Du ciel et de la terre

23.8.2010

Télesto

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:40

Télesto

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Le bestiaire des photographies des lunes saturniennes se remplit au fil du temps pour ce blog.

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Télesto, 2009 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Voici Télesto (en référence à une des Océanides), satellite troyen de Téthys. Elle orbite à une distance de 295 000 kilomètres de Saturne, 60° en avant de Téthys, tandis que Calypso (voir note du 17 février 2010) orbite 60° en arrière.

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Télesto a un diamètre d’environ 25 kilomètres. Ce cliché a été pris en lumière visible par la sonde Cassini le 27 août 2009 d’une distance de 36 000 kilomètres. La résolution sur Télesto est de l’ordre de 214 mètres par pixel.

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Il existe un autre cliché de Télesto pris le 25 décembre 2005 par Cassini, d’une distance de 20 000 kilomètres. La résolution sur Télesto est de l’ordre de 118 mètres par pixel.

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Télesto, 2005 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Source principale : site NASA Cassini Equinox Mission

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22.8.2010

Où il est question du rétrécissement de la Lune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

Où il est question du rétrécissement de la Lune

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Si cette nuit vous regardez la magnifique pleine lune dans le ciel, peut-être penserez-vous au sujet de cet article. Notre lune rétrécit. Oh, pas d’inquiétude ni de catastrophisme. Mais, un article, paru le 20 août dans Science, nous rappelle que notre satellite évolue géologiquement constamment.

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Les missions Apollo avaient déjà découvert d’étranges lignes d’escarpements sur la surface lunaire. Elles sont assez semblables à celles visibles sur Mercure mais beaucoup moins importantes en taille.

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Une équipe de scientifiques dirigée par Thomas Watters (Smithsonian Institution, Washington DC) a analysé les images haute-définition prises par la sonde de la NASA : LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter).

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Nouvel escarpement lunaire ; crédit image : NASA, Goddard, Arizona State University, Smithsonian

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Plan large : 2 293 x 1 500 pixels

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Les chercheurs ont dénombré 14 nouveaux escarpements. Le plus important s’élève à une centaine de mètres et s’étend sur quelques kilomètres seulement. Les missions Apollo opéraient aux alentours de l’équateur de la Lune. Les nouveaux escarpements repérés se situent sur toutes les régions, même au niveau des pôles. Il s’agit d’un phénomène touchant l’ensemble de notre satellite.

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En observant en particulier les petits cratères, par définition moins anciens que les plus grands, certains ayant été modifiés par la création des escarpements, les chercheurs en déduisent que ce phénomène date d’un milliard à 800 millions d’années, voire même par endroits d’une centaine de millions d’années, ce qui est géologiquement parlant très récent !

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Les scientifiques lient l’existence des escarpements au refroidissement global de la Lune. Le refroidissement de notre Lune se serait effectué plus lentement que sur Mercure. Le dernier épisode d’épanchement massif de laves remonte à trois milliards d’années. Les conclusions des scientifiques nous laissent penser que notre lune aurait rétréci d’environ deux cent mètres au cours du dernier milliard d’années.

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Les astronautes des missions Apollo ont déposé des sismomètres sur la Lune. Ils ont enregistré des “tremblements de lune” probablement dus à la chute de météorites, à l’effet de marée gravitationnel de la Terre, aux changements de températures entre jour et nuit lunaire. Certains d’entre eux, commente Watters, pourraient bien être le signe de la formation continue de nouveaux escarpements.

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LRO continue de photographier la surface lunaire à haute résolution. Les chercheurs espèrent pouvoir comparer les nouveaux clichés reçus avec ceux archivés par les missions précédentes pour y découvrir la trace de nouveaux escarpements.

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Source principale : site NASA, Lunar Reconnaissance Orbiter

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20.8.2010

Où à propos d’une lentille il est question d’énergie sombre

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:30

Où à propos d’une lentille il est question d’énergie sombre

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L’univers que nous pouvons observer, de nature baryonique, ne représente que 4 % de sa masse totale. 24% de sa masse est composée d’une mystérieuse “matière noire”, non encore clairement identifiée, mais dont les scientifiques peuvent deviner la nature car elle est liée aux phénomènes de gravitation. Mais en 1998, il a bien fallu créer un nouveau concept pour expliquer l’expansion croissante de l’Univers. 72% de l’Univers est composé d’une très étrange “énergie sombre” échappant à tous les concepts de la physique traditionnelle.

