Du ciel et de la terre

15.8.2008

Survol d’Encelade par Cassini du 11 08 2008 : les « griffes du tigre » 2

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 18:30

Survol d’Encelade par Cassini du 11 08 2008 : les « griffes du tigre » 2

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Voici la suite de la note du 13 août 2008 consacrée au survol par la sonde Cassini de la lune de Saturne Encelade. Au niveau du pôle sud, dans une région très fracturée surnommée les « griffes du tigre », la sonde Cassini avait découvert en 2005 l’existence de geysers glacés s’élevant jusqu’à une centaine de kilomètres au dessus d’Encelade (504 km de diamètre).

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Carolyn Porco, responsable du CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de Cassini, et Paul Helfenstein, Université Cornell, Ithaca, New York, membre du CICLOPS et spécialiste des lunes glacées, livrent leurs premiers commentaires « à chaud »

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Tout d’abord les sillons d’où émanent les jets glacés d’eau et de particules organiques ont une profondeur de 300 mètres avec une forme en V. Les flancs intérieurs de certaines des fissures montrent de vastes dépôts de particules fines. Les fissures sont entourées de terrains fracturés jonchés de blogs de glaces pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de longueur.

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Bien sur les analyses enregistrées par tous les instruments de Cassini sont en cours, en particulier au niveau des évents des geysers repérés précédemment, pour reconnaître les particules organiques et d’éventuelles traces de vie, et surtout, pour confirmer l’hypothèse de la présence d’une mer liquide sous la croûte glacée.

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CICLOPS nous livre déjà le premier travail de recomposition des clichés pris par Cassini lors du survol du 11 août 2008.

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Encelade : griffes du tigre ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade : griffes du tigre ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 824 x 1 024 pixels

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Plan très large : 4 338 x 5 170 pixels

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Pour le plaisir découvrons cette reconstitution nous présentant une vue d’ensemble des griffes du tigre. Elle est composite c’est à dire regroupant les données prises en ultraviolet, infrarouge et filtre vert. Les régions apparaissant en vert correspondent à des zones où la glace est composée de grains grossiers et de roches solides alors que les zones plus blanches sont formées de dépôts de glace à grains plus fins.

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Les quatre plus gros sillons qui s’étendent de manière plutôt horizontale en bas à droite et se prolongent sur la face nocturne d’Encélade ont été nommés respectivement de haut en bas : Damas, Bagdad, Le Caire et Alexandrie.

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Cette mosaïque est réalisée à partir d’images prises entre 5 000 et 26 000 km d’altitude avec une résolution globale d’environ 60 mètres par pixel.

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Les glaces à grains grossiers sont concentrées le long des sillons et des fractures. Non visibles ici en raison de la résolution elles forment des blocs plus ou moins importants (de la taille d’une maison) qui témoignent de l’activité tectonique importante de toute cette région. Elles peuvent être recouvertes des dépôts plus fins retombant des geysers glacés.

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Encelade : Bagdad et Cairo Sulci ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade : Bagdad et Cairo Sulci ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 662 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 538 x 3 924 pixels

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Voici maintenant cinq des sept clichés cibles replacés dans leur contexte géographique. Nous pouvons voir avec une résolution moyenne de 14,5 mètre par pixel les sillons Bagdad et Le Caire. Les cercles jaunes entourent les zones à évents actifs au niveau des sillons.

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Encelade : Damascus Sulcus ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade : Damascus Sulcus ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 760 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 599 x 2 154 pixels

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Pour terminer l’iconographie de cette note voici les deux derniers clichés cibles replacés dans leur contexte géographique. Sur le sillon Damas, les cercles jaunes mettent en évidence les lieux d’où jaillissent les geysers glacés. La résolution moyenne est de 24 mètres par pixels.

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Carolyn Porco remarque qu’il semble qu’il y ait des retombées de particules de glace au sol le long de certaines fractures même entre deux zones d’où émergent les geysers. Les scientifiques pensent que lorsque la vapeur d’eau chaude remonte au travers des parois glacées le long de chenaux étroits, elle peut se condenser et former des jets actifs pour ressortir à d’autres endroits du même sillon.

