Du ciel et de la terre

21.11.2010

Pont sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:20

Pont sur Mars

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Ce soir, nous sommes restés sur Mars, pour examiner cette vue prise par la caméra haute résolution HiRISE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA.

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MRO se trouvait alors, le 15 novembre 2006, à l’aplomb de la région Tartarus Colles par 24,5° latitude Nord et 188,1° longitude Est. La résolution est de l’ordre de 30 à 60 centimètres par pixel.

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Canal dans Tartarus Colles ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 593 pixels

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Plan très large : 3 538 x 2 048 pixels

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Nous pouvons découvrir un canal situé entre deux monticules dont les pentes témoignent d’écoulements récents, probablement de sables. Au vu des différentes ombres portées sa profondeur varie selon les endroits. Son origine est inconnue mais il n’a logiquement pas été creusé par une érosion de type fluviale, aucune source d’approvisionnement possible n’ayant été repérée dans cette région.

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Pont martien, crédit image ; NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 920 x 2 560 pixels

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Les scientifiques estiment qu’il s’est créé suite à un effondrement de terrains.

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Pont martien, détail ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona, colorisé par Stu Atkinson

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Plan large : 551 x 961 pixels

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Le détail ci-dessus nous permet de mieux apprécier la caractéristique la plus curieuse du canal : un pont ! Il est vraisemblablement un vestige de la surface originelle, qui ne s’est pas effondrée. La vue prise par HiRISE ne permet pas de l’affirmer mais il n’y a que peu de chances pour que le pont enjambe un vide au-dessus du canal.

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Sources :

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HiRISE

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Universe Today

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20.11.2010

Apollo 12 sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:50

Apollo 12 sur Mars

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Ce soir retour vers Mars pour suivre les traces du petit robot Opportunity. Poursuivant sa route vers le cratère érodé Endeavour, Opportunity a croisé le cratère “Yankee Clipper” le 4 novembre, puis le cratère “Intrepid” le 9 novembre.

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Les deux noms ont été attribués à ces petits cratères en l’honneur de la mission Apollo 12. Apollo 12 (14 novembre 1969 - 24 novembre 1969) fut, il y a 41 ans et quatre mois après la mission Apollo 11, la deuxième mission a emmener l’homme sur la Lune. Yankee Clipper était le nom du module de commande piloté par Richard Gordon, resté en orbite lunaire, et Intrepid le nom du module lunaire piloté par Alan Bean et commandé par Conrad Pete.

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Le cratère Intrepid a un diamètre d’environ 20 mètres, la moitié pour Yankee Clipper.

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Cratère martien Intrepid vu par Opportunity ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, Cornell University

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Plan large : 155 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 061 x 7 010 pixels

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Cratère martien Yankee Clipper vu par Opportunity ; crédit image : NASA, JPL-Caltech

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Plan large : 389 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 055 x 2 777 pixels

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Source : site NASA, Mars Exploration Rover Mission

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19.11.2010

Où de vieilles galaxies se révèlent pleines de vigueur juvénile

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:40

Où de vieilles galaxies se révèlent pleines de vigueur juvénile

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Les galaxies elliptiques, de véritables géantes de l’espace, sont considérées comme l’aboutissement ultime de l’évolution possible des galaxies. Habituellement, on estime qu’elles ont épuisé toutes leurs réserves de gaz nécessaires à la formation de nouvelles générations d’étoiles. Leur population d’étoiles est âgée, avoisinant les dix milliards d’années.

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Pourtant, depuis cinq ans, les observations des télescopes au sol ou spatiaux comme GALEX, le télescope de la NASA observant dans la gamme des rayonnements ultraviolets (voir note du 12 août 2010), démontrent des traces d’activités récentes dans les elliptiques.

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Pour exemple, voici un cliché réalisé par la caméra WFC3 du télescope spatial Hubble au travers différents filtres dont ultraviolet, pendant presque quatre heures d’expositions, les 30 octobre et 9 novembre 2009.

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NGC 4150 ; crédit : NASA, ESA et autres

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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NGC 4150 est une des galaxies servant d’exemple à une étude sur la génération de nouvelles étoiles dans les galaxies elliptiques, dirigée par Mark Crockett, Université d’Oxford, Grande Bretagne. Cette galaxie se situe à environ 44 millions d’années lumière de nous dans la Constellation de la Chevelure de Bérénice.