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Nous avons déjà rencontré sur ce blog l’amas de galaxies Abell 1689 dans la note du 12 février 2008. Situé à 2,2 milliards d’années lumière de nous dans la Constellation de la Vierge, il est colossal, s’étendant sur plus de 1 000 années lumière. Une telle masse agit comme loupe, comme lentille gravitationnelle sur l’Univers lointain. Grâce à lui a pu ainsi être découverte une toute jeune galaxie, située elle à 12,8 milliards d’années lumière de nous, l’Univers n’avait que 700 millions d’années d’existence.

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Une équipe de scientifiques, dont plusieurs chercheurs du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille, vient de voir publier les résultats de ses travaux dans Science du 20 août. Leur idée est d’utiliser les lentilles gravitationnelles géantes pour tenter de faire la lumière sur l’énergie sombre.

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Ils l’ont appliquée sur la lentille gravitationnelle qu’offre au regard des télescopes Abell 1689. Pour se faire, à partir de l’image précise de l’amas réalisée par le télescope spatial Hubble, ils ont étudié les déformations des images des galaxies lointaines grossies par l’effet de lentille gravitationnelle. Ces déformations sont directement la conséquence de la masse de l’amas et de l’influence de l’énergie sombre. Ses calculs sont complexes et demandent des mesures complémentaires très précises des distances des galaxies et de leurs vitesses respectives. Pour Abell 1689, plusieurs années ont été nécessaires pour dresser des cartes de l’amas et réaliser des modèles de calculs informatiques ad hoc.

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Et voici le résultat spectaculaire des travaux. Sur l’image , réalisée par Hubble, nous pouvons voir en bleu, pour la première fois, une carte locale de l’influence de l’énergie sombre sur Abell 1689.

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Abell 1689 ; crédit image : NASA, ESA, Jullo, Natarajan, Kneib

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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“Ce que j’aime dans notre nouvelle méthode, commente Eric Jullo, est qu’elle est très spectaculaire. Vous pouvez littéralement voir la gravitation et l’énergie sombre plier les images des galaxies lointaines en arcs.”

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“Nous pouvons maintenant appliquer notre méthode sur d’autres lentilles gravitationnelles, ajoute Priya Natarajan. Nous pouvons exploiter un magnifique phénomène naturel pour en apprendre davantage sur le rôle que joue l’énergie sombre dans notre Univers.

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L’équipe de scientifiques est composée de E. Jullo (Jet Propulsion Laboratory), P. Natarajan (Yale University), J.-P. Kneib (Laboratoire d’Astrophysique de Marseille, CNRS, France), A. D’Aloisio (Yale University), M. Limousin (Laboratoire d’Astrophysique de Marseille et University of Copenhagen, Denmark), J. Richard (Durham University, U.K.), et C. Schimd (Laboratoire d’Astrophysique de Marseille, CNRS, France).

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Source : Hubblesite

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19.8.2010

Où il est question d’un magnétar et de la diète ultime des étoiles hyper-lourdes

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Où il est question d’un magnétar et de la diète ultime des étoiles hyper-lourdes

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Un article à paraître dans Astronomy and Astrophysics remet en question la théorie habituelle de la limite de masse à partir de laquelle une étoile massive se transforme soit en trou noir, soit en étoile à neutrons. Il est signé par Ben Ritchie et Simon Clark (The Open University, GB), Ignacio Negueruela (Université d’Alicante, Espagne) et Norbert Langer (Université de Bonn, Allemagne et Université d’Utrecht, Pays-Bas)

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Westerlund 1 est un amas de très jeunes étoiles situé à 16 000 années lumière de nous dans la Constellation de l’Autel.

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Westerlund 1 ; crédit image : ESO

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Plan large : 1 280 x 1 280 pixels

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Ce cliché a été effectué par le Wide Field Imager installé au foyer du télescope au miroir de 2,2 mètres MPG de l’European Southern Observatory construit sur le site de La Silla au Chili.

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Cet amas d’étoiles comprend des centaines d’étoiles massives, certaines plus brillantes qu’un million de soleils. Bien qu’elles soient des chaudes supergéantes bleues, elles apparaissent rougeâtres car elles sont vues au travers d’importants nuages de gaz et de poussières interstellaires. La masse de l’amas est estimée à 100 000 masses solaires, le tout compris dans un espace de 6 années lumière ! Autrement dit, “si nous nous trouvions au cœur de l’amas notre ciel nocturne serait illuminé par des centaines d’étoiles aussi brillantes que la pleine lune” commente Ben Ritchie.

