quelques instants que la pleine lune, il était visible de Belgique, de Hollande et d’une partie de l’Allemagne. L’objet, accompagné de grondements sourds et de bang supersoniques s’est fragmenté, chaque morceau laissant derrière lui une trainée d’ionisation.

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Ce genre d’événement se produit environ une fois par jour sur Terre, mais ayant lieu en général au dessus des parties désertiques ou des océans de notre planète, il passe inaperçu.

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Source : APOD

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13.10.2009

Mercure : un nouveau grand bassin d’impact identifié lors du troisième survol de Messenger

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:30

Mercure : un nouveau grand bassin d’impact identifié lors du troisième survol de Messenger

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Depuis le troisième survol par Messenger de Mercure le 29 septembre 2009, les nouvelles images recueillies par la sonde sont publiées pour notre plus grand plaisir.

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Mercure : un nouveau grand bassin d'impact identifié lors du troisième survol de Messenger

Mercure : nouveau bassin d’impact ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 799 x 799 pixels

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Celle-ci nous a été offerte dès le 30 septembre 2009. Nous découvrons pour la première fois ce grand bassin d’impact non encore aperçu par les survols ni par les sondes précédentes. Son diamètre extérieur est large d’environ 260 kilomètres. Comme beaucoup d’autres bassins d’impact, il présente une double structure en anneaux. Son plancher est constitué de matériau lisse. Fait rarissime pour ce genre d’objet sur Mercure, des structures formées de creux concentriques y sont visibles ce qui attise l’intérêt de l’équipe scientifique de Messenger.

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Des chaînes de petits cratères créées par les retombées des éjectas sont également visibles tout autour du bassin d’impact.

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Lors de la prise de vue, Messenger se trouvait à 15 600 kilomètres d’altitude ; la résolution au sol est de l’ordre de 400 mètres par pixel.

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Source : site Messenger

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