Du ciel et de la terre

13.5.2012

Vesta, cinq vues de cratères supplémentaires

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:43

Vesta, cinq vues de cratères supplémentaires

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Ce dimanche retour à Vesta, le deuxième astéroïde par la taille (530 kilomètres de diamètre) de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Grâce à la sonde Dawn de la NASA, en orbite provisoire autour de Vesta, nous pouvons visionner cinq clichés de cratères supplémentaires.

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Crédit images : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Source : site Dawn, NASA

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Vesta, cratères Helena et Laelia

Vesta, cratères Helena et Laelia

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette vue a été prise par la caméra de cadrage de Dawn au travers d’un filtre clair, le 13 octobre 2011. La sonde se trouvait à une altitude de 700 kilomètres et la résolution au sol est de l’ordre de 68 mètres par pixel. Nous regardons une région de l’hémisphère sud de Vesta appelée Sextilia.

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En bas à droite, nous retrouvons le cratère large de 9 kilomètres, Laelia, entouré de matériaux sombres déjà évoqué dans la note de dimanche dernier.

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Au centre de l’image, découvrons le cratère Helena, large de 22 kilomètres. Il présente une forme évocatrice d’ailes de papillon car il recouvre en partie un autre cratère un peu plus ancien.

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Vesta, cratère Lepida

Vesta, cratère Lepida

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette image a été réalisée par la caméra de cadrage de Dawn au travers d’un filtre clair, le 26 octobre 2011. La sonde se trouvait à une altitude de 700 kilomètres. La résolution au sol est de l’ordre de 68 mètres par pixel. Nous regardons une région de l’hémisphère nord vestan appelée Floronia.

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Le grand cratère Lepida sur la droite de ce cliché a une largeur de 44 kilomètres. Sa forme irrégulière est peut-être due à des affaissements de ces bords vers le centre. Sous cet angle de vue, le cratère Lepida semble peu profond ce qui n’est peut-être qu’une illusion d’optique.

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Vesta, cratères Rubria et Occia

Vesta, cratères Rubria et Occia

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Ce cliché a été effectué par la caméra de cadrage de Dawn au travers d’un filtre clair, le 16 octobre 2011. La sonde se trouvait à une altitude de 700 kilomètres avec une résolution de l’ordre de 62 mètres par pixel. Nous regardons une région située juste au sud de l’équateur de Vesta appelée Gegania.

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Rubria, au diamètre de 10 kilomètres se situe sur le haut de l’image tandis que le cratère Occia, juste en dessous du centre, à droite de l’image, est large de 7 kilomètres. Leurs aspect est assez similaire, leurs jantes sont encore bien découpées et régulières. Ils présentent des zones alternant matériaux brillants et sombre, leur délimitation étant plus nette pour Rubria.

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Vesta, cratère Occia

Vesta, cratère Occia

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette image a été prise par la caméra de cadrage de Dawn au travers d’un filtre clair, le 28 octobre 2011. La sonde se trouvait à une altitude de 700 kilomètres avec une résolution de l’ordre de 62 mètres par pixel. Nous regardons une région située dans l’hémisphère sud de Vesta appelée Gegania.

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Nous retrouvons le cratère Occia découvert sur le cliché précédent. Ici la délimitation des matériaux sombres éjectés est claire. Elle est assez semblable à un motif de papillon, déjà reconnu sur certains cratères martiens. La formation de deux lobes distincts d’éjectas à partir du point central d’un cratère est habituellement associé à un impact de faible puissance. Mais, mis à part la forme, rien ne permet d’affirmer pour Occia, avec certitude, une telle assertion.

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Vesta, cratère Octavia

Vesta, cratère Octavia

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette vue a été réalisée par la caméra de cadrage de Dawn au travers d’un filtre clair, le 14 octobre 2011. La sonde se trouvait à une altitude de 700 kilomètres. La résolution au sol est de l’ordre de 63 mètres par pixel. Nous regardons une région située juste au sud de Vesta appelée Marcia.