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L’encadré nous permet de visualiser en bleu la lumière de “jeunes” étoiles ou amas d’étoiles ainsi que des longs filaments de poussières et de gaz se déployant sur le fond diffus des vieilles étoiles du noyau galactique.

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“Nous voyons NGC 4150 après que l’épisode majeur de la “flambée d’étoiles” se soit produit”, explique Joseph Silk, Université d’Oxford, autre membre de l’équipe. “Les étoiles les plus massives ont déjà disparu, les plus jeunes ont entre 50 et 400 millions d’années, le “baby boom” a du être à son maximum il y a environ 900 millions d’années”.

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“Ces observations appuient la théorie selon laquelle les galaxies elliptiques se sont construites au fil du temps en cannibalisant les galaxies naines passant dans leur environnement”, commente Crockett. Dans le cas de NGC 4150, la flambée d’étoiles provient de l’absorption d’une galaxie naine, il y a environ un milliard d’années. L’événement est quantitativement semblable à la fusion de notre Voie Lactée avec la galaxie satellite naine du Grand Nuage de Magellan.

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Les collisions des grandes galaxies sont spectaculaires par la création de formes complexes et des flambées d’étoiles très reconnaissables de loin dans l’espace, mais statistiquement, elles ne représentent que 10 % des fusions galactiques. La grande majorité d’entre-elles se font par absorption de galaxies naines, beaucoup plus difficiles à mettre en évidence car ne laissant que peu de traces. La technique de l’observation des elliptiques en ultraviolet est très prometteuse pour cette recherche, car la lumière bleue des jeunes étoiles se détache particulièrement dans cette longueur d’onde sur le rayonnement rouge des vieilles étoiles.

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Source : Hubblesite

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18.11.2010

HIP 13044b, première exoplanète à n’être pas d’origine galactique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:00

HIP 13044b, première exoplanète à n’être pas d’origine galactique

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A ce jour, environ 500 exoplanètes ont été découvertes. A déjà été évoqué ici la fantastique possibilité, avec les générations de télescopes actuellement en service, de discerner les étoiles individuellement dans des galaxies proches de la nôtre. D’ici à ce que l’on puisse découvrir des planètes orbitant autour d’elles, le pas technologique n’est pas encore franchi, mais l’idée fait de plus en plus son chemin comme un possible probable dans le futur. A ce sujet des annonces ont déjà été communiquées dans la communauté scientifique, mais pour l’instant aucune des supposées exoplanètes repérées dans d’autres galaxies n’a pu être officiellement authentifiée.

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En attendant, voici symboliquement une nouvelle étape franchie dans la découverte des exoplanètes. Est paru ce jour un article dans Science Express qui nous relate la découverte d’une exoplanète orbitant autour de l’étoile HIP 13044 située à 2 000 années lumière de nous dans la Constellation du Fourneau.

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Exoplanète HIP 13044 b, vue d’artiste ; crédit image : ESO, L. Calçada

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Plan large : 680 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 870 x 4 321 pixels

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L’équipe de scientifiques a utilisé l’instrument FEROS, un spectrographe optique installé sur le télescope MPG de 2,2 mètres de l’ESO, construit sur le site de La Silla au Chili. L’étude des très légères oscillations de l’étoile, dues à l’interaction gravitationnelle de son compagnon, a permis de déterminer une masse minimum d’environ 1,25 fois celle de Jupiter pour l’exoplanète, dénommée logiquement HIP 13044b.

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Le cas de HIP 13044 b est très curieux car son étoile n’est pas d’origine galactique. Elle fait partie du courant d’Helmi, un groupe d’étoiles qui a appartenu autrefois à une galaxie naine, capturée par notre Voie Lactée il y a 6 ou 9 milliards d’années. HIP 13044 b est donc la première exoplanète réputée être d’origine extra-galactique !

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Autre particularité, l’étoile HIP 13044 est en fin de vie. Elle a déjà dépassé son stade de géante rouge et s’est rétractée, brûlant maintenant en son cœur ses réserves d’hélium. HIP 13044 b orbite de manière très proche de son étoile en seulement 16,2 jours. Les scientifiques estiment que l’exoplanète orbitait autrefois beaucoup plus loin de son étoile mais qu’elle s’en est rapprochée au moment de la phase “géante rouge”. L’étoile elle-même est en rotation relativement rapide par rapport aux autres étoiles de sa classe ce qui semble indiquer qu’elle a déjà avalé les planètes les plus proches d’elle. Lors de sa prochaine phase, HIP 13044 va se dilater de nouveau et il semble probable à ses découvreurs que HIP 13044 b soit alors définitivement englobée par elle.

