Du ciel et de la terre

21.12.2010

Eclipse de Lune du 21 décembre 2010

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 16:40

Eclipse de Lune du 21 décembre 2010

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Pour tous ceux qui, comme moi, n’ont pu voir l’éclipse de Lune en ce solstice d’hiver, voici un cliché, l’image du jour de la NASA, pour nous régaler les yeux.

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Eclipse de Lune du 21 décembre 2010 ; crédit : NASA, Bill Ingalls

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Plan large : 682 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 750 x 2 629 pixels

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Une éclipse de Lune se produit lorsque la Terre se situe exactement dans l’axe Lune-Soleil. A cette occasion, la lune, éclairée uniquement par les rayons du soleil traversant notre atmosphère, s’orne de magnifiques couleurs gris-orangé ou rouge-sombre.

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Prochain rendez vous avec la danse de la Terre, de la Lune et du Soleil, le 4 janvier prochain avec une éclipse partielle du Soleil. Maximum de 65 % à Paris vers 9h du matin. (Le port des lunettes spéciales est obligatoire).

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Source principale : sites NASA

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20.12.2010

Santa Maria et l’aide du ciel pour Opportunity

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

Santa Maria et l’aide du ciel pour Opportunity

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Pour compléter la note du 16 décembre 2010, voici une vue du cratère Santa Maria prise par la sonde de la NASA : Mars Reconnaissance Orbiter.

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Santa Maria par MRO ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, University of Arizona

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Le point bleu indique le plancher du cratère tandis que le point rouge sa lèvre sud-est que le petit robot Opportunity atteindra dans quelques semaines.

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Ray Arvidson (membre de l’équipe des robots martiens, University of Washington, St Louis) a participé à une conférence de presse sur ce sujet lors du dernier congrés de l’American Geophysical Union. Elle se réjouit de la grande coopération scientifique entre les équipes de MRO et des robots.

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MRO grace à son spectromètre a identifié sur Mars la présence de minéraux ayant interagis avec l’eau pour prendre la forme d’argiles ou de sulfates hydratés. Et par chance juste sur le bord sud-est du cratère Santa Maria, sur la route du petit robot Opportunity dont le but est de rejoindre le grand cratère Endeavour où les mêmes minéraux ont aussi été repérés.

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Opportunity va donc pendant les semaines à venir rejoindre le bord sud-est de Santa Maria. Son cheminement va être aidé par les clichés pris par MRO, et bien sur par l’analyse au sol des vues envoyées par sa caméra de navigation.

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Si la surface de Mars est aujourd’hui sèche, il n’en a pas été de même dans le passé lointain. Argiles et sulfates hydratés en sont le témoin. Les scientifiques estiment que les argiles datent entre 4 et 4,5 milliards d’années et les sulfates hydratés de 3,8 milliards d’années.

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Les cratères d’impacts permettent de révéler les substrats rocheux enfouis sous les dépots. Coup de chance supplémentaire pour Opportunity, qui porte bien son nom, le cratère Santa Maria semble très récent. Agé seulement de quelques millions d’années, il n’a pas encore été trop bouleversé par l’érosion.

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Opportunity une fois arrivé sur place va pouvoir étudier de près ces dépots argileux, témoins précieux du passé martien à une époque où l’eau été abondante à l’état liquide pendant laquelle les chercheurs se demandent si la planète rouge a pu abriter des formes de vie…

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Source : Space . com Science

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19.12.2010

Jeux d’ombres sur la scène saturnienne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:40

Jeux d’ombres sur la scène saturnienne

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Je trouve amusante cette image prise en lumière visible rouge par la sonde Cassini, en orbite autour de Saturne, le 22 octobre 2010. La sonde se trouvait à 2,4 millions de kilomètres de Saturne où la résolution est de 141 kilomètres par pixel. L’angle formé par le Soleil, Saturne et Cassini est de 84°.

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Saturne 22 10 2010 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 832 x 1 018 pixels

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Comme souvent avec ce genre de clichés, notre oeil interprète à sa façon la réalité. Voici quelques explications pour mieux comprendre cette scène d’ombres étranges.

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Cassini regarde 1° en dessous, du côté non illuminé, des anneaux. C’est le printemps pour l’hémisphère nord de Saturne, les anneaux projettent leur ombre sur l’hémisphère sud.

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En réalité une seule lune est visible sur cette image, au dessus du plan des anneaux sur la gauche. Nous voyons la face non illuminée par le soleil de Rhéa (1 528 kilomètres de diamètre).