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Le cratère Octavia, sur la droite de l’image est large d’environ 30 kilomètres. Il contraste par sa taille avec les autres cratères dont le plus proche, à sa base, possède un diamètre de 4 kilomètres. La partie droite de sa bordure semble mieux conservée que la partie gauche peut-être plus dégradée par l’affaissement de sa matière vers le centre du cratère. Il n’existe pas d’explications particulières pour l’aspect festonné de sa bordure droite où des tâches de matériaux lumineux ou sombres apparaissent.

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12.5.2012

Adieu Greeley Haven

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 13:35

Adieu Greeley Haven

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Bonne nouvelle, le petit robot martien Opportunity, au bout de 19 semaines d’immobilité, vient de finir son cinquième hivernage martien. Le 8 mai 2012 il a parcouru les premiers mètres de sa nouvelle saison au bord du cratère Endeavour, large de 22 kilomètres.

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Opportunity, adieu Greeley Haven ; crédit image : NASA, JPL-Caltech

Opportunity, adieu Greeley Haven ; crédit image : NASA, JPL-Caltech

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Après avoir parcouru 3,67 mètres, la caméra du robot regarde en arrière, Greeley Haven, son lieux de villégiature hivernal.

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La prochaine tâche du robot est d’avancer de quelques mètres vers une tâche lumineuse au sol. Il pourrait s’agir de poussières fines, élément que le robot n’a pas eu souvent l’occasion de rencontrer depuis son arrivée dans Meridiani sur Mars.

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Source : site Mars Exploration Rovers, NASA

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11.5.2012

Cygnus X sous le regard d’Herschel

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:26

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Cygnus X sous le regard d’Herschel

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Cygnus X, infrarouge lointain ; crédit image : ESA, Herschel et autres

Cygnus X, infrarouge lointain ; crédit image : ESA, Herschel et autres

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Plan large : 2 151 x 5 897 pixels

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Pour cette nuit, admirons les feux du ciel que nous propose la vue dans l’infrarouge lointain du télescope spatial Herschel de l’ESA. Cygnus X est une région extrêmement fertile de notre Voie Lactée pour les naissances d’étoiles, située à 4 500 années lumière de nous dans la Constellation du Cygne.

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L’infrarouge lointain permet de voir les nuages de gaz et de poussières très froids. En se contractant, s’y forme actuellement la prochaine génération d’étoiles, dont beaucoup comme la précédente, visibles dans les zones blanches, seront massives. Les nuages sont soufflés par les rayonnements, prennent des formes de filaments. Chauffés par des milliers d’étoiles ils apparaissent en bleu particulièrement dans le centre de l’image. La partie gauche de l’image est dominée par une colonne de gaz prenant la forme du cou d’un cygne. Enfin répartis un peu partout sur cette vue, les chaînes d’objets compacts rouges correspondent au lieu de gestation des prochaines étoiles à naître dans le Cygne.

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Herschel a effectué ses prises de vues entre le 24 mai et le 18 décembre 2010.

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Source : site Herschel, ESA

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10.5.2012

Galaxie naine : NGC 2366

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:17

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Galaxie naine : NGC 2366

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Galaxie naine NGC 2366 ; crédit image : ESA, NASA

Galaxie naine NGC 2366 ; crédit image : ESA, NASA

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Plan large : 481 x 1 280 pixels

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Grâce au système d’imagerie du télescope spatial Hubble, ce soir nous pouvons découvrir une galaxie naine du groupe galactique local, NGC 2366, invisible à l’œil nu, et située à 10 millions d’années lumière de nous dans la constellation de la Girafe. Elle est quand même suffisamment proche de notre Voie Lactée pour que Hubble puisse détailler chacune de ses étoiles individuellement. Sa forme et sa taille sont assez semblables à celles des deux galaxies naines très visibles depuis l’hémisphère Sud à l’œil nu : le Grand et le Petit Nuage de Magellan.

