Messenger : survol 1 de Mercure du 14 janvier 2008, épisode 14
Messenger survol 1 de Mercure du 14 janvier 2008 épisode 14
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Pas moins de 11 articles consacrés à Mercure sont au sommaire de la prochaine édition de la revue Science du 04 juillet 2008. Ils concrétisent les résultats des analyses effectués lors du premier survol de la sonde Messenger le 14 janvier 2008. Deux jours d’utilisation pour les instruments consacrés à l’imagerie, une demie heure à dix minutes pour les autres, vu la qualité des renseignements engrangés, ce premier survol a été un succès complet et laisse présumer des récoltes à venir lors des futurs survols puis lors de la satellisation totale en 2011 de la sonde autour de Mercure.
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Certains articles sont très pointus sur la magnétosphère, l’exosphère et la queue de sodium laissée par la planète le long de son orbite. Pour simplifier deux grandes thèses sont principalement mises en valeur par les scientifiques.
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Lorsqu’il il y plus de trente ans la sonde Mariner 10 montra l’existence de grandes plaines lisses sur Mercure, l’analogie avec les « mers » de notre Lune fut évidente. Mais il était impossible de décider si ces plaines étaient dues à la remontée de magma lors des grands impacts avec accompagnement d’un volcanisme actif ou non. Grande nouvelle : les chercheurs, à partir des données recueillies par les différents instruments, ont trouvé des traces d’évents volcaniques en marge du bassin Caloris.
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Celui-ci, datant du premier milliard d’années de l’existence de Mercure, démontre une histoire géologique très complexe.
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Mariner 10 avait aussi annoncé l’existence d’un champs magnétique sur Mercure (1% de celui de la Terre). Les données enregistrées par Messenger prouve que celui-ci est bien bipolaire. Ce type de champs est un effet de dynamo provenant des mouvements du cœur fluide et chaud d’une planète. Pour beaucoup de chercheurs l’existence d’un tel champs est étonnante car vu la taille de Mercure son noyau aurait du refroidir depuis longtemps. Il semble bien que le champs magnétique de Mercure ne soit pas un reliquat d’un champs magnétique très ancien, mais la conséquence de son noyau actif (et d’un volcanisme encore possible).
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Les futures investigations de Messenger autour de Mercure vont avoir de quoi tenir en haleine la communauté scientifique et alimenter bien des débats.
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Note de l’auteur de l’article : les mesures de Messenger viennent confirmer celles réalisées à distance depuis la Terre annonçant l’existence d’un noyau liquide ou au moins partiellement fondu dans le cœur de Mercure. (voir note du 04 mai 2007)
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Source principale : The Johns Hopkins University, Applied Physics Laboratory
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