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Et Helfenstein de déclarer : pour la première fois nous commençons à comprendre comment les dépôts de glace frais différent de dépôts plus anciens. En temps géologique, les geysers se sont clairement déplacés de haut en bas, tout au long des griffes du tigre.

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Source : CICLOPS

 

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14.8.2008

Au cœur de notre Voie Lactée

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:40

Au cœur de notre Voie Lactée

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Bien que situé « seulement » à 26 000 années lumière de nous, dans la constellation du Sagittaire, il est impossible d’observer directement le centre de notre galaxie, la Voie Lactée. Car le regard en lumière visible doit plonger dans la tranche du disque galactique, encombrée par d’importants nuages denses de gaz et de poussières.

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Centre Voie Lactée, crédit image : ESO

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Centre Voie Lactée, crédit image : ESO

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Plan large : 1 024 x 931 pixels

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Plan très large : 2 598 x 2 362 pixels

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La vision infrarouge permet de s’affranchir de ce voile opaque. Le cliché ci-dessus a été réalisé à différentes longueurs d’ondes infrarouge par l’instrument NACO sur le télescope Yepun du Very Large Telescope de l’ESO. Pour mémoire le VLT, installé au Chili, regroupe quatre télescopes équipés chacun d’un miroir principal de 8,20 mètre.

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Le champs observé est de l’ordre de quelques années-lumière de largeur. Des milliers d’étoiles y sont visibles, en bleu pour les plus chaudes, en rouge pour les plus froides. Les halos rouges correspondent aux nuages poussières interstellaires.

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Le centre galactique est occupé par une puissante source rayons X : SgrA* (se prononce Sagittarius A star ou Sagittaire A étoile). Des dizaines d’années d’observations ont convaincu les astronomes de l’existence à une distance très proche de SgrA* d’un trou noir central. Estimé posséder 2,6 millions de masses solaires, il orbite en 15,2 années. En 2002, il n’était distant que de 17 heures-lumières de SgrA*, soit trois fois la distance Terre-Pluton. Il se déplace à une vitesse de 5 000 km/s soit 200 fois la vitesse de déplacement de notre Terre autour du Soleil pour s’éloigner au maximum de 10 jours-lumière de SgrA*.

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Source : ESO

 

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13.8.2008

Survol d’Encelade du 11 août 2008 : les Griffes du Tigre

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:00

Survol d’Encelade du 11 août 2008 : les Griffes du Tigre

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Dans la note du 09 août 2008, les scientifiques de CICLOPS nous avaient présenté les régions du pôle sud d’Encelade, au niveau des « Griffes du Tigre » qui devaient être photographiées lors du survol de Cassini, à une altitude au plus près de 50 km, le 11 août 2008.

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Encelade, survol prévu du 11 août 2008 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute, CICLOPS

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Encelade, survol prévu du 11 août 2008 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute, CICLOPS

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Plan large : 800 x 532 pixels

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Le survol s’est extrêmement bien passé. En attendant le résultat des études minutieuses des clichés qui vont être menées par les savants, voici les sept clichés réalisés comme prévu. A noter que le n° des clichés est identique mais ils sont présentés de manière inversée par rapport à leur situation dans leur cadre en vert ci-dessus (haut en bas et gauche à droite).

 

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Encelade, survol du 11 août 2008 1 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade, survol du 11 août 2008 1 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Ce premier cliché nous montre proche de « Cairo Sulcus » un terrain jonché de blocs de glace. Il a été pris d’une altitude de 1288 km avec une résolution de l’ordre de 10 mètres par pixel.

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Encelade, survol du 11 août 2008 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade, survol du 11 août 2008 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Ce deuxième cliché a été pris d’une altitude de 1450 kilomètres avec un résolution de l’ordre de 13 mètres par pixel.

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Encelade, survol du 11 août 2008 3 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade, survol du 11 août 2008 3 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Sur ce troisième cliché « Cairo Sulcus » traverse le sud de l’image. Le terrain est jonché de blocs de glace. La résolution au sol est de l’ordre de 18 mètres par pixel. Cassini se trouvait à une altitude de 1567 kilomètres.