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Bien que petite par la taille, NGC 2366 possède beaucoup de grandes étoiles, des géantes bleues, très visibles sur toute sa longueur et surtout dans sa partie supérieure droite qui resplendit sous leur rayonnement ultraviolet. Cette nébuleuse est cataloguée comme NGC 2363. Ces étoiles sont nées après un “récent” et important sursaut de naissance d’étoiles.

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Le tourbillon brun-orangé situé à la gauche de NGC 2363 est en réalité une galaxie spirale située en arrière plan. L’espace entre les étoiles de NGC 2366 est suffisamment grand et vide pour laisser entrevoir assez nettement cette galaxie ainsi que d’autres situées encore plus loin dans l’espace derrière la galaxie naine.

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Source : site Hubble, ESA

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9.5.2012

Amas globulaire M55

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:13

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Amas globulaire M55

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Ce soir regardons dans la direction de la constellation du Sagittaire, à 17 000 années lumière du Soleil pour repérer un amas globulaire : Messier 55

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Amas globulaire M55 ; crédit image : ESO, Digited Sky Survey 2

Amas globulaire M55 ; crédit image : ESO, Digited Sky Survey 2

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Plan large : 1 273 x 1 280 pixels

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Cette image nous permet de découvrir l’amas globulaire M55 dans le visible sur une image à grand champ (2,7° de large) réalisée dans le cadre du Digited Sky Survey 2.

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Grâce au télescope infrarouge VISTA de l’ESO, nous retrouvons l’amas globulaire Messier 55 dans toute sa splendeur.

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Amas globulaire M55 ; crédit image : ESO, J. Emerson, VISTA et autres

Amas globulaire M55 ; crédit image : ESO, J. Emerson, VISTA et autres

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Plan large : 1 280x 1 280 pixels

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Messier 55 est l’un des 160 amas globulaires repérés dans notre galaxie, la plupart vers son centre. Ici quelques cent mille étoiles sont entassées, car reliées gravitationnellement les unes aux autres, dans une sphère s’étendant sur l’équivalent de 25 fois la distance Soleil – étoile la plus proche, c’est à dire Alpha du Centaure.

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Toutes ces étoiles se sont formées en même temps il y a 10 milliards d’années dans ce qui était encore les débuts de l’histoire de l’Univers, à partir d’un immense nuage de gaz composé essentiellement d’hydrogène et d’un peu d’hélium. Par rapport à notre Soleil par exemple, né il y a “seulement” 4,6 milliards d’années, elles sont pauvres en éléments lourds synthétisés par les générations successives d’étoiles et réensemencés dans l’espace lors de leurs morts.

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Source : site ESO

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8.5.2012

Univers, le plus ancien proto-amas galactique connu

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:52

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Univers, le plus ancien proto-amas galactique connu

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Un article publié le premier mai 2012 dans Astrophysical Journal annonce la découverte, avérée à ce jour, du plus lointain proto-amas galactique connu. Elle a été possible grâce au télescope japonais Subaru de la NAOJ, au miroir de 8,2 mètres et construit à Hawaï. Découverte importante pour une meilleure compréhension de la façon dont l’Univers se forme et se structure à grande échelle au fil du temps.

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Les membres de l’équipe scientifique sont : Jun Toshikawa, The Graduate University for Advanced Studies, Japan/ Nobunari Kashikawa, National Astronomical Observatory of Japan/ Kazuaki Ota, Kyoto University, Tomoki Morokuma, University of Tokyo/ Takatoshi Shibuya, The Graduate University for Advanced Studies, Japan/ Masao Hayashi, National Astronomical Observatory of Japan/ Tohru Nagao, associate professor, Kyoto University/ Linhua Jiang, University of Arizona/ Matthew A. Malkan, University of California/ Eiichi Egami, University of Arizona/ Kazuhiro Shimasaku, University of Tokyo/ Kentaro Motohara, University of Tokyo/ Yoshifumi Ishizaki, The Graduate University for Advanced Studies, Japan.