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Pas d’ombre pour Rhéa mais par contre en dessous du plan des anneaux, ce sont bien deux ombres d’autres lunes de Saturne qui sont discernables. La plus petite, juste en dessous de l’ombre projetée des anneaux est celle de Mimas (396 kilomètres de diamètre), tandis que plus au sud, l’ombre plus grande et plus allongée est celle de Dioné (1 123 kilomètres de diamètre). Ni Mimas, ni Dioné, ne sont visibles sur ce cliché.

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Source : site CICLOPS

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Eclipse partielle de lune ce 21 décembre 2010

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 19:30
Eclipse partielle de Lune visible avant le lever du Soleil le 21 décembre 2010 quelques heures après le solstice d’hiver. Merci de consulter l’IMCCE pour plus de précisions. Il faut rajouter une heure au temps UTC pour obtenir l’heure locale.

18.12.2010

Un petit bain d’huile pour Ontario Lacus

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

Un petit bain d’huile pour Ontario Lacus

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Pour continuer la note du 18/07/2010, retournons ce soir sur les bords du lac Ontario. Celui-ci ne se trouve pas sur Terre, mais sur Titan, la plus grosse lune de Saturne. Ontario Lacus est même le plus grand lac de l’hémisphère sud de Titan avec une longueur de 235 kilomètres et une superficie d’environ 15 000 kilomètres carré. Euh, inutile d’emporter votre canne à pèche, ce lac est composé d’hydrocarbures liquides, la température ambiante est de l’ordre de -179° C.

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Ontario Lacus, vue radar ; crédit image : NASA, JPL-Caltech

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Plan large : 926 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 276 x 1 411 pixels

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Ontario Lacus vient de faire, le 15 décembre, l’objet d’une communication scientifique au congrès de l’American Geophysical Union à San Francisco, par Lauren Wye (Stanford University).

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Wye et son équipe ont repris les enregistrements réalisés par le radar de la sonde Cassini en orbite autour de Saturne, lors des survols de Titan en juillet 2009 et janvier 2010.

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Bien que des estimations aient été faites précédemment, les nouvelles mesures apportent une surprise de taille par rapport à l’immensité d’Ontario Lacus : il est étonnament peu profond. Sa profondeur moyenne se situe entre 0,4 et 3,2 mètres, les zones les plus profondes entre 2,9 et 7,4 mètres ! Les chercheurs estiment le volume global d’hydrocarbures d’Ontario Lacus entre 7 et 50 millions de mètres cubes à mettre en rapport avec les 1 640 millons de kilomètres cubes d’eau contenus par le lac Ontario sur Terre.

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Par comparaison, les lacs d’hydrocarbures situés sur l’hémisphère nord de Titan sont plus profonds, 8 mètres estimés pour le très grand Ligeia Mare par exemple. Selon Wye, cette différence reflète probablement une différence dans leur mécanisme de formation : Ontario Lacus serait alors un bassin sédimentaire.

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Autre particularité confirmée par les données du radar de Cassini : Ontario Lacus est une “mer d’huile”. Il est possible que lors des enregistrements aucun vent ne soufflait sur le lac ou que le mélange méthane-éthane-propane liquides soit extraordinairement visqueux, toujours est-il que les vagues parcourant cet immense lac ont une hauteur inférieure à 1 millimètre !

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Source : site Space . com Science

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17.12.2010

La Lune de Lola

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:00

La Lune de Lola

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Grace à Lola, tous les amoureux vont pouvoir préparer leur voyage sur la Lune avec une précision encore jamais égalée.

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Lola est l’acronyme de Lunar Orbiter Laser Altimeter, donc un altimètre laser embarqué sur la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO). En une année LOLA a envoyé près de trois milliards d’impulsions laser sur le sol sélène. Elles permettent de calculer les distances et donc l’altitude des terrains par rapport à la sonde, chiffre à comparer aux 8 à 9 millions d’impulsions envoyées par les trois missions lunaires précédentes.

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Les premières cartes altimétriques réalisées à partir des données fournies par LOLA ont été présentées ce jour au congrés de l’Américan Geophysical Union à San Francisco.

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Sur les vues ci-dessous les couleurs sont fausses : le rouge correspond aux altitudes les plus élevées, le bleu aux plus basses.

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Lune hémisphère sud ; crédit image : NASA, GSFC, MIT, SVS

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Lune hémisphère nord ; crédit image : NASA, GSFC, MIT, SVS

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LOLA va encore continuer son travail pendant les deux prochaines années, mais déjà ses premiers résultats sont tout à fait satisfaisants. Ils améliorent la précision des cartes précédentes de plusieurs kilomètres concernant la géolocalisation de régions peu visitées de la Lune ainsi que leur altitude les rectifiant à certains endroits de plusieurs centaines de mètres. LRO ayant une orbite quasi-polaire, les progrès les plus spectaculaires concernent les pôles, en particulier les fameux cratères constamment plongés dans l’ombre et possédant de la glace d’eau. Ainsi LOLA a mis en évidence l’existence de pentes s’étendant à plus de 36° sur plusieurs kilomètres sur le flanc du cratère Shackleton au pôle sud. Ces pentes sont donc propices à des éboulements de terrains, information importante dans l’optique, comme cela a été envisagé il y a peu encore, de l’installation d’une base lunaire humaine.

