Une vision de MAD : Terzan 5
Une vision de MAD : Terzan 5
.
Une équipe internationale d’astronomes dirigée par Francesco Ferraro (Université de Bologne, Italie) vient de voir aujourd’hui ses travaux publiés dans la version en ligne de Nature.
.
Nous l’avons vu au fil des notes, il est bien difficile d’observer le bulbe central de notre galaxie ; notre regard est embué par les colossales masses de gaz et de poussières qui nous en sépare. Il faut les yeux électroniques des plus puissants télescopes, capables de « voir » en infrarouge, pour traverser les nuages de poussières.
.
Pour leur étude, les astronomes ont utilisé MAD une toute nouvelle technologie d’optique adaptative (capable de corriger les turbulences atmosphériques) , dans les fréquences infrarouge. MAD est un bijou scientifique, très puissant, l’avant-garde de la nouvelle génération des instruments devant équiper les très grands télescopes terrestres à venir. MAD est installé sur l’un des quatre grands télescopes du Very Large Télescope de l’ESO au Chili.
.
Alors, dirigeons d’abord notre regard vers la région où se trouve la cible choisie par les astronomes.
.

Autour de Terzan 5 ; crédit image : ESO, Digital Sky Survey 2
.
Plan large : 1 024 x 744 pixels
.
Plan très large : 1 600 x 1 163 pixels
.
Notre bulbe galactique est enveloppé de ces magnifiques nuages de gaz et de poussières constellés de myriades d’étoiles ! Le cliché a été réalisé dans le cadre du Digital Sky Survey 2.
.
Maintenant découvrons le travail réalisé par le VLT grâce à l’instrument MAD.
.

Terzan 5 ; crédit image : ESO, F. Ferraro
.
Plan large : 1 280 x 1 263 pixels
.
Nous reconnaissons un amas globulaire d’étoiles, celui-ci a été dénommé Terzan 5. Des milliers d’étoiles sont réunies ensemble par l’action de leur gravité réciproque. En général, les amas globulaires réunissent des étoiles toutes du même âge car nées en même temps de l’effondrement d’un immense nuage de gaz et de poussière.
Or les nouvelles observations démontrent que Terzan 5 est plus important qu’estimé jusqu’à présent. Et surtout, comme Oméga du Centaure, le seul autre exemple connu dans notre Voie Lactée, Terzan 5 ne possède pas une population unique d’étoiles. Celles-ci forment deux générations différentes d’étoiles : la première née il y a environ douze milliards d’années (l’Univers est estimé être âgé de 13,7 milliards d’années) et la suivante datant de 6 milliards d’années.
Tout laisse à penser aux scientifiques que Terzan 5 est le reliquat d’une proto-galaxie, qui s’est agglomérée à d’autres pour former ce qui va devenir le bulbe de notre galaxie actuelle, dès les premiers âges de l’Univers… Saluons l’ancêtre !
Source : ESO
.







































































