Nuages de Magellan, des fullerènes, des graphènes, et de la chimie organique dans l’espace
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L’annonce de la découverte de molécules de graphène et la confirmation de l’existence de molécules de fullerène dans l’espace n’a en elle-même rien qui enflamme l’imagination et pourtant… :
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Officiellement les travaux ont été publiés dans Astrophysical Journal Letters sous la signature principale de Domingo Anibal Garcia-Hernandez (Institut d’astrophysique des Canaries, Espagne).
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Molécules de graphène et de fullerène sur fond de nébuleuse de l’hélice, vue d’artiste ; crédit image : NASA, NOAO, ESA et autres
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Plan large : 847 x 1 200 pixels
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Les molécules de fullerène ont été découvertes en laboratoire et possèdent de nombreuses propriétés importantes. Elles sont composées d’atomes de carbones qui s’assemblent sous forme de dômes sphériques, le fullerène C60 fait penser à un ballon de football, le C70 a un ballon de rugby.
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Le graphène, quand à lui, a été synthétisé en 2004 en laboratoire par Geim et Novosolov qui ont obtenu le prix Nobel de Physique en 2010 pour cette découverte. Le graphène C24 se présente comme une feuille plane d’atomes de carbone possédant d’extraordinaires propriétés de résistance, conductivité, élasticité et minceur puisqu’il s’agit d’une molécule en deux dimensions seulement (épaisseur d’un atome).
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La découverte a été faite grâce aux données enregistrées par le télescope spatial infrarouge de la NASA, Spitzer, analysant des nébuleuses planétaires situées dans les Nuages de Magellan, deux galaxies naines proches de la nôtre.
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Nébuleuse planétaire SMP48 dans le Grand Nuage de Magellan, vue par Hubble
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Les nébuleuses planétaires proviennent d’étoiles similaires à notre Soleil, en fin de vie, et expulsant dans l’espace leurs coquilles de gaz. Le Petit Nuage de Magellan étant particulièrement pauvre en métaux lourds (molécules autres que hydrogène et hélium), il devient plus facile d’y repérer les molécules carbonées synthétisées dans le cœur des étoiles et réensemencées dans l’espace lors de leurs fins de vie. D’autre part, il est aisé d’établir la distance exacte des nébuleuses planétaires dans les Nuages par rapport à notre Voie Lactée (-5% d’erreur) et par là-même d’estimer la luminosité exacte des étoiles situées hors du plan galactique et des poussières qui l’encombre.
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Les chercheurs estiment que la création de ces molécules ne dépend pas de la température de l’étoile. Elles se sont créées par la destruction de grains de carbones hydrogénés lors des chocs occasionnées par les puissants vents stellaires de l’étoile.
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Letizia Stanghellini, membre de l’équipe, NOAO, rappelle l’importance et la difficulté d’analyse des données enregistrées par Spitzer, qui avait déjà été le premier à avoir découvert l’existence de fullerènes dans l’espace, pouvant sous certaines formes, transporter des molécules d’eau. Les fullerènes sont soupçonnés avoir transporté les matériaux de l’espace vers la Terre dans les premiers âges du système solaire et ainsi être de possibles contributeurs à l’apparition de la vie. “Nous sommes maintenant au stade de non seulement détecter les fullerènes et autres molécules mais à commencer de comprendre comment ils se forment et évoluent dans les étoiles”.
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Et Richard Shaw, NOAO, autre membre de l’équipe de conclure : “Nous espérons trouver d’autres molécules dans les nébuleuses planétaires où des fullerènes ont été détectés, pour tester certains processus physiques qui pourraient nous aider à comprendre la biochimie de la vie.”
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Sources principales :
Site NOAO
Site NASA, JPL-Caltech, Spitzer
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