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Encelade, survol du 11 août 2008 4 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade, survol du 11 août 2008 4 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Sur ce quatrième cliché « Cairo Sulcus » traverse la partie supérieure, au coin inférieur droit est visible la courbe d’une autre fracture non encore nommée. La résolution est d’environ 20 mètres par pixel et Cassini se trouvait à une altitude de 2621 kilomètres.

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Encelade, survol du 11 août 2008 5 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade, survol du 11 août 2008 5 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cinquième cliché : Cassini se trouvait alors à 3600 kilomètres d’altitude, la résolution au sol est de l’ordre de 24 mètres par pixel.

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Encelade, survol du 11 août 2008 6 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade, survol du 11 août 2008 6 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Sixième cliché : Cassini se trouvait alors à 4200 kilomètres d’altitude, la résolution au sol est de l’ordre de 27 mètres par pixel.

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Encelade, survol du 11 août 2008 7 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade, survol du 11 août 2008 7 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Sur ce septième cliché « Damas Sulcus » traverse la partie supérieure de l’image. Cassini se trouvait alors à 4742 kilomètres d’altitude, la résolution au sol est de l’ordre de 30 mètres par pixel.

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Source : CICLOPS

 

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12.8.2008

Rencontre Cassini-Encelade du 11 août 2008

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:30

Rencontre Cassini-Encelade du 11 août 2008

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Bonne nouvelle, la sonde Cassini a effectué sans problème le 11 août 2008 son survol de la lune de Saturne : Encelade, à une altitude au plus près de 50 kilomètres. (voir note du 9 août 2008)

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Les scientifiques de Cassini confirment la réception en cours des images prises par les caméras. Elles sont très attendues car certaines devraient nous permettre de scruter l’intérieur des « griffes du tigre », les failles d’où s’échappent les geysers glacés d’Encélade.

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Pour l’instant aucune n’a encore été mise en ligne et le suspens est à son comble à l’heure où j’écris cette note.

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Encelade 20080630 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade 20080630 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 799 x 809 pixels

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Pour nous faire patienter, voici un cliché pris par la sonde Cassini, le 30 juin 2008 d’une distance de 161 000 km. La résolution au sol est de 962 km/pixel.

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Il permet de nous rendre compte des processus tectoniques à l’œuvre sur Encelade. Par exemple les bords des cratères très visibles au centre du cliché sont extrêmement déformés par rapport à l’aspect qu’ils devaient avoir à l’origine.

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Dernière minute, je surveille le site spécialisé de Cassini. Voici la première image brute proche diffusée. Elle a donc été prise le 11/08/2008 d’une distance de 109 839 km d’Encelade.

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Encelade 20080811 01 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Encelade 20080811 01 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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A suivre…

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Source principale : Cassini-Huygens, site NASA

 

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23H40 trois nouveaux clichés ajoutés

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Encelade 20080811 04 27043 km ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Distance 27043 km

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Encelade 20080811 03 22794 km ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Distance : 22794 km

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Encelade 20080811 02 17495 km ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Distance : 17095 km

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Ajout du 13/08/208 06H30 : les sept clichés prévus lors du survol des “griffres du tigre” ont été réalisés correctement. Il feront l’objet de la note de ce soir.

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11.8.2008

100 000 orbites pour Hubble, NGC 2074 dans le Grand Nuage de Magellan

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

100 000 orbites pour Hubble, NGC 2074 dans le Grand Nuage de Magellan

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Avec 18 années de service dans l’espace et avant de recevoir la visite de la navette spatiale pour son ultime remise en forme avant son remplacement par le futur télescope James Webb, le télescope spatial Hubble vient d’accomplir sa 100 000ème orbite autour de la Terre !

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Pour fêter l’événement les scientifiques travaillant sur Hubble nous offrent un beau cadeau : une image réalisée par le télescope spatial au cours de cette symbolique 100 000ème orbite. Mais avant de le contempler, plongeons notre regard dans l’image de contexte.