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L’Univers local, considéré s’étendant sur une distance de 380 millions d’années lumière autour de nous, comprend de nombreux amas galactiques possédant environ une centaine jusqu’à plus d’un millier de galaxies chacun. Ils sont reliés les uns aux autres et forment un vaste réseau formant la “Structure à grande échelle de l’Univers”. Une telle configuration entraîne bien sur des questions fondamentales comme quand et comment ces structures se forment dans l’histoire de l’Univers ?

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Les astronomes pensent que l’Univers a débuté, il y a 13,7 milliards d’années, comme une masse homogène. De petites fluctuations dans la gravité ont fini par donné au fil du temps les amas galactiques et leur structure en réseau que nous connaissons maintenant. Parce que les amas contiennent beaucoup plus de galaxies anciennes et massives comparé statistiquement aux galaxies isolées dans l’espace, les scientifiques en déduisent que le développement des amas galactiques influe sur leurs galaxies membres. En conséquence la compréhension en détail de la formation des amas est une étape essentielle pour résoudre les problèmes clés de la formation de la structure et de l’évolution des galaxies. Il est donc nécessaire de réaliser une enquête sur tous les stades de la formation des amas du début à la fin. C’est pourquoi cette équipe scientifique a mis l’accent en particulier sur l’étude de la naissance des amas galactiques.

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Mais, techniquement, il est bien difficile de rechercher des galaxies existantes dans l’Univers primordial. Premièrement, car plus un objet est éloigné, plus sa lumière est faible. Deuxièmement, car les proto-amas galactiques dans l’Univers primordial sont rares. L’équipe a réussi à relever le défi grâce aux instruments du télescope Subaru en observant le “Subaru Deep Field”, petite zone d’espace profond (dépourvue d’objets célestes proches) située à l’ouest du Lion, dans la Constellation de la Chevelure de Bérénice. Les scientifiques en y étudiant la répartition des galaxies lointaines, ont trouvé une région où leur densité surfacique est cinq fois supérieure à la moyenne (figure 1).

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distribution des galaxies dans l'Univers lointain ; crédit image : NAOJ

Figure 1 : distribution des galaxies dans l’Univers lointain ; crédit image : NAOJ

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Plan large : 900 x 1 611 pixels

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Ce schéma montre la distribution des galaxies dans une petite région de l’espace, il y a 12,7 milliards d’années. Chaque cercle blanc symbolise une galaxie, sa taille augmente avec sa luminosité. Les contours colorés représentent la densité galactique, le rouge correspondant à la densité maximale. Le proto-amas galactique découvert est donc celui figurant en bas de l’image de gauche et agrandit dans l’image de droite.

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au centre du proto-amas galactique ; crédit image : NAOJ

Figure 2 : au centre du proto-amas galactique ; crédit image : NAOJ

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Plan large : 740 x 1 010 pixels

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Voici, ci-dessus, grâce au télescope Subaru, un gros plan sur le cœur du proto-amas galactique. Chaque galaxie membre de l’amas a été entourée de rouge.

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L’âge estimé du proto-amas est de 12,72 milliards d’années. Nous l’observons à un stade précoce de l’évolution des galaxies, lorsque les structures commencent à se former dans l’Univers primordial. Les chercheurs ont étudier les caractéristiques des galaxies du proto-amas (luminosité et taux de formation d’étoiles) et n’ont découvert aucune différence avec les autres galaxies situées hors du proto-amas. Leur évolution, constatée dans les amas actuels, se produira donc à des étapes ultérieures du développement de l’amas et non à sa naissance. La structure attentive de la structure interne du proto-amas montre qu’elle peut se composer de sous-groupes galactiques, leur fusion créant un amas plus massif. Par exemple sur la figure 1, le proto-amas se prolonge vers sa partie supérieure gauche. Une structure à grande échelle peut commencer à se former dans l’Univers primordial.

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Le télescope Subaru va être équipé d’une nouvelle caméra sept fois plus puissante que l’actuelle. Les astronomes espèrent bien avec ce nouvel instrument trouver bientôt d’autres proto-amas galactiques et continuer ainsi l’enquête sur la formation des grandes structures actuelles de l’Univers.