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Source : site NASA LRO

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16.12.2010

Opportunity passera Noël près de Sainte Marie

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:30

Opportunity passera Noël près de Sainte Marie

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Poursuivant sa route vers le cratère Endurance, le petit robot Opportunity vient de rencontrer sur son chemin un nouveau cratère appelé Santa Maria.

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Voici le cliché du cratère photographié par sa caméra de navigation lors de sa 2 450e journée martienne, soit le 15 décembre 2010.

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Opportunity près de Santa Maria ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, Cornell University

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Plan large : 297 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 001 x 3 451 pixels

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Santa Maria est estimé avoir un diamètre de 90 mètres. Opportunity va maintenant faire une “pause” de quelques semaines pour étudier plus en détail ce cratère.

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Source : sites NASA

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15.12.2010

Cryovolcanisme sur Titan

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:10

Cryovolcanisme sur Titan

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Titan, Sotra Facula : crédit image : NASA, JPL-Caltech, USGS, University of Arizona

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Plan large : 636 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 431 x 2 305 pixels

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Cette image est extraite d’une vidéo (téléchargeable ici) réalisée en 3D à partir des données enregistrées par le spectromètre visible et infrarouge de la sonde Cassini, orbitant autour de Saturne.

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Les couleurs sont fausses et correspondent soit à différentes textures de terrain appréciées par le radar de Cassini, soit aux différences d’altitudes. L’échelle des verticales a été augmentée d’un facteur 10 pour accentuer les reliefs.

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Titan, emplacement de Sotra Facula ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, University of Arizona

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Plan large : 720 x 1 280 pixels

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Nous sommes sur Titan, la plus grosse lune de Saturne, par 15° de latitude sud et 40° de longitude ouest, regardant une région appelée Sotra Facula indiquée par une flèche sur la vue générale ci-dessus.

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Depuis que Cassini survole périodiquement Titan, les planétologues soupçonnent, au vu de la morphologie de certains endroits de sa surface, Titan de connaître un cryovolcanisme actif. Lors d’une communication effectuée hier au congrès de l’American Geophysical Union à Flagstaff, Arizona, une nouvelle zone de cryovolcanisme possible a été présentée à la communauté scientifique.

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Le cryovolcanisme, comme son nom l’indique, est un volcanisme froid. Des processus géophysiques réchauffent l’intérieur d’une lune glacée suffisamment pour que remontent par une ouverture en surface, sous la pression, de la glace fondante ou d’autres matériaux. Le cryovolcanisme peut prendre des formes bien différentes par rapport au volcanisme traditionnel que nous connaissons sur Terre. Par exemple sous forme de geysers glacés issus des “griffes du tigre” sur une autre lune de Saturne : Encelade.

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“Lorsque nous regardons notre carte en 3D de Sotra Facula, nous sommes frappés par sa ressemblance avec certains volcans terrestres comme celui de l’Etna en Italie” commente Randolph Kirk (USGS et membre de l’équipe Cassini). Sont reconnaissables sur cette vue deux pics de 1 000 mètres de hauteur et des cratères dont l’un atteint 1 500 mètres de profondeur. De plus les vues radar indiquent la présence de “coulées” de faibles épaisseurs et composées de matières différentes par rapport à la surface, en provenance des cratères.

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Pour Jeffrey Kargel, planétologue à l’Université d’Arizona, “si d’autres processus peuvent être mis en avant pour expliquer cette topographie, le cryovolcanisme en est l’interprétation la plus simple et la plus cohérente”.

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Bien sur, les scientifiques n’ont aucune preuve d’une activité actuelle sur Sotra Facula. Cette région va être particulièrement suivie lors des prochains survols de Titan par Cassini.

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Au programme immédiat de la sonde : le 21 décembre, survol d’Encelade a une altitude de 47,8 kilomètres…

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Source : site Cassini Solstice Mission

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14.12.2010

Le magnifique et dernier souffle d’une étoile : SNR 0509-67.5

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:50

Le magnifique et dernier souffle d’une étoile : SNR 0509-67.5

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J’imagine que l’approche des fêtes de fin d’année n’est pas étrangère à la publication aujourd’hui de cette très belle image réalisée à partir d’enregistrements effectués par le télescope spatial Hubble en 2006 et 2010.