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Grand Nuage de Magellan ; crédit image : NASA, ESA, Z. Levay (STScI)

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Grand Nuage de Magellan ; crédit image : NASA, ESA, Z. Levay (STScI)

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Plan large : 1 000 x 1 000 pixels

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Ce cliché a été pris par le télescope Curtis Schmidt du Cerro Tololo Inter-American Observatory. Nous nous trouvons dans la très proche galaxie naine du Grand Nuage de Magellan, à 170 000 années lumière de nous dans la constellation de la Dorade. L’image est composite, le bleu correspondant à l’émission d’oxygène, le vert à l’hydrogène et le brun-rouge au soufre. Dans cette région, les nombreuses nébuleuses sont des foyers très actifs de création de jeunes étoiles.

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La vue prise par Hubble est replacée par l’encadré rouge. Hubble a ciblé une de ces nébuleuses : NGC 2074, proche de la célèbre Nébuleuse de la Tarentule (voir note du 17 avril 2006). Le code couleurs est le même que pour l’image précédente.

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NGC 2074 ; crédit image : NASA, ESA, M. Livio (STScI)

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NGC 2074 ; crédit image : NASA, ESA, M. Livio (STScI)

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Plan large : 1 024 x 1 010 pixels

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Plan très large : 1 502 x 1 482 pixels

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La « Wilde Field Planetary Camera 2 » couvre un champs d’environ 120 années lumières de largeur. Nous pouvons admirer en trois dimensions la réorganisation de l’espace provoquée par le souffle des très jeunes étoiles se libérant de leur cocon de gaz et de poussières. Le pilier en forme d’hippocampe, en bas au centre droit s’étend sur près de 20 années lumière soit 4 fois la distance de notre Soleil à l’étoile la plus proche, Alpha du Centaure.

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Source principale : Hubblesite

 

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10.8.2008

Du taux de natalité stellaire en métropole intergalactique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

Du taux de natalité stellaire en métropole intergalactique

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Une étude scientifique réalisée par Amélie Saintonge et Kim Vy H. Trang, tous deux de l’Institut de physique théorique de l’Université de Zurich en Suisse, ainsi que par Bradford P. Holden (UCO, Lick Observatories, Université de Californie, Santa Cruz) vient d’être acceptée pour publication dans Astrophysical Journal.

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Les auteurs se sont attachés à reconnaître les processus de formation d’étoiles dans les amas galactiques.

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Pour ce faire, ils ont étudié 1300 galaxies réparties dans huit amas s’étalant jusqu’à 7 milliards d’années lumière de nous.

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Lorsque l’on regarde l’Univers dans son ensemble, il est facile de constater le regroupement des galaxies dans des groupes plus ou moins importants : les amas galactiques. Ils sont reliés entre eux par des « ponts » de matière sur lesquels s’espacent des galaxies isolées ou en petits groupes.

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Les astronomes pensent qu’avec le temps ces dernières sont attirées par l’amas le plus proche en suivant le filament de matière reliant les amas plus importants. Lorsqu’une de ces banlieusardes arrive en centre ville, elle est confrontée aux nuage de gaz chaud ambiant. Les ondes de choc sont propices à la condensation des nuages de gaz et de poussière de la nouvelle venue. Leur effondrement gravitationnel formant une pluie de nouvelles étoiles en gestation.

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Mais dans leurs jeunes âges, les bébés étoiles sont complètement cachées à la vue par les épais nuages de poussières qui les abritent. Seulement 10% d’entre elles sont visibles. Seule une reconnaissance infrarouge peut les déceler. C’est donc pour cette raison que les chercheurs ont utilisé le télescope spatial infrarouge de la NASA : Spitzer. Son regard s’est révélé suffisamment sensible pour débusquer les flamboiements d’étoiles même à 7 milliards d’années lumière de distance, lorsque l’Univers n’avait que la moitié de son âge actuel.

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Crédit image : NASA, JPL-Caltech, A. Saintonge pour Spitzer et Dr John Blakeslee pour Hubble

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Crédit image : NASA, JPL-Caltech, A. Saintonge pour Spitzer et Dr John Blakeslee pour Hubble

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Plan large : 1 100 x 1 100 pixels

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L’image de fond centrée sur l’amas galactique MS 1054 a été prise par le télescope spatial Hubble. De chaque côtés les galaxies isolées étudiées sont encadrées et reliées à leurs visualisations en infrarouge par le télescope spatial Spitzer. Apparaissent en bleu les zones de formation de jeunes étoiles dans ces galaxies.