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Source : site télescope Subaru, NAOJ.

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7.5.2012

Mars, dust-devil, 3 en un

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 16:22

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Mars, dust-devil, 3 en un

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Mars, dust-devil, 3 en un ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

Mars, dust-devil, 3 en un ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 282 x 789 pixels

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Pour aujourd’hui, continuons la série décroissante en regardant cette vue prise par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA, le 11 février 2012. Elle est centrée par 35,8° latitude Nord et 207,5° longitude Est, avec une résolution de l’ordre de 30 cm/pixel.

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Son originalité tient dans le fait que 3 dust-devils, les tourbillons de poussières martiens, sont visibles simultanément sur une seule image prise par la caméra haute résolution HiRISE de MRO.

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Mars, dust-devil, 3 en un, détail ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

Mars, dust-devil, 3 en un, détail ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 920 x 2 560 pixels

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Le détail ci-dessus nous permet d’apprécier en vue rapprochée le plus important des trois, encore que sa taille soit nettement moins impressionnante que celle de celui présenté ici dans la note du 5 avril 2012 (*).

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Source : site HiRISE, University of Arizona

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6.5.2012

Vesta, et de cinq en un

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:00

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Vesta, et de cinq en un

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Comme tous les dimanches, nous retrouvons le deuxième astéroïde de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter, Vesta, au diamètre de 530 kilomètres. Voici donc cinq nouveaux clichés pris par le système d’imagerie de la sonde Dawn de la NASA.

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Crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Source : site Dawn, NASA

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Vesta, cratères Tuccia et Eusebia

Vesta, cratères Tuccia et Eusebia

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette image a été prise au travers d’un filtre clair, le 17 octobre 2011, d’une altitude de 700 kilomètres avec une résolution au sol de 65 mètres par pixel. Dawn, se trouvait au dessus de la région Tuccia de l’hémisphère sud vestan.

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Nous avons déjà rencontré le cratère Eusebia dans la note de dimanche dernier. Intéressons-nous au cratère légèrement décalé au centre de l’image, dénommé comme la région Tuccia. Il possède un diamètre de 12 kilomètres, le plus petit cratère sur son bord a lui un diamètre de 3,5 kilomètres. Tuccia est entouré d’un halo caractéristique de matériaux brillants, qui se retrouvent même dans son centre. Le plus petit cratère montre une alternance de matériaux sombres et clairs sur sa bordure.

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Vesta, cratère Fabia

Vesta, cratère Fabia

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette image a été prise au travers d’un filtre clair, le 24 octobre 2011, d’une altitude de 700 kilomètres avec une résolution au sol de 62 mètres par pixel. Dawn, se trouvait au dessus de la région Numisia de l’hémisphère nord vestan.

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Les taches très noires avec des bordures blanches apparaissant sur la gauche du cliché sont des artefacts dus à la transmission dans l’espace, il ne faut pas en tenir compte. Le cratère qui nous intéresse se trouve sur la droite de l’image. Dénommé Fabia, il a un diamètre de 12 kilomètres. Il possède une grande zone de matériaux clairs à partir de sa bordure haut droite et une zone d’affaissement en son centre. Des blocs, reconnaissables par leurs ombres portées, sont visible sur les débris de la partie supérieure du cratère. Ils ont moins d’un kilomètre de large.

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Vesta, cratère Justina

Vesta, cratère Justina

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette image a été prise au travers d’un filtre clair, le 22 octobre 2011, d’une altitude de 700 kilomètres avec une résolution au sol de 65 mètres par pixel. Dawn, se trouvait au dessus de la région Urbinia de l’hémisphère sud vestan.

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En bas à droite de l’image le cratère Justina, au diamètre de 7 kilomètres, présente une bordure déjà bien dégradée. Elle est au 3/4 entourée d’éjectas brillants. Sa partie la plus sombre semble présenter aussi des lignes d’affaissement de matériaux brillants en alternance. Justina est entouré par les crêtes sinueuses et les rainures caractéristiques des terrains de l’hémisphère sud de Vesta.