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Un tel scénario peut être mis en relation avec celui que connaîtra notre Soleil lorsqu’à son tour, il terminera sa vie. Seules les planètes les plus extérieures de notre système solaire y survivront !

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L’équipe scientifique comprend J. Setiawan, R. J. Klement, T. Henning, H.-W. Rix, et B. Rochau (Max-Planck-Institut für Astronomie, Heidelberg, Germany), J. Rodmann (European Space Agency, Noordwijk, the Netherlands) et T. Schulze-Hartung (Max-Planck-Institut für Astronomie, Heidelberg, Germany).

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Source : site ESO

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17.11.2010

Hayabusa, vol victorieux du faucon pèlerin !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:40

Hayabusa, vol victorieux du faucon pèlerin !

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Bonne nouvelle ! La sonde Hayabusa (MUSES C) dont nous avons suivi ici au fil des jours les étonnantes pérégrinations, a bien envoyé sur Terre avant sa désintégration finale, des échantillons de l’astéroïde (2143) Itokawa. La récolte est de 1 500 particules, la plupart estimées d’origine extraterrestre et attribuées à Itokawa.

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Ainsi ont été découverts au microscope électronique des minéraux comme olivine et pyroxène, rares ensembles sur Terre et correspondant à la composition d’un type particulier d’astéroïde (type S).

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Particules minérales en provenance d’Itokawa, crédit image JAXA

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Pour l’instant, avec d’extraordinaires précautions, seul le comportement A a été ouvert. Le compartiment B le sera prochainement. Hayabusa était une sonde expérimentale, alliant nouveau type de propulsion (moteur à ions) et système de prélèvement d’échantillons tout à fait inédit.

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Hayabusa est la première sonde à ramener sur Terre des échantillons de la surface d’un astéroïde. Elle a subit de nombreux déboires. Lors de la prise des échantillons, elle a heurté le sol d’Itokawa, son système de propulsion a été endommagé et les scientifiques l’ont cru perdue.

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Le doute subsistait quand à la réussite effective de la récolte d’échantillons. Ils sont maintenant levés et l’agence spatiale japonaise peut fêter le succès complet de la mission, et, continuer son ambitieux programme d’exploration de l’espace. Dans celui-ci figure un Hayabusa “2″.

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Source principale : JAXA

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16.11.2010

Amas globulaire NGC 2257

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:20

Amas globulaire NGC 2257

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Parmi les spectacles de l’espace, les amas globulaires d’étoiles sont parmi les plus impressionnants. Ils peuvent contenir des dizaines de milliers voir un million d’étoiles toutes liées gravitationnellement entre elles dans un volume restreint d’espace. Souvent toutes sont très âgées, jusqu’à 10 milliards d’années ; les plus gros amas sont le cœur subsistant, selon certaines théories, d’anciennes galaxies naines absorbées par notre Voie Lactée, par exemple, au cours de sa croissance.

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Ce soir, découvrons un de ces joyaux : NGC 2257. Nous nous rendons en périphérie du Grand Nuage de Magellan, galaxie naine présumée en orbite autour de la nôtre. NGC 2257 est l’un des quinze amas globulaires recensés dans le Grand Nuage de Magellan.

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NGC 2257 ; crédit image : ESO

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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Ce cliché a été effectué grâce à l’instrument Wilde Field Imager installé au foyer du télescope MPG de 2,2 mètres de l’ESO, construit sur le site de La Silla au Chili. Ses images sont destinées au grand public et servent de référence aux travaux beaucoup plus précis effectués au Very Large Telescope.

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Source : site ESO

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15.11.2010

Rayon X : SN 1979c

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:10

Rayon X : SN 1979c

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SN 1979c dans M100 ; crédit image: NASA, CXC, SAO, ESO, VLT, JPL-Caltech et autres

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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Comme annoncé dans la note du dix novembre 2010, s’est tenue aujourd’hui une conférence de presse organisée par les scientifiques travaillant sur le télescope spatial rayons X Chandra, relative à la découverte d’un objet exceptionnel dans notre environnement cosmique.