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Les observations de Spitzer confirment les idées des scientifiques : une galaxie en s’approchant de son amas galactique engendre une énorme quantité de nouvelles étoiles. Et ce taux de croissance augmente au fur et à mesure que l’on remonte dans le passé. Bien que les chercheurs sont incertains sur les processus physiques exacts créant ces flamboiements d’étoiles, il leur paraît logique que les galaxies les plus lointaines forment le plus d’étoiles. A cette époque, les amas galactiques sont eux-même en pleine période d’agglomération. Il leur faudra bien les 7 milliards d’années qui nous séparent pour qu’ils prennent l’aspect, par exemple, de l’amas galactique voisin de la Vierge. Celui-ci concentre en son sein près de 2000 galaxies !

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Source : Spitzer Space Telescope site NASA

 

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9.8.2008

Où il est question de prendre sa douche en frôlant Encelade

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

Où il est question de prendre sa douche en frôlant Encelade

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A mon avis, l’une des découvertes les plus extraordinaires de ce début de siècle en ce qui concerne le système solaire a été celle en 2005 des douches glacées d’Encelade, par la sonde Cassini. Cette lune de Saturne, projette au niveau des « griffes d’Encelade », des fractures marquant son pôle sud, des geysers d’eau glacée s’élevant à plusieurs centaines de kilomètres et venant entretenir l’anneau E de la géante gazeuse.

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Après avoir survolé Titan le 31 juillet 2008, Cassini s’apprête à un rendez vous très intime avec Encelade le 11 août prochain, puisqu’elle la frôlera à une altitude de seulement 50 kilomètres.

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Lors du dernier survol de mars dernier à une altitude similaire (voir note du 26 mars 2008), les instruments d’imagerie optique n’avaient pu être utilisables lors de l’approche au plus près des « Griffes ». Cette fois-ci, les scientifiques pensent pouvoir les photographier avec une résolution pouvant atteindre entre 8 et 28 mètres par pixels.

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Mais il s’agira d’une véritable prouesse technique car la sonde se déplace à 18 km/s. Une fois le pôle sud en mire, les caméras vont « appuyer sur la gâchette » dans une série de sept tirs consécutifs en tenant compte de la faible luminosité des griffes qui se trouveront à ce moment très proche de la ligne de terminaison entre le jour et la nuit d’Encelade.

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Griffes d'Encelade zones photographiées lors du survol du 11 août, crédit image CICLOPS, NASA, JPL, Space Science Institute.

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Griffes d’Encelade zones photographiées lors du survol du 11 août, crédit image CICLOPS, NASA, JPL, Space Science Institute.

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Plan large : 800 x 532 pixels

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Sur le cliché ci-dessus, nous montrant les griffes d’Encelade, ont été reportées en vert les zones couvertes avec leurs résolutions prévues qui seront photographiées lors du survol de Cassini le 11 août. Les points rouges signalent les lieux actifs d’éruptions des geysers glacés repérés lors des survols précédents. En violet la ligne interrompue marque la séparation du jour et de la nuit sur Encelade au moment crucial.

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A cette distance et à cette vitesse, il n’est bien sur pas possible de travailler en direct. Tous les instruments de la sonde ont été programmés pour agir au moment voulu, et l’ont peu imaginer l’ensemble des calculs qui doivent être pris en compte par les scientifiques , et dans ce cas par CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de Cassini.

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Si l’opération réussi, nous pourrons directement plonger le regard dans les fissures, à la source des geysers !

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Les autres instruments de Cassini ne seront pas en reste. Encelade sera étudiée en infrarouge et en ultraviolet. Les chercheurs attendent beaucoup de mesures de cristallinité qui permettront de mieux apprécier la taille des particules glacées émanant des geysers. Les mesures continueront aussi celles réalisées précédemment sur la composition chimique des panaches glacés ainsi que la chaleur du sol au niveau des fissures.

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Sources :

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CICLOPS

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Cassini-Huygens, site NASA

 

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7.8.2008

M87 au cœur de l’amas de la Vierge

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

M87 au cœur de l’amas de la Vierge

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L’article de cette nuit vient compléter celui d’hier consacré à la répartition des amas globulaires dans l’amas galactique de la Vierge. Intéressons-nous à la galaxie centrale de l’amas : M87 ; une elliptique géante, située à une soixantaine de millions d’années lumière de notre Voie Lactée.