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Vesta, cratères Laelia et Sextilia

Vesta, cratères Laelia et Sextilia

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette image a été prise au travers d’un filtre clair, le 2 octobre 2011, d’une altitude de 700 kilomètres avec une résolution au sol de 65 mètres par pixel. Dawn, se trouvait au dessus de la région Sextilia de l’hémisphère sud vestan.

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Sextilia, du même nom que la région, est le grand cratère en haut à droite de l’image avec un diamètre de 20 kilomètres. Laelia est le plus petit cratère large de 9,2 kilomètres, décalé du centre de l’image. Il présente sur sa bordure des matériaux sombres alors que Sextilia lui montre des matériaux d’affaissements brillants. Situation particulièrement intéressante pour les astronomes puisque les deux cratères sont très proches l’un de l’autre.

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Vesta, cratère Laelia

Vesta, cratère Laelia

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette image a été prise au travers d’un filtre clair, le 13 octobre 2011, d’une altitude de 700 kilomètres avec une résolution au sol de 68 mètres par pixel. Dawn, se trouvait au dessus de la région Sextilia de l’hémisphère sud vestan.

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Au centre de l’image nous retrouvons le cratère Laelia. Le matériau d’affaissement sombre de la bordure du cratère se retrouve tout autour, révélé par beaucoup de petits impacts de moins d’un kilomètre de diamètre. A sa base, à droite, est visible un autre petit cratère spectaculaire par les mêmes éjectas sombres qui en émanent.

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5.5.2012

Mercure, et huit en un !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 18:47

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Mercure, et huit en un !

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En ce samedi, retour vers Mercure pour visionner huit nouveaux clichés pris par le système d’imagerie de la sonde Messenger en orbite autour de la planète la plus proche du Soleil.

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Crédit images : NASA, JHUAPL, Carnegie Institution

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Source : site Messenger

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Mercure, falaise Victoria

Mercure, falaise Victoria

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Plan large : 1 024 x 2048 pixels

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Cette image a été construite le 10 février 2012 à partir d’enregistrements de la caméra grand angle de Messenger. Elle est couvre une région de 47 à 59° latitude Nord et 321 à 331° longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 250 mètres par pixel. Pour donner une idée de l’échelle, le cratère à gauche du centre présente un diamètre de 42 kilomètres.

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Cette scène, où le Nord est sur la droite, nous montre une grande falaise dénommée Victoria. Ce type d’escarpement s’est formé quand Mercure a rétréci de taille en se refroidissant. Ils sont nomenclaturés d’après une liste de noms de bateaux ayant servi aux grandes découvertes maritimes. Ainsi Victoria rappelle le nom d’un des bateaux de Magellan lors de son expédition de 1519 à 1522 autour de la Terre

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Mercure, bassin d'impact Caloris, mosaïque

Mercure, bassin d’impact Caloris, mosaïque

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette vue est le résultat de la composition d’une mosaïque d’images prises par le système d’imagerie de Messenger. Elle est couvre une région de 12 à 52° latitude Nord et 139 à 187° longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 1 720 mètres par pixel. Pour donner une idée de l’échelle, le grand cratère près du centre droit, le cratère Atget, présente un diamètre de 100 kilomètres.

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Caloris est le plus grand bassin d’impact sur Mercure, et, (note personnelle : à ma connaissance, le plus grand répertorié dans le système solaire. Certains scientifiques estiment que l’objet qui a formé Caloris est peut-être originaire de l’astéroïde Vesta). Avec un diamètre Est-Ouest de 1 640 kilomètres, Caloris abrite une grande variété de caractéristiques tectoniques comme des grabens, des crêtes ou le système de fosses : Panthéon Fossae. Caloris a clairement eu une histoire géologique complexe, il présente à la fois des marques d’extension et de contraction du relief, ce qui est rare sur Mercure Comprendre comment ses structures se sont formées permet de comprendre les processus de la tectonique sur Mercure et plus généralement celle des grands bassins d’impacts.

