Du ciel et de la terre

18.7.2010

Titan : Ontario Lacus

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:00

Titan : Ontario Lacus

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En cette période caniculaire, les astronomes travaillant sur la sonde Cassini nous invitent à passer l’été sur les bords du lac Ontario. Encore qu’il faut supporter le manque d’oxygène, le faible ensoleillement, les - 180° ambiant, et un lac où l’eau a été remplacée par un mélange de méthane, éthane, propane. Pas de souci de marée noire (vous êtes là pour cela !) puisque cet Ontario ne se trouve pas sur Terre mais sur Titan, le plus gros satellite de Saturne !

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Dépaysement garanti, encore que, sur bien des aspects, le lac Ontario (Ontario Lacus) ressemble fort à nos lacs terrestres.

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Ontario Lacus, vue radar ; crédit image : NASA, JPL-Caltech

Ontario Lacus, vue radar ; crédit image : NASA, JPL-Caltech

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Plan large : 926 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 276 x 1 411 pixels

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Des photos du lac sont aussi visibles dans la note du 29 janvier 2009.

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Les saisons changent lentement sur Titan, une année dure 29 ans. L’hémisphère sud de Saturne où se situe Ontario Lacus était en 2004, à l’arrivée de Cassini, en plein été. Maintenant, il s’achemine vers l’automne, le solstice d’hiver aura lieu en 2017. Titan est le seul monde du système solaire en dehors de la Terre a posséder en permanence des concentrations liquides sur sa surface. Depuis quatre ans, les vues radar effectuées par Cassini montrent un recul des rives du lac d’environ 10 kilomètres ce qui implique une baisse du niveau du lac d’environ un mètre par an. Ontario Lacus occupe une superficie de 15 000 km² soit un peu moins que son homonyme terrestre.

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Cette baisse de niveau serait due à une évaporation saisonnière du méthane dans l’atmosphère de Titan ainsi qu’à une infiltration des liquides dans le sol poreux.

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Comme sur Terre aussi, est visible sur la rive ouest du lac un delta bien découpé amenant le liquide des hauteurs environnantes. Les montagnes au nord du lac ont une altitude d’environ un kilomètre. Tout à fait étonnant, la rive nord-ouest montre une plage lisse marquée par des lignes parallèles au rivage actuel. Elles peuvent s’être formées par l’action de petites vagues poussées par des vents du sud-ouest.

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Les scientifiques travaillant sur Cassini sont enthousiastes des résultats engrangés par leur sonde. De nombreuses publications de résultats ont déjà été publiées, et bien d’autres sont à venir, car la longévité de Cassini, permet de suivre sur une “longue période” l’évolution, comme par exemple celle des lacs sur Titan, des mondes saturniens. Renseignements précieux qui permettent aux planétologues d’envisager “in vivo” les processus à l’œuvre sur des mondes étrangers à la Terre.

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Et pourtant, si différents et si éloignés soient-ils, les lacs de Titan nous démontrent une certaine similitude avec leurs homologues terrestres. Pour mémoire, pour bien des scientifiques, Titan a été considéré comme un résumé en plus froid, de ce qu’à pu connaitre notre planète en des temps éloignés avant que la vie n’y fasse son apparition.

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Source principale : site Cassini Equinox Mission

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