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L’image ci-dessus nous montre la galaxie spirale M100 située à 50 millions d’années lumière de nous dans la Constellation de la Vierge. La vue est composite : en or figurent les données recueillies par Chandra dans le domaine des rayons X, du rouge-rosé au vert et bleu les données dans le visible enregistrées par le Very Large Telescope de l’ESO et en rouge les données recueillies dans l’infrarouge par le télescope spatial Spitzer.

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La flèche indique l’emplacement de SN 1979c, une supernova découverte en 1979 par un astronome amateur.

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SN 1979c a été étudié dans la gamme des rayons X de 1995 à 2007 par toute une série de télescopes spatiaux : outre Chandra, Swift de la NASA, XMM-Newton de l’ESA et ROSAT de l’agence spatiale allemande. Pendant tout le temps des observations SN 1979c s’est révélé comme une source constante de rayonnements X. Au vu des fréquences , des niveaux d’énergie X, et d’autres données, les chercheurs concluent que l’étoile d’une vingtaine de masses solaires en mourant a créé un trou noir stellaire. Celui-ci est alimenté par la matière éjectée lors de la supernova et retombant sur le trou noir ou par la présence d’un compagnon qui voit sa propre matière avalée par le trou noir.

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Vous avez certainement deviné pourquoi la découverte de ce trou noir attire tant l’attention de la communauté scientifique. Tout simplement car SN 1979c est de facto le trou noir stellaire le plus jeune et le plus proche répertorié à ce jour. Il n’a qu’une trentaine d’année ! A portée de nos télescopes, son étude permet de mieux comprendre et d’observer “en direct” l’un des événements les plus extraordinaires de l’Univers !

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Source principale : site Chandra

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14.11.2010

Nouvelle carte de la matière noire dans Abell 1689

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:00

Nouvelle carte de la matière noire dans Abell 1689

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Dans la continuité de la note du 20 août 2010, retrouvons ce soir l’amas galactique Abell 1689, situé à 2,2 milliards d’années lumière de nous dans la Constellation de la Vierge.

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Abell 1689 est un très bel exemple de l’effet de lentille gravitationnelle prédit par Einstein en 1915. Son importante masse déforme et amplifie l’image de galaxies situées par rapport à nous très loin derrière lui.

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Une nouvelle étude dirigée par Dan Coe (JPL-NASA) et Edward Fuselier (West Point) a repris par le calcul 135 images de 42 galaxies d’arrière plan de l’amas, sur les enregistrements effectués par la “Advanced Camera for Survey” du télescope spatial Hubble. Les scientifiques proposent une nouvelle approche mathématique permettant de mieux mesurer l’importance de l’effet gravitationnel local de la lentille et par conséquence d’en déduire la quantité de la matière noire présente par rapport à la masse de matière visible observée. Ils ont pu ainsi dresser une “carte” de la matière noire répartie dans Abell 1689. Elle est plus précise que la carte éditée précédemment.

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Carte de la matière noire dans Abell 1689 ; crédit image : NASA, ESA, D. Coe (JPL Caltech, STScI)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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Sur la base de leur carte, les scientifiques confirment les résultats antérieurs annonçant que l’importance de matière noire est plus importante dans le cœur d’Abell 1689 que prévue théoriquement pour un amas galactique de ce type. Cette quantité de matière noire est équivalente à celle observée pour d’autres amas galactiques, ce qui ne manque pas d’être surprenant et vient en contradiction avec l’idée de l’action de l’énergie sombre tendant à contrebalancer l’agglomération des galaxies en amas et superamas.

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Selon Coe la création des amas galactiques a du se faire très tôt dans l’histoire de l’Univers, lorsqu’il était plus petit, plus dense aussi en matière noire. Les amas ont pu accumuler ainsi suffisamment de matière noire pour la conserver dans les quantités observées comme dans Abell 1689, il y a deux milliards d’années.

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Pour l’avenir l’idée des chercheurs est d’étudier la quantité de matière noire dans d’autres amas galactiques selon leur méthode et de tenter d’en déduire l’effet de l’énergie sombre.

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Note personnelle si les scientifiques commencent à avoir une idée de la structure de la matière noire (24% de la masse de l’Univers), celle de l’énergie sombre (72% de l’Univers correspondant à son extension) leur reste totalement inconnue.