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Un peu à gauche, à la base du noyau central d’étoiles, existe l’un des plus singuliers astres que l’on puisse rencontrer dans le bestiaire stellaire. Seulement une douzaine d’êtres similaires ont été recensés à ce jour dont quatre dans notre galaxie. Il s’agit d’un magnétar, appelé pour simplifier du même nom que l’amas d’étoiles : Westerlund 1 (voir note précédente sur ce magnétar du 4 avril 2007).

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Magnétar Westerlund 1, vue d’artiste ; crédit image : ESO, L. Calçada

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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Un magnétar est une étoile à neutrons, le reliquat d’une étoile massive ayant terminer sa vie en supernova. Mais à la différence des autres étoiles à neutrons, un magnétar possède des champs magnétiques extraordinairement puissants ( et ceux d’une étoile à neutrons le sont déjà) et tourne beaucoup moins vite sur lui-même.

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Les scientifiques ont observé l’amas d’étoiles à l’aide du Very Large Telescope de l’ESO. Toutes les étoiles ont le même âge, estimé entre 3,5 et 5 millions d’années. “Comme toutes les étoiles ont le même âge, l’étoile qui a explosé a eu une vie plus courte que ses consœurs, explique Simon Clark. Si nous pouvons mesurer précisément la masse de l’une des étoiles survivantes, nous savons que l’étoile qui a enfanté le magnétar était obligatoirement plus massive”. Pour mémoire, plus une étoile est massive, plus sa durée de vie est brève. “Cette mesure est très importante car aucune théorie n’a encore été vraiment établie quand à la genèse des magnétars” poursuit Clark.

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La mesure a été effectuée pour une binaire d’étoiles de l’amas : W13. Or, surprise, l’étoile originale du magnétar devait, d’après les résultat obtenu pour W13, posséder au moins 40 masses solaires. Ce qui est en contradiction avec la théorie qui veut qu’une étoile massive de 10 à 25 masses solaires se transforme lors de la supernova en étoile à neutrons, au-delà de 25 masses solaires en trou noir.

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Cette étoile a du se débarrasser de plus des neuf-dixièmes de sa masse avant la supernova qui l’a transformée en étoile à neutrons, sinon elle serait devenue un trou noir, commente Ignacio Negueruela. “Cette perte énorme de masse est un grand défi à la théorie actuelle de l’évolution stellaire”.

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“Ce qui soulève une épineuse question : quelle masse doit avoir une étoile pour se transformer en trou noir ? Alors que celle-ci, d’au moins 40 masses solaires, ne l’a pas fait !”, conclut Norbert Langer.

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Les astronomes avancent un mécanisme plausible permettant de répondre à cette énigme. L’étoile ancêtre devait avoir un compagnon stellaire. Elles ont toutes les deux évoluées en interagissant, l’énergie provenant de leur danse orbitale proche éjectant des quantités de matières très importantes de l’étoile pro-génitrice du magnétar. Aucun compagnon n’est visible actuellement autour de lui, mais lors de la supernova, la danse orbitale étant brutalement stoppée, elles ont pu être éjectées à grande vitesse hors de l’amas.

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“Si tel est le cas, ce mécanisme suggère que les binaires d’étoiles peuvent jouer un rôle clé dans l’évolution stellaire de perte de poids ; la diète cosmique ultime, pour les étoiles supermassives qui perdent près de 95 % de leur masse initiale” conclut Clark. (Note personnelle, les étoiles supermassives perdent énormément de poids au cours de leur courte vie et sont très généralement liées gravitationnellement à une autre étoile massive)

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Source : site ESO

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18.8.2010

A défaut de vulcanoïdes capturons la Terre et la Lune

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A défaut de vulcanoïdes capturons la Terre et la Lune

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Système Terre-Lune vu par Messenger ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 024 x 1 018 pixels

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Pour compléter la note du 9 février 2010, voici un autre cliché surprenant pris par la sonde Messenger le 6 mai 2010. Lorsque les conditions le permettent, la sonde, avant de se satelliser définitivement en mars 2011 autour de Mercure, photographie le ciel à la recherche de petits corps sensés orbiter entre Mercure et le Soleil : les vulcanoïdes.

Pour l’instant Messenger n’en a repéré aucun.