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Mercure, canal de lave

Mercure, canal de lave

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Plan large : 2 048 x 2 048 pixels

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Cette image est une partie de la carte de Mercure réalisée à partir d’observations prises par le système d’imagerie de Messenger lors de sa première année d’observations. Elle est couvre une région de 54,3 à 61,3° latitude Nord et 109,4 à 121,6° longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 146 mètres par pixel. Pour donner une idée de l’échelle, le grand cratère au centre droit, le cratère Kofi, a un diamètre de 135 kilomètres.

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Les scientifiques interprètent cette vallée comme un large canal de lave formé par l’écoulement rapide de laves à faible viscosité. Les sources des coulées sont peut-être les fosses visibles en haut à gauche. Les flux ont presque entièrement rempli le grand cratère Kofi. En haut à droite est visible un autre canal de lave présentant la même orientation. Au total dans cette région, 5 canaux de laves ont été dénombrés.

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Mercure, vieux et ridé

Mercure, vieux et ridé

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Plan large : 1 024 x 2 048 pixels

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Cette vue est une partie de la carte de Mercure réalisée à partir d’observations prises par le système d’imagerie de Messenger lors de sa première année d’observations. Elle est couvre une région de 49,6 à 60,9° latitude Nord et 16,5 à 48,5° longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 400 mètres par pixel. Pour donner une idée de l’échelle, le grand cratère d’impact en haut à gauche, le cratère Hokusai, a un diamètre de 90 kilomètres.

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La scène montre une région de plaine volcanique lisse marquée par des “rides de lave”. Ces crêtes sont visibles aussi sur la Lune et sur Mars et se forment lors du refroidissement de la lave qui présente alors l’aspect de rides. Mais sur Mercure, elles sont morphologiquement différentes de celles de la Lune et confinées sur les plaines empoussiérées. Ici elles semblent quelques fois arrondies et correspondre à l’emplacement d’anciens cratères inondés par les flux de lave.

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Mercure, cratère Zeami

Mercure, cratère Zeami

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Cette image a été prise par la caméra à angle étroit du système d’imagerie de Messenger le 8 avril 2012. Elle est centrée par 2,8° latitude Sud et 212,7° de longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 186 mètres par pixel. Le cratère Zeami est large de 129 kilomètres.

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Ce cratère a été nommé en l’honneur de l’acteur et dramaturge japonais du 14ème siècle Zeami Motokiyo. Il présente toutes les caractéristiques d’un cratère complexe sur Mercure : anneau intérieur, murs en terrasses et, éparpillés sur le plancher, les fameux “creux” spécifiques à Mercure, en particulier dans la partie haute de l’image.

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Mercure, cratère Ailey

Mercure, cratère Ailey

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Plan large : 1 388 x 1 284 pixels

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Cette vue a été prise par la caméra à angle étroit du système d’imagerie de Messenger le 22 décembre 2011. Elle est centrée par 45,51° latitude Nord et 177,9° de longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 24 mètres par pixel. Le cratère Ailey est large de 21 kilomètres.

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Voici un cratère nouvellement nommé en l’honneur du chorégraphe et activiste afro-américain du 20ème siècle, Alvin Ailey. A noter la très bonne résolution de l’image qui permet d’apprécier les glissements de terrains découvrant des matériaux plus lumineux.

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Mercure, cratère Holst

Mercure, cratère Holst

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Plan large : 1 143 x 1 141 pixels

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Ce cliché a été pris par la caméra à angle étroit du système d’imagerie de Messenger le 12 janvier 2012. Il est centré par 17,75° latitude Sud et 44,65° de longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 147 mètres par pixel. Le cratère Holst est large de 170 kilomètres.

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Ce grand cratère à anneau interne a été récemment nommé en l’honneur du compositeur anglais du 20ème siècle Gustav Holst, dont l’œuvre musicale la plus connue s’intitule Les planètes et dont le troisième mouvement s’appelle “Mercure, messager ailé”.