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Dans la constellation australe de la Dorade, à 160 000 années lumière de nous, se situe la galaxie naine, probablement satellite de la nôtre, du Grand Nuage de Magellan.

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SNR 0509-67.5 ; crédit image : NASA, ESA, The Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

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Plan large : 800 x 1 000 pixels

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Cette délicate bulle de l’espace flottant sereinement sur fond stellaire est en réalité le résultat d’un cataclysme : la mort d’une étoile par la titanesque implosion d’une supernova. Son nom de code est SNR 0509-67,5. Nous observons ses restes, ses rémanants, ou mieux l’onde de choc de la supernova se répercutant sur les gaz interstellaires.

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La bulle s’étend sur une distance de 23 années lumière ; l’onde de choc se déplace à la vitesse colossale de 5 000 kilomètres par seconde! Les petites vagues observables sur le pourtour de la coquille peuvent être la conséquence de variations de densité des gaz interstellaires ou leurs interactions avec la matière directement éjectée par la supernova.

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Techniquement le fond d’étoiles a été enregistré en lumière visible par Hubble en 2010 tandis que les rémanants sont photographiés en 2006 au travers d’un filtre mettant en évidence la présence d’hydrogène ionisé. La durée totale de prise de vue est de 3,3 heures.

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Source : Hubblesite

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13.12.2010

Traces d’eau sur Mars pour Schiaparelli

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:30

Traces d’eau sur Mars pour Schiaparelli

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Schiaparelli (1835-1910) est un célébre astronome italien. Il a entre autre observé avec les instruments de son époque la planète Mars et noté l’existence de traits sombres rectilignes sur sa surface. En pensant qu’il s’agissait de cours d’eau naturels, il les dénomma “canali”, terme de bon aloi en italien mais qui, traduit, allait créer la légende de canaux construits par les habitants de la planète rouge.

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En son honneur, un des importants bassins d’impacts martiens large de 460 kilomètres a été nommé Schiaparelli.

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A l’occasion d’un article récent publié par l’agence spatiale européenne (ESA), nous nous rendons aux abords de Schiaparelli, sur l’équateur, par 14° de longitude est. Voici une carte locale reprenant la couverture effectuée par la caméra haute résolution installée sur la sonde Mars Express de l’ESA, lors de son survol du 15 juillet 2010.

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Schiaparelli, carte locale ; crédit image : NASA, MGS, MOLA Science Team

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Plan large : 1 024 x 1 015 pixels

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Plan très large : 1 658 x 1 653 pixels

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Au bord de Schiaparelli ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 498 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 217 x 2 500 pixels

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Sur l’image ci-dessus nous survolons donc le bord nord-ouest de Schiaparelli et les hauts plateaux l’environnant ; la résolution est de l’ordre de 19 mètres par pixel. Schiaparelli n’avait pas tord d’imaginer la présence d’eau sur Mars. Ce fut le cas dans un lointain passé. Par exemple sur ce cliché, la présence de matériaux noirs suggère aux astronomes le dépôt de sédiments, semblables à ceux observés sur Terre, dans ce qui fut peut-être autrefois un lac.

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Au bord de Schiaparelli, encadrés ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 498 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 217 x 2 500 pixels

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L’intérieur de Schiaparelli a été profondément modifié au fil du temps, tout d’abord par la chute des éjectas secondaires de l’impact, puis par l’écoulement de laves qui ont formé les plaines lisses du bassin et par le dépôt de sédiments aquatiques.

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L’encadré 1 nous montre une partie de ces dépôts sédimentaires, les plus petits cratères en ont été entièrement remplis.

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Les sédiments formant des plaines lisses dans l’encadré 2 ont été transformés par l’érosion soit par le vent, soit par l’eau, ou les deux , pour créer des reliefs découpés comme le petit plateau en bas à gauche de l’image.

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La cratère au premier plan dans l’encadré 3 possède un diamètre de 42 kilomètres. L’intérieur du cratère est rempli de sédiments qui semblent former une terrasse dans sa partie nord et se continuer dans une structure de delta près de son centre.

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Ses explications données nous pouvons maintenant nous réjouir l’oeil en contemplant ces deux vues en perspective réalisées, à partir des données transmises par Mars Express, par G. Neukum, le concepteur de la caméra haute-résolution de la sonde, et son équipe de la Freie Universität Berlin.

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Au bord de Schiaparelli, perspective 1 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 406 x 2 500 pixels

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Au bord de Schiaparelli, perspective 2 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 406 x 2 500 pixels

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Source : site ESA Space Science

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