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Mais ainsi nous pouvons découvrir notre Terre et la Lune à sa droite. J’aime toujours apercevoir notre planète vue de loin, telle que la verrons peut-être nos descendants lors de leurs voyages au long cours dans l’espace. Messenger se trouvait lors de la prise de vue à 183 millions de kilomètres de la Terre. A titre de comparaison la distance moyenne Terre-Soleil, une unité astronomique, est de 150 millions de kilomètres.

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Source site Messenger

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17.8.2010

Rayon X : éclipse du pulsar J1749

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:00

Rayon X : éclipse du pulsar J1749

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Swift J1749 ; crédit image : NASA, GSFC

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 080 x 1 920 pixels

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Cette vue d’artiste nous permet de mieux imaginer la vie de l’un des plus étranges couples que l’on peut rencontrer dans l’espace. Son nom de code est Swift J1749.4-2807. Il a été découvert en 2006 par le satellite spatial rayons X Swift de la NASA, lors d’une activité anormale détectable aux rayons X. Pour simplifier, il est surnommé J1749.

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J1749 a connu une nouvelle période d’activité plus intense dans la gamme des rayons X à partir du 10 avril 2010. Elle a été observée pendant une semaine par un autre satellite spatial X de la NASA, Rossi X-ray Timing Explorer (RXTE). Le résultat des travaux, présentés par Craig Markwardt (Goddard Space Flight Center) et Tod Strohmayer (GSFC et RXTE), a été édité dans la livraison du 10 juillet 2010 de l’Astrophysical Journal Letters.

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J1749 se situe à 22 000 années lumière de nous dans la constellation du Sagittaire. Ce couple est composé d’une étoile d’environ 70% masse solaire et d’un pulsar milliseconde. Un pulsar est une étoile à neutrons tournant rapidement sur elle-même, le reliquat de l’explosion d’une étoile massive lors d’une supernova. La matière y est si dense qu’elle ne peut subsister que sous forme de neutrons.

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Les observations de RXTE ont permis d’établir une première mondiale : l’observation de l’éclipse d’un pulsar par son compagnon.

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Swift J1749, annoté ; crédit image : NASA, GSFC

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Plan large : 592 x 1 024 pixels

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Cette vue annotée va nous permettre de mieux comprendre les chiffres qui suivent. J’ai simplifié les raisonnements pour plus de compréhension car les scientifiques ont profité de la situation exceptionnelle de J1749 par rapport à nous pour réaliser des calculs compliqués en utilisant, entre autres, la théorie de la relativité d’Einstein. Voici le résumé :

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Lors des trois observations par RXTE, les scientifiques ont noté une disparition régulière de l’émission des rayons X en provenance du pulsar pendant 36 minutes. Cette absence de signal correspond à une éclipse, au passage de l’étoile à neutrons derrière son compagnon. Les deux orbitent l’un autour de l’autre en 8,8 heures ; ils ne sont distants que de deux millions de kilomètres soit environ 5 fois la distance Terre-Lune.

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Jusqu’à présent il a été très difficile d’évaluer la masse d’un pulsar. Celui-ci est estimé “pesé” entre 1,4 et 2,2 masses solaires dans un volume de 20 kilomètres de diamètre. Et le tout tourne sur lui-même 518 fois par seconde !

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Un tel astre émet, vous pouvez l’imaginer aisément, d’extraordinaires champs magnétiques. Ceux-ci interfèrent sur son proche compagnon qui voit sa taille gonfler plus qu’elle ne devrait l’être par rapport à sa masse. Une partie des gaz de l’étoile compagne est attirée par le pulsar. Ils s’enroulent dans un disque d’accrétion avant de se précipiter au niveau des pôles magnétiques de l’étoile à neutrons. Les regains d’activités vus en rayons X correspondent donc aux moments où plus de matière qu’à l’ordinaire, probablement lors de tempêtes magnétiques, est arrachée de l’étoile compagne, puis vient se fracasser contre l’étoile à neutrons.

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L’étude des interactions entre un tel couple d’étoiles (pulsar ou trou noir stellaire en compagnie d’une autre étoile) est d’un très grand intérêt scientifique. Plus prosaïquement, pour les curieux que nous sommes, ces rapports étranges ont de quoi enflammer notre imagination !

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Source principale : site Goddard Space Flight Center

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16.8.2010

Cratère glacé martien

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Cratère glacé martien

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Toujours dans le rayon produit frais, ce soir nous avons droit à de la glace fraiche martienne.