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Mercure, cratère Munch

Mercure, cratère Munch

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cette image est une partie de la carte de Mercure réalisée à partir d’observations prises par le système d’imagerie de Messenger lors de sa première année d’observations. Elle est couvre une région de 39,2 à 42,1° latitude Nord et 150,6 à 155,3° longitude Est avec une résolution au sol de l’ordre de 140 mètres par pixel. Le cratère Munch présente un diamètre de 58 kilomètres.

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Le cratère Munch se situe sur le bassin d’impact Caloris inondé par les coulées de lave. Les éjectas du cratère Munch contiennent de la matière sombre, fouillée en profondeur par l’impact et répartie maintenant sur la surface de Mercure. Ce matériau sombre est donc probablement d’une composition lithologique différente des matériaux environnants.

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4.5.2012

Mars : Acidalia Planitia

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:38

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Mars : Acidalia Planitia

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Pour “débuter” cette “fin” de semaine rendons-nous sur Mars dans une région apparemment modelée par l’action de l’eau dans les temps anciens. Voici la carte de contexte.

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Mars, Acidalia Planitia, contexte, crédit image NASA, MGS, MOLA Science Team

Mars, Acidalia Planitia, contexte, crédit image NASA, MGS, MOLA Science Team

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Plan large : 1 490 x 1 653 pixels

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Le rectangle blanc central correspond à la zone que nous allons visionner ce soir.

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Nous nous trouvons à la limite entre Acidalia Planitia, un gigantesque bassin dans les plaines nord martiennes et Tempe Terra, une zone de reliefs anciens.

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Mars, Acidalia Planitia ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Mars, Acidalia Planitia ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 567 x 1 177 pixels

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Cette image a été prise par la caméra haute-résolution installée sur la sonde Mars Express de l’ESA le 21 juin 2011 avec une résolution au sol de l’ordre de 15 mètres par pixel. Elle est centrée par 37° latitude Nord et 306° longitude Est.

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Les vallées descendant de la bordure Ouest de Tempe Terra montrent de subtils signes de réseaux de drainage dendritique. Dendritique provenant du mot grec arbre et signifiant des canaux de ramifications formés par de l’eau de pluie, ou de fonte, dans le lointain passé martien.

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La présence de vallées profondes avec très peu d’affluents formant des petites vallées en aval, laisse penser que toute cette région a été formée par un travail de sape. L’érosion à la base d’une falaise emporte les matériaux les plus doux. Les blocs les plus durs n’ayant plus de soutien s’effondrent vers la vallée. Ainsi se creusent de profondes vallées à l’image de celles du plateau du Colorado sur Terre.

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Toute la partie inférieure gauche de l’image semble être dans l’ombre mais en réalité il s’agit d’une différence des matériaux de surface. Le côté gauche est recouvert de sable noir probablement d’origine volcanique tandis que les poussières de la partie droite de l’image sont plus lumineuses.

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Sont également visibles des défauts dans la croûte martienne s’étendant vers Idaeus Fossae. Ils sont soupçonnés avoir joué un rôle important dans la libération de l’eau en exposant des réservoirs souterrains qui ont formé des lacs dans des cratères proches.

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Les cratères les plus anciens, très érodés, semblent avoir été remplis par des sédiments. Dans certains cas, des vallées débutent sur leurs bordures ce qui suggère que l’eau en a été libérée pour envahir les terrains environnants.

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Par contre, la partie centrale de l’image montre des cratères beaucoup moins érodés et donc beaucoup plus jeunes. Ils n’ont pas été concernés par l’action de l’eau dans la région.

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Mars, Acidalia Planitia, perspective ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Mars, Acidalia Planitia, perspective ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 850 x 1 512 pixels

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Ces explications techniques en tête, laissons errer notre esprit à l’aventure en nous promenant sur cette vue en perspective réalisée à partir des données enregistrées par la sonde Mars Express. Pour information, G. Neukum est le concepteur de la caméra haute-résolution de la sonde de l’ESA.

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Source : site Mars Express, ESA

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