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M87, vue composite crédit image NASA, CXC, CfA, NRAO, AUI, NSF, ESA, STScI, R Gendler et autres

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M87, vue composite crédit image NASA, CXC, CfA, NRAO, AUI, NSF, ESA, STScI, R Gendler et autres

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Plan large : 720 x 697 pixels

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Cette image est composite. Dans le visible (jaune), M87 est vue grâce à la caméra ACS du télescope spatial Hubble, le champs large (de fond) est fourni par R. Gendler. Les données radio, en rouge, ont été réalisées par le Very Large Array du NRAO. Enfin les rayonnements X, en bleu, par le télescope spatial Chandra.

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Des jets de particules accélérés à des vitesses proches de celle de la lumière s’échappent du trou noir supermassif central de M87. Le rayonnement X permet aux spécialistes de déceler les vestiges d’explosions proches du trou noir. Les gaz chauds sont probablement piégés par des champs électro-magnétiques. Un de ces filaments, en dessous à droite, s’étend sur plus de 100 000 années lumières.

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Source : site Chandra

 

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6.8.2008

De la répartition des amas globulaires dans l’amas galactique de la Vierge

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

De la répartition des amas globulaires dans l’amas galactique de la Vierge

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Alors que le télescope spatial Hubble va parcourir le 11 août prochain sa 100 000ème orbite autour de la Terre, un article est paru début juillet dans Astrophysical Journal, démontrant une nouvelle fois, mais est-ce vraiment utile tant les publications publiées à partir des données enregistrées par Hubble sont nombreuses, l’importance de cette instrument pour la communauté scientifique.

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100 des galaxies de l'amas de la Vierge vues par Hubble ; crédit image : NASA, ESA, E Peng (Université de Pékin Chine)

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100 des galaxies de l’amas de la Vierge vues par Hubble ; crédit image : NASA, ESA, E Peng (Université de Pékin Chine)

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Plan large : 960 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 2 560 pixels

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L’étude a été réalisée par les membres du groupe de l’ACS Virgo Cluster Survey. Il s’agit d’étudier les amas globulaires d’étoiles situés dans les 2000 galaxies formant l’amas galactique dit de la Vierge, le plus proche de nous et situé à environ 54 millions d’années lumière de notre Voie Lactée.

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4 des galaxies de l'amas de la Vierge vues par Hubble ; crédit image : NASA, ESA, E Peng (Université de Pékin Chine)

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4 des galaxies de l’amas de la Vierge vues par Hubble ; crédit image : NASA, ESA, E Peng (Université de Pékin Chine)

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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Grâce à l’acuité de la caméra ACS installée sur Hubble, ils ont pu identifier individuellement plus de 11 000 amas globulaires contenus dans 100 des galaxies de l’amas de la Vierge. Les galaxies sont de toutes les tailles, formes et luminosités allant de la galaxie centrale elliptique géante M87 aux galaxies naines.

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Pour Patrick Cote, Institut d’astrophysique de Victoria, Colombie Britannique, l’étude montre que le nombre de formation d’amas globulaires dépend de leur environnement. L’étude à démontré que jusqu’à 3 millions d’années lumière de distance de M87, les galaxies naines contiennent un nombre beaucoup plus élevé d’amas globulaires que leurs homologues plus éloignées, ce qui est tout à fait extraordinaire vu le faible nombre d’étoiles d’une galaxie naine.

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Pour mémoire, les amas globulaires comprennent généralement beaucoup d’étoiles âgées, formées en même temps.

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Cette région de l’amas de la Vierge est très dense en galaxies. La formation d’étoiles près du cœur de la Vierge, note Eric Peng, Université de Pékin, est très intense et se produit dans un petit volume d’espace sur un court laps de temps. Si elle est plus efficace que dans la périphérie de l’amas, elle est peut-être due à l’effondrement gravitationnel très précoce de la matière noire (la matière invisible de l’Univers) au centre de l’amas. M87 est entourée d’une forte concentration de matière noire et l’ensemble des amas globulaires près du centre se sont probablement formés dès le début de la concentration de l’amas de la Vierge.