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Cratère glacé martien ; crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 920 x 2 560 pixels

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Ce cliché a été pris par la caméra haute résolution HiRISE installé sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter le 20 juin 2010. La résolution au sol est de l’ordre de 25 cm/pixel.

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Ce petit cratère de 6 mètres de diamètre est récent. En consultant les archives des différentes sondes martiennes ayant photographié l’endroit, il s’est formé entre avril 2004 et janvier 2010. Il est situé dans les éjectas d’un cratère beaucoup plus important.

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A cette latitude ( 44° Nord, longitude 153° Est), il n’existe pas de dépôts glacés au début de l’été dans l’hémisphère nord martien. Pourtant, nous pouvons voir en bleu environ un à deux mètres carrés de glace d’eau au fond du cratère. Cette glace a donc été excavée du sous-sol martien lors de l’impact du météorite.

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Source : site HiRISE

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15.8.2010

Cassini : Encelade, Téthys et Dioné dans la même foulée

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Cassini : Encelade, Téthys et Dioné dans la même foulée

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Ils sont tous frais ces clichés des mondes glacés saturniens puisqu’ils ont été pris par Cassini lors de son survol d’Encelade puis de Téthys et Dione les 13 et 14 août derniers. Ils nous sont communiqués par CICLOPS, le centre d’imagerie de Cassini, tels quels, avec toutes les imperfections dues à leurs prises de vue et à leurs transmissions dans l’espace. Ils seront analysés et corrigés le cas échéant dans les mois à venir avant de rejoindre la bibliothèque d’images, déjà fort conséquente, construite à partir du travail réalisé par les caméras de Cassini. En voici une petite sélection.

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Encelade, 2010/08/13 1 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Ce cliché a été pris en infrarouge à une distance de 38 800 kilomètres d’Encelade (504 kilomètres de diamètre). Nous pouvons voir les fameux “geysers” émanant des “griffes du Tigre” sur le pôle sud de la lune. La vision infrarouge de Cassini a permis lors du survol des griffes de mesurer de nouveau la température des failles d’où émergent les geysers.

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Encelade, 2010/08/13 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Encelade et l’anneau E de Saturne, vus d’une distance de 60 000 kilomètres

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Encelade, 2010/08/13 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Encelade et l’anneau E de Saturne, vus d’une distance de 58 900 kilomètres. Graphiquement, esthétiquement, je trouve ce cliché tout à fait extraordinaire !

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Téthys, 2010/08/14 1 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cassini se trouvait alors à 39 800 kilomètres de Téthys (1 060 kilomètres de diamètre).

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Téthys, 2010/08/14 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cassini se trouvait alors à 38 300 kilomètres de Téthys.

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Dioné, 2010/08/14 1 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Voici Dioné (1 116 kilomètres de diamètre) vue d’une distance de 115 800 kilomètres par Cassini

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Dioné, 2010/08/14 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cassini se trouvait alors à 119 000 kilomètres de Dioné.

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Source : CICLOPS

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14.8.2010

Neptune, astéroïde troyen 2008 LC18

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Neptune, astéroïde troyen 2008 LC18

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Les points de Lagrange sont des endroits stratégiques autour des planètes où l’équilibre des forces de gravité entre la planète et les autres gros corps du système solaire comme le soleil, est suffisant pour que des objets situés dans ces zones orbitent toujours à la même distance de la planète.

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En théorie, il existe cinq points de Lagrange autour d’une planète mais seulement deux d’entre eux sont stables sur le long terme : L4 et L5 situés 60 ° en avant et en arrière de l’orbite de la planète.

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Les astéroïdes se situant sur les points de Lagrange L4 et L5 d’une planète sont appelés astéroïdes troyens de la planète. Probablement parce qu’elles sont proches du Soleil, la Terre, Vénus et Mercure n’en possèdent pas. Mars possède quelques astéroïdes troyens, Jupiter plus de 2 300.

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Observer Neptune vu son éloignement n’est pas facile. 6 astéroïdes troyens de Neptune ont déjà été répertoriés au point de Lagrange L4, dont trois ont été découverts par l’équipe d’astronomes Scott Sheppard (Carnegie Institution, Washington, DC) et Chad Trujillo (Gemini Observatory, Hawaï).

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Les deux savants viennent de publier le 13 août 2010 un article dans Science relatif à leur découverte du premier astéroïde troyen situé au point de Lagrange L5 de Neptune. L’événement a eu lieu en 2008 et l’astéroïde a reçu comme nom provisoire 2008 LC18.