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Source : Hubblesite

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13.11.2010

Atomes pour la paix

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:10

Atomes pour la paix

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NGC 7252 ; crédit image : ESO

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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Voici la bien nommée galaxie “Atomes pour la paix” . Son nom officiel est NGC 7252 ou ARP 226. Elle est située à 220 millions d’années lumière de nous dans la Constellation du Verseau.

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Ce très beau cliché a été réalisé grâce à l’instrument Wilde Field Imager installé au foyer du télescope MPG de l’ESO, de 2,2 mètres construit à La Silla au Chili pendant quatre heures d’exposition cumulées.

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La forme étrange de cette galaxie est le résultat d’une collision de galaxies. Dans ce type de rencontre se créent des interactions gravitationnelles complexes. Si une partie de leurs étoiles est éjectée dans l’espace, d’autres se regroupent. Ainsi se forment les deux antennes visibles de part et d’autres du nouveau cœur galactique, très caractéristiques des fusions galactiques. Les régions comprimées connaissent des flambées de création d’étoiles. Dans le cas d’ARP 226, depuis 50 à 500 millions d’années naissent des essaims d’étoiles qui formeront probablement dans l’avenir des amas globulaires denses d’étoiles toutes liées gravitationnellement les unes aux autres.

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Le surnom curieux de la galaxie tient à la forme particulière de son cœur qui fait assez penser au schéma traditionnel de la course des élections autour du noyau d’un atome. Les scientifiques ne vivent pas en dehors des contingences terrestres. Ils sont influencés par les événements politiques de leur temps. Ainsi ce surnom fait aussi référence à un discours d’Eisenhower daté de 1953 et appelé “Atomes pour la Paix”. Il s’agissait, le monde était alors en pleine guerre froide, de présenter la promotion de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Ce qui n’a pas manqué d’impressionner la communauté scientifique (américaine pour le surnom) de l’époque.

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Source principale : site ESO

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12.11.2010

Les terrains mouvementés de Phoenicis Lacus

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:30

Les terrains mouvementés de Phoenicis Lacus

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Ce soir, grâce à l’Agence Spatiale Européenne, nous nous rendons sur Mars, plus précisément dans la région de Phoenicis Lacus.

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Phoenicis Lacus, carte de contexte ; crédit image : NASA, MGS, MOLA Science Team

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Plan large : 1 005 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 623 x 1 653 pixels

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Voici tout d’abord une carte de contexte centrée sur 13° latitude Sud et 249° longitude Est.

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Phoenicis Lacus ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 448 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 094 x 2 500 pixels

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Ce cliché a été effectué le 31 juillet 2010 par la caméra haute résolution installée sur la sonde Mars Express de l’ESA ; la résolution est de l’ordre de 17 mètres par pixel. Il ne s’agit ici qu’une petite partie de Phoenicis Lacus qui couvre une zone équivalente à la Corse rapportée sur Terre.

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Lorsque les astronomes du dix-neuvième siècle ont découvert dans les instruments fort rudimentaires de l’époque Phoenicis Lacus, son aspect sombre leur à fait penser qu’il s’agissait-là d’une mer.

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En réalité cette région a été formée et déformée par le soulèvement de l’immense zone volcanique de Tharsis.

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Phoenicis Lacus, annoté ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 448 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 094 x 2 500 pixels

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Le relief le plus caractéristique sur cette image (encadré 1) est le grand fossé d’effondrement qui s’enfonce jusqu’à trois kilomètres de profondeur par rapports aux terrains ambiants. Sont plus visibles sur la vue en perspective les couches de basalte et des dunes de sable sur le fond du fossé. Les trois grands excavations ne sont pas des cratères d’impact mais bien trois fosses d’effondrement alignées sur une autre ligne de faille.

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L’activité volcanique de Tharsis a également entraîné une remontée de certains terrains, créant des graben (encadré 2). D’importantes activités tectoniques ont eu lieu dans tous les sens dans cette région. Ainsi le cratère d’impact (encadré 3) est passé d’une forme circulaire à ellipsoïdale sous l’effet des glissements de terrains.

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Voici maintenant deux vues en perspective de la région réalisées par les équipes de G. Neukum, le concepteur de la caméra haute résolution de Mars Express, et de la Freie Universität Berlin.

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Phoenicis Lacus, perspective 1 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 406 x 2 500 pixels

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Phoenicis Lacus, perspective 2 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 406 x 2 500 pixels

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Source : site ESA, Mars Express

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