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Par contre, depuis longtemps, les astronomes avaient remarqué que M87 contenait un plus grand nombre d’amas globulaires d’étoiles que prévu, sans en comprendre la raison. L’étude nous a permis de découvrir, précise Peng, que dans un rayon de 13 000 années lumière autour de M87, les galaxies naines ne possèdent que très peu d’amas globulaires. Celles qui se sont approchées trop près de M87 ont vu leur amas globulaires arrachés par la galaxie elliptique géante.

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L’étude précise la nature des amas globulaires de la cannibale. Ses amas globulaires pauvres en métaux lourds (le fer par exemple) sont trois fois plus nombreux que les amas riches en métaux. Ce qui confirme le vol de beaucoup d’amas globulaires aux galaxies naines voisines de M87, celles-ci possédant généralement des étoiles ne présentant que peu d’éléments lourds.

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Les auteurs notent la prouesse technique réalisée par le télescope spatial Hubble. Pour les 2000 galaxies concernées, grâce à la caméra ACS, ils ont pu résoudre individuellement près de 90% de leurs amas globulaires existants, ce qui serait strictement impossible à réaliser avec les plus gros télescopes au sol.

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Sources :

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Hubblesite

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ACS Virgo Cluster Survey

 

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5.8.2008

Mars : Blanche Neige et les rumeurs

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

Dernières rumeurs martiennes

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La rumeur va bon train sur les forum depuis quelques temps. Comme elle commence à devenir officielle, je me permets de vous faire part de ses derniers développements.

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Tout d’abord, il est important de rappeler que la lander Mars Phœnix n’a pas été conçu pour rechercher des traces de vie sur la planète rouge mais analyser la composition chimique de prélèvements réalisés dans le sol, près du pôle nord martien, qui est riche en eau (voir note du premier août 2008).

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Dans un premier temps, selon la rumeur, les mesures effectuées par les instruments MECA et TEGA ont montré aux scientifiques que la vie était possible sur Mars non seulement actuellement, mais aussi probable dans le passé ! Résultats suffisamment probants pour que le président américain Bush en fut averti le premier août, la décision d’annonce officielle étant prévue pour septembre, le temps que Phœnix réalise des mesures supplémentaires.

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Tranchée Blanche Neige au sol 43 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, University of Arizona, Texas A&M University

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Tranchée Blanche Neige au sol 43 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, University of Arizona, Texas A&M University

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Or depuis, les scientifiques viennent d’annoncer la détection par MECA d’une substance hautement oxydante le perchlorate. TEGA, quand à lui, dans la tranchée Blanche Neige, sur un premier échantillon prélevé près de la surface, a conclu que l’existence de perchlorate était possible sans pouvoir être certaine, alors que sur un autre prélèvement réalisé à plus grande profondeur aucune présence de perchlorate n’était possible !

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Le perchlorate est un oxydant hostile à la vie et détruit toute trace éventuelle de vie fossile. Nous voici dans la même situation qu’en 1976 ou les atterrisseurs Viking avaient eux aussi apporté des résultats contradictoires quand à la présence d’un autre oxydant le peroxyde d’hydrogène.

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Il est à noter que l’eau détruit à long terme les oxydants. Or Phœnix se trouve près du pôle riche en eau. Le perchlorate absent du dernier prélèvement de TEGA, peut très bien avoir été présent lorsque l’échantillon se trouvait à la surface puis détruit par l’eau lorsqu’il a été recouvert par une nouvelle couche de matériau.

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Aujourd’hui avait lieu à la NASA une téléconférence regroupant les spécialistes pour débattre de ces questions. Quoiqu’il en soit, le débat est loin d’être clos et toujours aussi passionnant !

 

La NASA est actuellement en train de mettre au point un programme très ambitieux : Mars Science Laboratory. Ce rover disposera lui de l’équipement nécessaire pour l’analyse d’un environnement compatible avec la vie microbiologique. Il devrait se poser sur Mars en 2010.

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Sources :

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NewScientistSpace

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Phœnix Mars Mission, University of Arizona

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Phœnix Mars Lander, NASA

 

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