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L’astéroïde 2008 LC18 a pu être localisé grâce à la caméra Suprime-Cam installée au foyer du Subaru Telescope au miroir de 8 mètres à Hawaï et le calcul de l’orbite confirmé par le Magellan Telescope au miroir de 6,5 mètres de la fondation Carnegie.

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Pour Sheppard 2008 LC 18 possède un diamètre d’environ 100 kilomètres. Il estime qu’il existe probablement 150 astéroïdes de la même taille au point de Lagrange L5, donc deux fois plus larges que la moyenne des 50 kilomètres atteints par les astéroïdes troyens les plus grands de Jupiter.

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Les travaux des astronomes leur laissent à penser que ces troyens ont pu être capturés par Neptune au tout début de l’histoire du système solaire, alors que Neptune possédait une orbite autour du Soleil fort différente qu’actuellement. Ils sont “gelés” ainsi depuis leur naissance et témoignent, tels quels, des processus qui ont formé les différentes planètes de notre système solaire ainsi que son évolution.

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Source principale : site Subaru Telescope

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12.8.2010

Où il est question des galaxies elliptiques géantes et de leur fausse apparente tranquillité

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Où il est question des galaxies elliptiques géantes et de leur fausse apparente tranquillité

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Les galaxies elliptiques géantes sont considérées comme le résultat final de l’évolution des galaxies. Nettement plus grandes que notre Voie Lactée, puisqu’elles sont le résultat de la fusion de plusieurs galaxies de même grosseur que la nôtre, dans le visible, leurs populations d’étoiles paraissent âgées (10 milliards d’années). Aucune nouvelles générations d’étoiles n’y sont discernables ; les astronomes pensent qu’elles ont épuisé toutes leurs réserves de gaz froids disponibles.

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Voilà pour la théorie. Mais, comme souvent en astronomie, une étude, parue le 21 avril dans Astrophysical Journal, est venue ouvrir de nouvelles possibilités sur l’évolution des galaxies elliptiques géantes.

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Les auteurs principaux, Samir Salim (Indiana University, Bloomington) et Michael Rich (UCLA), rapportent avoir analysé les données enregistrées en ultraviolet par le satellite spatial de la NASA GALEX de 30 galaxies elliptiques géantes.

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Les jeunes étoiles émettent de forts rayonnements ultraviolet. Recueillir les rayonnements ultraviolet est donc une des techniques permettant de repérer les pépinières d’étoiles sur les galaxies éloignées. Or les cibles choisies par les chercheurs présentent toutes de grands anneaux lumineux en ultraviolet. Les astronomes ont confronté les données de GALEX avec celles de Hubble, qui a confirmé la présence des anneaux lumineux s’étendant pour certains jusqu’à 250 000 années lumière du centre de leurs galaxies. Il existe même un cas où les rayonnements ultraviolets correspondent à la forme d’une galaxie spirale.

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Anneaux ultraviolets ; crédit image : NASA, ESA, JPL-Caltech, STScI, UCLA

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Plan large : 683 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 600 x 2 400 pixels

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Sur cette image de quatre galaxies elliptiques géantes vues par le télescope spatial Hubble apparaissent en bleu les anneaux ultraviolets repérés par GALEX, tandis que la lumière verte et rouge des galaxies est indiquée dans ses couleurs naturelles.

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La perplexité des scientifiques est grande pour expliquer ce phénomène.

Il se peut qu’il s’agisse là des restes d’une ancienne “flambée d’étoile”, mais d’après les observations, cette hypothèse reste marginale.

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De même les astronomes imaginent mal les anneaux ultraviolets correspondant tous à l’onde de choc d’une fusion de galaxies. La plus petite venant s’enfoncer juste dans l’axe de la plus grande et y apporter son gaz frais, est statistiquement improbable.

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Il est possible que ces flambées d’étoiles soient la conséquence de l’absorption par la galaxie elliptique des gaz froids existant dans l’espace intergalactique.

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En fin de compte aucune conclusion ne peut être avancée définitivement ; de nouvelles observations sont nécessaires pour étudier l’environnement de ces galaxies. Toujours est-il que la croyance des galaxies elliptiques géantes comme d’immenses structures destinées à vieillir sans renouvellement possible de leurs étoiles, se retrouve remise en question.

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Source : site GALEX

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